
Langues et rapports de force. les enjeux politiques de la traduction. Les enjeux politiques de la tr
Egalité de droits, ouverture à la différence - deux exigences trop souvent bafouées dans les relations entre communautés culturelles, mais aussi entre les langues dans lesquelles ces cultures diverses s'enracinent. Mais si parler la langue de l'autre, lorsqu'elle est dominante, peut être "acte d'allégeance et de soumission" (Amin Maalouf), la situation est plus complexe lorsqu'il s'agit de traduction. C'est cette complexité qu'abordent, sous différents angles, dans différents contextes et différentes combinaisons de langues, les dix chapitres de ce volume. Rédigés tantôt en français tantôt en anglais (deux langues dominantes), certains textes développent des considérations théoriques ; d'autres explorent les contraintes institutionnelles ; d'autres encore commentent les astuces dont font preuve traductrices et traducteurs pour retrouver dans la langue cible la présence d'une langue ou d'une variété linguistique minorisée dans leur texte source. Tous "déploient, autant sur le plan théorique que critique, des expériences traductives et des réflexions traductologiques où l'une des langues de travail détient le statut de langue coloniale, impériale ou hégémonique. C'est au sein du rapport de forces instauré par cette coprésence des langues qu'opère la traduction, soit pour masquer le conflit, soit pour, au contraire, le mettre en évidence". (1363)
| Nombre de pages | 179 |
|---|---|
| Date de parution | 15/04/2021 |
| Poids | 380g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782875622679 |
|---|---|
| Auteur | Letawe celine Pagno ; Pagnoulle Christine ; Wilson |
| Editeur | PULG |
| Largeur | 160 |
| Date de parution | 20210415 |
| Nombre de pages | 179,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le vouloir-traduire. En hommage à Patricia Willson
Letawe Céline ; Pagnoulle ChristineVouloir-Traduire, "translaturire", ce néologisme cher à Patricia Willson exprime l'élan qui anime son activité d'écriture et d'enseignement. Rédigés par des collègues, des ami·es et des disciples, les dix-neuf chapitres de ce volume illustrent cet engagement, directement ou par ricochet. Au centre du recueil, des traductions de trois textes tirés de Página impar nous font entendre (en anglais et en français) comment Patricia Willson conçoit la traduction. Toujours, en tout cas, engagée (l'espagnol dit "compromise") dans le siècle. Les trois premiers chapitres du volume témoignent de ce qu'elle a réalisé à Buenos Aires. Les deux suivants proposent des réflexions traductologiques sur des situations impliquant des tensions politiques. Dans la seconde moitié du livre, chaque chapitre est relié à la traduction d'une oeuvre. Tantôt il s'agit de commentaires sur une ou plusieurs traductions existantes, tantôt de traductions inédites. Certains combinent les deux, comme ce fascinant chapitre qui propose des extraits du journal d'un traducteur. Le dernier chapitre, traduction française d'un entretien avec un traducteur militant allemand, est à la fois un point d'orgue et une synthèse de ce qu'apporte le passage par la traduction.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Impliciter, expliciter. L'intervention du traducteur
Bada Valérie ; Letawe Céline ; Pagnoulle ChristineEntre l'hypothèse selon laquelle tout peut se traduire et celle qui veut que la traduction soit impossible, la démarche du traducteur emprunte bien des voies diverses. Comme l'a fait remarquer Gideon Toury dans "The Nature and Role of Norms in Translation" , les décisions du traducteur sont contraintes par un ensemble de normes en vigueur dans la culture cible et par toute une série de facteurs qui l'obligent à "manoeuvrer" pour mieux remplir la fonction que la société lui a confiée : celle d'opérer l'acte de médiation qui rendra lisible un texte auparavant inaccessible dans son étrangeté. Le présent volume explore les notions d'implicitation et d'explicitation et la place qu'elles occupent dans cet acte de médiation. Les treize chapitres qui le composent constituent autant d'analyses de ces deux stratégies telles qu'elles sont mises en oeuvre par les traducteurs afin de dépasser l'écart entre culture source et culture cible. Depuis toujours, ces stratégies intéressent les théoriciens de la traduction : bien des traductologues (dont Shoshana Blum-Kulka) considèrent même l'explicitation comme un invariant de la traduction ; Antoine Berman, en revanche, la condamne comme étant une "tendance déformante" . A travers des réflexions théoriques et plusieurs études de cas, les auteurs du présent ouvrage s'interrogent sur la prévalence réelle de l'explicitation et sur les enjeux artistiques, sociétaux, mais aussi didactiques qui sous-tendent tant l'explicitation que l'implicitation.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

La formation grammaticale du traducteur
Letawe Céline, Collectif , Berré Michel, Kefer AdrL'objectif de l'ouvrage est de problématiser une pratique très répandue dans les programmes de formation mais peu interrogée jusqu'ici, à savoir l'enseignement de la grammaire aux traducteurs. La réflexion des auteurs s'est construite autour de quatre thématiques : l'enseignement grammatical vu par les traducteurs/traductologues ; les théories linguistiques et leur adéquation tant au processus de traduction qu'aux besoins des étudiants ; l'enseignement grammatical dans les classes ; les relations entre didactique des langues et didactique de la traduction. Un chapitre introductif met en perspective ces quatre thématiques et suggère quelques pistes concrètes de réflexion tout en discutant, de manière plus générale, les nombreux enjeux soulevés par la problématique.EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

MethIS N° 3/2010
Letawe Céline ; Mouratidou Eleni ; Stiénon ValérieSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER21,00 €
Du même éditeur
-

Former les enseignants à la lecture littéraire de l'album
Deleuze Graziella ; Tauveron CatherineEN STOCKCOMMANDER35,00 € -
Les philosophes et les mystères dans l'empire romain
Belayche Nicole ; Massa FrancescoLes pratiques et les discours philosophiques sous l'empire romain ont été largement inspirés par le langage des cultes à mystères. Depuis la période grecque classique, la pensée philosophique antique a assimilé et réélaboré la terminologie de ces cultes afin d'exprimer l'accès au savoir philosophique, le parcours de la connaissance et l'acquisition d'une "? révélation ? " réservée aux seuls initiés. Au fil des siècles, le langage platonicien, pétri de références aux cultes à mystères, devient le socle commun de la plupart des lettrés, quelle que soit leur appartenance religieuse, païenne ou chrétienne. Dans une approche d'histoire des religions, la réflexion sur les catégories et leurs usages, tant dans les sources que dans l'historiographie, est inséparable de la construction de la discipline elle-même. Quel est dès lors l'impact de l'historiographie dans l'appréciation des rapports entre cultes à mystères et philosophie ?? Ensuite, dans quelle mesure les discours et pratiques philosophiques ont-ils été nourris par le lexique mystérique et par les rituels de ces cultes ?? Des textes réputés avoir partie liée avec les mystères, mais passablement négligés jusqu'ici, sont scrutés en détail - les fragments de Numénius, les Oracles Chaldaïques et plus généralement les expressions respectives des écoles philosophiques. Inversement, des pratiques rituelles mystériques sont susceptibles de révéler l'influence des réflexions philosophiques. Au fil des études, ce volume interroge la relation entre cultes à mystères et philosophies selon une double perspective, émique et étique, la seule qui puisse fournir des éclaircissements sur ce problème.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Comparer en histoire des religions antiques. Controverses et propositions
Calame Claude ; Lincoln BruceComparer les comparables ? Comparer les comparatismes ? Pourquoi et comment comparer ? La première interrogation a été formulée par E. Lésinas dans le questionnement sur les relations avec autrui ; elle a été transférée récemment dans le domaine de l'anthropologie culturelle, et plus particulièrement dans celui de l'histoire des religions. Les doutes entretenus par les grandes entreprises comparatistes, de J. G. Frazer à Cl. Lévi-Strauss en passant par M. Eliade ou G. Dumézil, ont suscité la seconde, plus récemment encore. Quant à la troisième elle est l'objet, pour les religions antiques, des contributions réunies dans le présent volume, dans des tentatives devenues désormais plus modestes et plus expérimentales. En effet, pour l'Antiquité, les principes de l'analyse structurale dans l'anthropologie culturelle et sociale des années 1960 ont conduit soit au paradigme indo-européen des trois fonctions, soit à un renouveau du paradigme sémitique : approche moins diachronique que synchronique dans le premier cas ; fréquente perspective historique de dérivation dans le second. Déconstructionisme et relativisme postmoderniste ont contribué à déstabiliser la belle assurance des oppositions et schémas structuraux. Ils ont montré les risques d'un universalisme et d'un essentialisme naturalisants. Désormais, la démarche comparative est revenue à des pratiques moins ambitieuses, soit sur le mode du questionnement et de l'expérimentation autour d'un problème, soit sur le mode de la comparaison différentielle à la recherche de spécificités définies par contraste, soit encore sur le mode dialogique et réflexif qui est aussi devenu celui de l'anthropologie culturelle et sociale. A l'exemple des phénomènes que nous plaçons sous l'étiquette de la religion, comment réhabiliter une démarche comparative à la fois rigoureuse et critique ? Questionnements donc, à partir d'exemples précis, sur les modèles d'intelligibilité dont nous nous inspirons, dans la dialectique parfois conflictuelle entre catégories "émiques" et catégories "étiques", pour refonder une analyse comparative productive, en histoire des religions en particulier et en sciences humaines en général.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

PAPYRI VERGILIANAE : L'APPORTO DELLA PAPIROLOGIA ALLA STORIA DELLA TRADIZIONE VIRGILIANA (IAE VI D.C
SCAPPATICCIO MARIA CEN STOCKCOMMANDER50,00 €
