Les philosophes et les mystères dans l'empire romain
Belayche Nicole ; Massa Francesco
PULG
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EAN :9782875622686
Les pratiques et les discours philosophiques sous l'empire romain ont été largement inspirés par le langage des cultes à mystères. Depuis la période grecque classique, la pensée philosophique antique a assimilé et réélaboré la terminologie de ces cultes afin d'exprimer l'accès au savoir philosophique, le parcours de la connaissance et l'acquisition d'une "? révélation ? " réservée aux seuls initiés. Au fil des siècles, le langage platonicien, pétri de références aux cultes à mystères, devient le socle commun de la plupart des lettrés, quelle que soit leur appartenance religieuse, païenne ou chrétienne. Dans une approche d'histoire des religions, la réflexion sur les catégories et leurs usages, tant dans les sources que dans l'historiographie, est inséparable de la construction de la discipline elle-même. Quel est dès lors l'impact de l'historiographie dans l'appréciation des rapports entre cultes à mystères et philosophie ?? Ensuite, dans quelle mesure les discours et pratiques philosophiques ont-ils été nourris par le lexique mystérique et par les rituels de ces cultes ?? Des textes réputés avoir partie liée avec les mystères, mais passablement négligés jusqu'ici, sont scrutés en détail - les fragments de Numénius, les Oracles Chaldaïques et plus généralement les expressions respectives des écoles philosophiques. Inversement, des pratiques rituelles mystériques sont susceptibles de révéler l'influence des réflexions philosophiques. Au fil des études, ce volume interroge la relation entre cultes à mystères et philosophies selon une double perspective, émique et étique, la seule qui puisse fournir des éclaircissements sur ce problème.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
252
Date de parution
15/03/2021
Poids
520g
Largeur
160mm
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EAN
9782875622686
Auteur
Belayche Nicole ; Massa Francesco
Editeur
PULG
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160
Date de parution
20210315
Nombre de pages
252,00 €
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Résumé : Ce numéro thématique examine comment l'écriture a servi, dans les pratiques rituelles antiques, à la construction d'identités locales et/ou ethniques et, de façon corrélée, comment elle a été utilisée dans la fondation de discours d'autorité au sein de sociétés sans livres révélés, longtemps réputées avoir été des sociétés de l'oralité.
Résumé : A partir de la fin du IIIe siècle avant notre ère, l'Italie devient progressivement, au travers de plusieurs crises, une réalité géographique unitaire et un concept juridico-politique. La guerre contre Hannibal a définitivement modifié les données. La transformation de Rome, cité-Etat hégémonique, en un Empire territorial, favorise l'intégration de la péninsule dans un ensemble romano-italien, mais la jette dans la crise d'adaptation aux nouvelles réalités. L'Italie connaît donc l'uniformisation douloureuse des structures économiques dans ses différentes régions et les mutations sociales liées a la montée des élites enrichies et au rôle croissant d'une armée prolétarisée après 107. La traduction juridique de cette intégration - l'extension de la citoyenneté romaine - s'achève en 89 à l'issue d'une guerre féroce, la guerre des Alliés. La nouvelle Italie est romaine et participe à ce titre aux luttes que se livrent les prétendants au pouvoir personnel et d'où est sorti l'Empire. En 39 avant notre ère, "la population en avait fini avec les guerres intestines, la conscription de ses fils, les actes de violence des garnisons, la fuite des esclaves, le ravage dans les campagnes, la ruine de l'agriculture et surtout la famine". Sous la plume d'Appien d'Alexandrie, voici énumérés bien des problèmes d'où ont jailli les crises et les mutations de Rome et de l'Italie aux derniers temps de la République.
Cet ouvrage examine les relations complexes entre la personne impériale - et les empereurs successifs - et la Ville de Rome, en tant que ville, espace et capitale, pendant les deux premiers siècles du Principat. Nicole Belayche a rassemblé sur cette question une "équipe" de chercheurs, français et étrangers, fédérant les disciplines du champ historique : histoire politique et idéologique, histoire sociale, histoire culturelle et religieuse, histoire urbaine et topographique. Car les problèmes posés par la/les relation/s entre les Césars et la Ville se situent au confluent de ces approches et c'est précisément le caractère englobant de la question qui la rend utile à notre compréhension de l'Empire romain aux Ier et IIe siècles de notre ère. Cette réflexion collective s'appuie sur le profond renouvellement documentaire offert depuis une génération par les découvertes archéologiques ou la reconsidération de certains sites romains, sur l'affinement de l'approche de la nature du pouvoir impérial et de son expression dans les différents règnes, sur l'explicitation de la subtilité du langage idéologique mis en oeuvre par les empereurs dans leur politique de "communication" , enfin sur une appréciation renouvelée de la Rome impériale classique à la lumière des concepts élaborés par les géographes autour de la notion de grande ville.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Comparer les comparables ? Comparer les comparatismes ? Pourquoi et comment comparer ? La première interrogation a été formulée par E. Lésinas dans le questionnement sur les relations avec autrui ; elle a été transférée récemment dans le domaine de l'anthropologie culturelle, et plus particulièrement dans celui de l'histoire des religions. Les doutes entretenus par les grandes entreprises comparatistes, de J. G. Frazer à Cl. Lévi-Strauss en passant par M. Eliade ou G. Dumézil, ont suscité la seconde, plus récemment encore. Quant à la troisième elle est l'objet, pour les religions antiques, des contributions réunies dans le présent volume, dans des tentatives devenues désormais plus modestes et plus expérimentales. En effet, pour l'Antiquité, les principes de l'analyse structurale dans l'anthropologie culturelle et sociale des années 1960 ont conduit soit au paradigme indo-européen des trois fonctions, soit à un renouveau du paradigme sémitique : approche moins diachronique que synchronique dans le premier cas ; fréquente perspective historique de dérivation dans le second. Déconstructionisme et relativisme postmoderniste ont contribué à déstabiliser la belle assurance des oppositions et schémas structuraux. Ils ont montré les risques d'un universalisme et d'un essentialisme naturalisants. Désormais, la démarche comparative est revenue à des pratiques moins ambitieuses, soit sur le mode du questionnement et de l'expérimentation autour d'un problème, soit sur le mode de la comparaison différentielle à la recherche de spécificités définies par contraste, soit encore sur le mode dialogique et réflexif qui est aussi devenu celui de l'anthropologie culturelle et sociale. A l'exemple des phénomènes que nous plaçons sous l'étiquette de la religion, comment réhabiliter une démarche comparative à la fois rigoureuse et critique ? Questionnements donc, à partir d'exemples précis, sur les modèles d'intelligibilité dont nous nous inspirons, dans la dialectique parfois conflictuelle entre catégories "émiques" et catégories "étiques", pour refonder une analyse comparative productive, en histoire des religions en particulier et en sciences humaines en général.