
Maria Zambrano. Le choix de naître
María Zambrano est à la fois une philosophe, c'est sa formation, et une poète, c'est son inclination. Elle écrit des sortes de poèmes philosophiques qui tout ensemble émeuvent, donnent à voir et à penser, s'inscrivent très profondément dans la mémoire, agissent sur nous de l'intérieur et aident à vivre. Mais - est-ce parce qu'ils échappent à un genre défini, parce qu'en eux la pensée et la vision vont chercher d'elles-mêmes la forme où elles se diront ? - ils résistent à une lecture académique. Il est difficile de traduire María Zambrano, ce qui désespérait Camus qui ne trouvait pas de traducteur pour L'homme et le divin, il est tout aussi difficile d'écrire sur elle. J'ai mis plus de quinze ans avant de le tenter, et encore, timidement. J'ai essayé de différentes manières. La plus importante, qui n'apparaîtra pas ici, a été l'écriture poétique. écrire des poèmes, c'était essayer de rejoindre María Zambrano. Ce n'était pas écrire sur elle mais avec elle, selon elle, dans la direction qu'elle m'indiquait par son oeuvre dans ma vie. Je pense que c'était une juste manière de lui être fidèle, de recevoir son enseignement. Ainsi, en écrivant, en la lisant, ma vie peu à peu s'ouvrait de l'intérieur, s'éclairait, se transformait, s'illuminait sans s'éblouir.
| Nombre de pages | 160 |
|---|---|
| Date de parution | 26/06/2024 |
| Poids | 250g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782372091329 |
|---|---|
| Titre | Maria Zambrano. Le choix de naître |
| Auteur | Sourdillon Jean-Marc |
| Editeur | CORLEVOUR |
| Largeur | 145 |
| Poids | 250 |
| Date de parution | 20240626 |
| Nombre de pages | 160,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'unique réponse
Sourdillon Jean-MarcRésumé : La vie est une seule et grande question, qui attend de nous plus et mieux que des réponses ponctuelles, Elle attend cette unique réponse que toutes les autres nous cachent en nous leurrant. C'est sur et autour de ce thème que l'auteur a constitué cet ensemble de poèmes en vers ou versets et en prose de haute tenue. La beauté calme et ce qui la fonde, l'intensité de l'instant, les premières fois, la rencontre et l'approche de l'autre, la naissance chaque jour à la vie, la mort, voilà quelques-unes des facettes du thème. On découvre ici un poète qui a du métier et de la grâce, une délicatesse de touche, une élégance et une maîtrise de la langue, bref, de quoi donner au lecteur le sentiment de glisser comme une eau fraîche entre les rives de l'été.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,00 € -

Un lien radieux. Essai sur Philippe Jaccottet et les poètes qu'il a traduits
Sourdillon Jean-MarcHomère, Gongora, Hölderlin, Leopardi, Rilke, Ungaretti, Mandelstam, Musil - Philippe Jaccottet a réuni par son travail de traducteur toute une constellation de grands poètes ou de grands romanciers autour de sa propre recherche d'écrivain. C'est comme si, de sa poésie à celle de ses prédécesseurs, des sortes de chemins naturellement s'ouvraient, reliant des mondes en apparence très différents. L'œuvre contemporaine, avec ce qu'elle comporte d'inévitablement fragile, voire d'incertain, va chercher dans la présence parfois si forte des oeuvres étrangères une sorte de confirmation où elle appuie son intuition. Du coup, il devient possible de la lire et de la comprendre à travers la loupe des oeuvres traduites comme si chacune était le prolongement d'une de ses dimensions. Ce qui se dessine dans ces rencontres, c'est, en même temps qu'un rêve qui se partage, une conception très cohérente de l'acte poétique et de ses conditions. Il s'y définit comme une façon de faire circuler de la lumière à travers les distances par un usage spécifique de la parole. Quelle que soit la nature de ces distances - spatiale, historique, culturelle, linguistique, affective ou métaphysique - elles ne sauraient être supprimées ni même réduites ; il s'agit au contraire de les faire chanter ou frissonner, de les convertir, ne serait-ce que d'une manière provisoire ou imaginaire, en liens radieux.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER29,00 € -

La vie discontinue
Sourdillon Jean-MarcQuand on vient au monde, le jour de sa naissance, en réalité on n'a pas fini de naître. La naissance ne fait que commencer. Et sans cesse ensuite elle se relance ou se poursuit. C'est ce que, de différentes manières, ce livre découvre ou redécouvre : la vie discontinue."Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,00 € -

Aller vers
Sourdillon Jean-MarcRésumé : Ce livre s'est imaginé comme une espèce de fronde sensible dont on tend au maximum l'élastique pour qu'elle nous propulse le plus loin possible dans l'espace où naître. Essaie de se dire ainsi une sorte de bond, d'élan fondamental qui traverse notre être et nous entraîne, nous projette vers... Vers qui ? Vers quoi ? C'est ce qu'il est diffi cile de dire : ce qui n'a pas encore de nom ni de visage et ne se découvre que si l'on se risque. J. M. S.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,50 €
Du même éditeur
-

Ma vie jusqu'à la tienne
Dieu FrédéricMa vie jusqu'à la tienne est unlivre constitué d'un seul poème, écrit par un père pour son fils mortaccidentellement au lendemain de ses vingt ans. Un unique poème donc en formed'adresse à ce fils : cri devant l'immense douleur de sa mort, de son enlèvement ; étonnement face à l'invincible force de l'amour, qui fait découvrir la vie etrenaître la parole là où la mort semblait avoir dit le dernier mot. L'auteur, jusqu'alors adepte d'unverset ample et musical, recourt cette fois à une succession de vers brefs etsecs, lapidaires, parfois même cliniques, seuls à même de dire le hurlementintérieur que provoque la mort d'un fils, seuls à même de faire entendrel'horreur, l'immense mutilation que constitue pour un parent la perte de sonenfant. Les vers disent donc d'abord la douleur du père. Mais ils évoluentensuite vers une adresse de celui-ci à son fils. Un dialogue entre euxs'engage, étrange et neuf : le père découvre que son fils, mystérieusement, luiouvre une voie, l'invite à le suivre dans son nouvel état, sa nouvelle vie, cherche à lui faire comprendre que leur amour, s'il s'est transformé, transformé par la mort, est cependant entré dans une nouvelle dimension où ilest destiné à croître toujours plus, à renaître différemment mais sans cesse. à mesure que le père accepte ainsi devoir son fils le précéder, l'enseigner et l'appeler à le suivre pour l'aimerautrement, le vers se fait plus doux, plus tendre, plus lumineux, retrouveaussi plus d'ampleur et de chair. En sorte que ce qui commence par et sousl'empire de la mort, d'une mort odieuse et inacceptable tant elle estcontre-nature, s'achève en déclaration d'amour. " Un cri que je ne connais pas. Un cri qui ne teconnaît pas. Un cri qui ne sortira pas, plus insoutenable pourcela. La mort, ta mort, impensable impossible. La sentence la peine capitale dans la lumière pure defévrier. " Frédéric Dieu : Poète et critique littéraire pour Les Lettres françaises, Frédéric Dieua publié deux recueils de poèmes chez Ad Solem : Processions (2012) et Matièreà joie (2016) puis, aux éditions de Corlevour, Seule chair, Prixinternational de poésie francophone Yvan-Goll 2022, et Car le jour touche àson terme, Prix Ganzo révélation 2024.EN STOCKCOMMANDER15,05 € -

Les feuillets de la minotaure
Paoli AngèleCe texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,70 € -

Nunc N° 35 : John Henry Newman
Solari GrégoryJohn Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,70 €

