John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.
Nombre de pages
127
Date de parution
19/02/2015
Poids
345g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782372090032
Titre
Nunc N° 35 : John Henry Newman
Auteur
Solari Grégory
Editeur
CORLEVOUR
Largeur
210
Poids
345
Date de parution
20150219
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur » affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est « plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds » ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - « nous croyons parce que nous aimons » - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman ( Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman ).
Avant d'être un ensemble de rites à observer, ou une obligation à remplir chaque dimanche, la liturgie est une manière d'être. C'est le mode d'existence de l'homme quand il tourne son regard vers Dieu et s'habitue à vivre en sa présence - "coram Deo", "devant Dieu". Un mode paradoxal, qui place d'emblée celui qui vit ainsi - liturgiquement - dans les marges du monde, là où nous pouvons prendre conscience de notre pauvreté radicale : celle de la créature qui doit tout à l'Autre. En ce sens, participer à la liturgie, c'est aussi sortir de nous-même et gagner ces "périphéries" vers lesquelles le pape François dirige notre regard. Ce livre veut montrer que les gestes ou les paroles échangés durant la célébration ne diffèrent pas et en même temps sont tout autre que ceux que nous échangeons dans le monde. Comme les pèlerins d'Emmaüs, ce n'est qu'après que le geste a été posé ou la parole dite que nous pouvons reconnaître Celui qui était auprès de nous - dans ce frère assis à côté de moi, dans le Pain qui a rassasié notre faim. La prière liturgique ne nous fait pas fuir le monde ; elle nous donne le point de vue marginal à partir duquel nous pouvons voir le monde et aborder nos frères en vérité. Dans le regard du Christ, ils deviennent des signes de vie.
Quelques mots. C’est peut-être à cet indice que se reconnaît le philosophe authentique. À l’économie des termes par lesquels se dit l’essentiel de l’intuition dont vit l’esprit. Des mots inséparables de la conscience de soi, et grâce auxquels nous pouvons dire avec Descartes : « je pense, donc je suis », ou bien avec John Henry Newman (1801-1890), se découvrant pleinement fidèle à l’intention du geste cartésien dans son Journal philosophique : « je sens, donc je suis » – « sentio, ergo sum ». Le « cogito newmanien » tient dans ces quelques mots. Mais ces mots sont ceux de Descartes, vers lequel il se tourne à un moment décisif de son acheminement vers la maturation de sa propre pensée. Ce livre instruit le dossier de cette rencontre à partir d’une confrontation directe et structurelle de leurs doctrines respectives, notamment en donnant accès à la première traduction française des Fragments de 1859 du Journal philosophique. Tout se passe comme si Newman, dans sa lecture du cogito, reprenait en une conceptualisation à peine différente la thèse cartésienne fondamentale des Méditations II et III. Le cogito se présente non comme une déduction, mais comme une auto-affection attestant en même temps l’existence de l’ego et celle de Dieu.
Présentation de l'éditeur D'un côté, John Henry Newman (1801-1890), prêtre anglican converti au catholicisme, acteur du Mouvement d'Oxford, cardinal et penseur des origines du christianisme. De l'autre, Henri Bergson (1859-1941), philosophe français issu du monde juif, intéressé par l'Evangile et théoricien de la durée et de la conscience. En quoi ces deux penseurs se rejoignent-ils ? Qu'ont-ils en commun à nous dire ? Chacun interroge notre rapport au temps et dénonce notre manière statique et figée de l'appréhender. Le croyant interroge l'historicité de la foi ; l'agnostique, le phénomène de la mémoire. D'échos en analogies se dessine une même intuition : récusant l'un le fondamentalisme, l'autre le scientisme, Newman et Bergson, tous deux et ensemble, établissent la temporalité comme le lieu de la vérité de l'homme qui passe toutes les illusions des fausses vérités. Dans cet essai captivant où il révèle les courants souterrains d'une page essentielle de l'histoire de la pensée occidentale, Grégory Solari montre que toute grande philosophie se confronte nécessairement à la question du temps.
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.
Ce recueil de poèmes retrace les étapes d'une réconciliation. A l'origine se trouve l'expérience anéantissante du vide et de l'obscur, guidée par la lecture de Jean de la Croix et de maître Eckhart, de Bataille et de Cioran. Les premiers textes sont les traces laissées par un naufrage mystique, les témoins d'une expérience intérieure ravageuse. C'est à partir des tessons verbaux laissés par celle-ci que s'engage alors la reconquête des mots et du monde. Alors peut se clore "l'âge obscur". La quête de réconciliation prend ensuite la forme d'une eulogie retraçant le cheminement de marcheurs découvrant la beauté cabossée du monde. Travail de mémoire et déploiement du verbe avec, au bout du sentier, la reconquête des mots, "en plein vent". Si l'expérience du vide n'est pas une solution, la recherche d'une langue permet de résister aux ombres et de déshumilier la parole.
Qu'attendent du ciel ces statues ? Celles d'hier, tronquées et mutilées, et celles d'aujourd'hui, dans l'écho de pierre où un fleuve souterrain se meut encore, traînant les images noires auxquelles le jaillissement d'une source rendra l'ultime lumière ? Je partage avec elles une attente de paysage ; et le ciel, dans la verticalité des désirs humains, garde le bleu pour les oiseaux tardifs, qui préparent les grands voyages de l'automne. L'air répand sa pureté dans les champs restants ; et les yeux des statues reflètent l'abîme de cette mer qu'on ne voit pas, avec son immensité illuminée par la plainte des marées. Je les prends par la main, et je mène cette procession d'aveugles au bord de la falaise. Le temps existe-t-il encore ? Dans quelle autre vie le comptons-nous, additionnant les instants, jusqu'à entendre le rire de ces lèvres qui s'est estompé dans l'érosion du marbre perdant l'arôme de l'amour ?