Un lien radieux. Essai sur Philippe Jaccottet et les poètes qu'il a traduits
Sourdillon Jean-Marc
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782747564038
Homère, Gongora, Hölderlin, Leopardi, Rilke, Ungaretti, Mandelstam, Musil - Philippe Jaccottet a réuni par son travail de traducteur toute une constellation de grands poètes ou de grands romanciers autour de sa propre recherche d'écrivain. C'est comme si, de sa poésie à celle de ses prédécesseurs, des sortes de chemins naturellement s'ouvraient, reliant des mondes en apparence très différents. L'œuvre contemporaine, avec ce qu'elle comporte d'inévitablement fragile, voire d'incertain, va chercher dans la présence parfois si forte des oeuvres étrangères une sorte de confirmation où elle appuie son intuition. Du coup, il devient possible de la lire et de la comprendre à travers la loupe des oeuvres traduites comme si chacune était le prolongement d'une de ses dimensions. Ce qui se dessine dans ces rencontres, c'est, en même temps qu'un rêve qui se partage, une conception très cohérente de l'acte poétique et de ses conditions. Il s'y définit comme une façon de faire circuler de la lumière à travers les distances par un usage spécifique de la parole. Quelle que soit la nature de ces distances - spatiale, historique, culturelle, linguistique, affective ou métaphysique - elles ne sauraient être supprimées ni même réduites ; il s'agit au contraire de les faire chanter ou frissonner, de les convertir, ne serait-ce que d'une manière provisoire ou imaginaire, en liens radieux.
Nombre de pages
320
Date de parution
02/05/2004
Poids
345g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747564038
Titre
Un lien radieux. Essai sur Philippe Jaccottet et les poètes qu'il a traduits
ISBN
2747564037
Auteur
Sourdillon Jean-Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
345
Date de parution
20040502
Nombre de pages
320,00 €
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Résumé : La vie est une seule et grande question, qui attend de nous plus et mieux que des réponses ponctuelles, Elle attend cette unique réponse que toutes les autres nous cachent en nous leurrant. C'est sur et autour de ce thème que l'auteur a constitué cet ensemble de poèmes en vers ou versets et en prose de haute tenue. La beauté calme et ce qui la fonde, l'intensité de l'instant, les premières fois, la rencontre et l'approche de l'autre, la naissance chaque jour à la vie, la mort, voilà quelques-unes des facettes du thème. On découvre ici un poète qui a du métier et de la grâce, une délicatesse de touche, une élégance et une maîtrise de la langue, bref, de quoi donner au lecteur le sentiment de glisser comme une eau fraîche entre les rives de l'été.
Quand on vient au monde, le jour de sa naissance, en réalité on n'a pas fini de naître. La naissance ne fait que commencer. Et sans cesse ensuite elle se relance ou se poursuit. C'est ce que, de différentes manières, ce livre découvre ou redécouvre : la vie discontinue."
Résumé : Ce livre s'est imaginé comme une espèce de fronde sensible dont on tend au maximum l'élastique pour qu'elle nous propulse le plus loin possible dans l'espace où naître. Essaie de se dire ainsi une sorte de bond, d'élan fondamental qui traverse notre être et nous entraîne, nous projette vers... Vers qui ? Vers quoi ? C'est ce qu'il est diffi cile de dire : ce qui n'a pas encore de nom ni de visage et ne se découvre que si l'on se risque. J. M. S.
María Zambrano est à la fois une philosophe, c'est sa formation, et une poète, c'est son inclination. Elle écrit des sortes de poèmes philosophiques qui tout ensemble émeuvent, donnent à voir et à penser, s'inscrivent très profondément dans la mémoire, agissent sur nous de l'intérieur et aident à vivre. Mais - est-ce parce qu'ils échappent à un genre défini, parce qu'en eux la pensée et la vision vont chercher d'elles-mêmes la forme où elles se diront ? - ils résistent à une lecture académique. Il est difficile de traduire María Zambrano, ce qui désespérait Camus qui ne trouvait pas de traducteur pour L'homme et le divin, il est tout aussi difficile d'écrire sur elle. J'ai mis plus de quinze ans avant de le tenter, et encore, timidement. J'ai essayé de différentes manières. La plus importante, qui n'apparaîtra pas ici, a été l'écriture poétique. écrire des poèmes, c'était essayer de rejoindre María Zambrano. Ce n'était pas écrire sur elle mais avec elle, selon elle, dans la direction qu'elle m'indiquait par son oeuvre dans ma vie. Je pense que c'était une juste manière de lui être fidèle, de recevoir son enseignement. Ainsi, en écrivant, en la lisant, ma vie peu à peu s'ouvrait de l'intérieur, s'éclairait, se transformait, s'illuminait sans s'éblouir.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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