Broussaille de prose et de vers. (Où se trouve pris le mot paysage)
Sacré James
OBSIDIANE
13,20 €
Epuisé
EAN :9782911914904
Je sais aussi, j'en fais l'expérience dès que j'aligne trois mots, que le plus vrai dans ce que j'écris c'est en fait ce mensonge qui se montre non seulement dans les maniements formels de la langue, mais dans toute la matière de celle-ci, dès que j'entends l'écrire, c'est à dire la versifier ou la proser. Cette fausseté (et laisse-t-elle vraiment paraître au moins cela, qu'elle est fausse?) n'est-ce pas elle qui constitue la trame de ce que serait mon style? Le style comme ce qu'ily a de plus faux dans une écriture? Et de plus vrai, dans la mesure où c'est pas possible d'écrire autrement qu'empêtré dans le mensonge. Mon style: ça devient peu à peu ma vraie façon de mentir, maisencore faudrait-il pouvoir lui garder une fraîcheur de mensonge ou que reste agréablement dosées, ou proposées de façon surprenante, sa part de mensonge rusé et celle de mensonge naïf. Le mieux étant peut-être de n'y pas penser (en tout cas pas trop) quand justement on se mêle d'écrire.J. S.
Nombre de pages
77
Date de parution
06/04/2006
Poids
194g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782911914904
Titre
Broussaille de prose et de vers. (Où se trouve pris le mot paysage)
Auteur
Sacré James
Editeur
OBSIDIANE
Largeur
170
Poids
194
Date de parution
20060406
Nombre de pages
77,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un effacement continué ? " est le prolongement d'un précédent livre de James Sacré paru en 2009 à nos éditions, "Portrait du père en travers du temps" . Dans ce deuxième volume, l'auteur continue d'explorer la relation à son père : ces textes adressés par-delà la mort lui permettent d'évoquer les moments rares ou plus ordinaires, les tendresses partagées malgré les silences. Avec cet ensemble, l'auteur interroge aussi la fragilité de nos vies, dans une langue qui laisse parfois surgir le patois de son enfance ou le "parler mal" , transgressant amoureusement grammaire et syntaxe. Ce livre permet en outre aux poèmes de James Sacré d'entrer en résonance avec les images de l'artiste Djamel Meskache.
Le lieu est un thème récurrent dans la poésie de J. Sacré, notamment la géographie intime de son enfance vendéenne. Le premier texte est un travail de remémoration propre à rendre les strates du passé, dont celles de lieux épars, aussi vivantes que le présent. Le second est une longue prose dont les motifs centraux sont la maison, la ferme, le jardin et le village.
Ces impromptus, fruits de peu d'années, il y a vingt ans, ou hier peut-être, sont tirés d'un carnet où dorment des notes de voyages, de la Baltique à l'Italie, et des bribes de poèmes. Aussi bien, comme le dit le titre, des promenades fréquentes dans Avignon...Ces instants précaires, saisis dans l'embarras des formes brèves, n'en sont pas moins chers à celui qu'ils font revivre - qu'ils inventent. Ce personnage secret, ce voyageur imprévisible, appelez-le Gérard Cartier si vous voulez." G. Cartier ; Cette suite poétique fait, d'une certaine manière, pendant au Voyage intérieur (2023) qui arpentait, en France, Les lieux privilégiés de l'auteur. Ici, c'est au tour du monde (Laos, Irlande, Italie...) qu'une certaine errance intérieure vagabonde par et dans le poème, toujours portée par la singulière métrique de Cartier... A noter que les photographies d'Emmanuel Moses montrent toutes des affiches lacérées du métro.
Ces poèmes, qui furent naguère publiés dans des éditions à tirage limité (La canopéee2013 et 2016), forment un tout cohérent pour conclure, d'une certaine manière, l??uvre poétique si diverse de Paul-Louis Rossi. Dans ces poèmes ? où l'Orient mythologique rencontre les pêcheurs aléoutes, les saulniers et goémoniers bretons, l'attention que P-L. Rossi porte aux plus humbles autant qu'aux plus fameux (légendaires ou non) se manifeste à travers une langue et une mtrique à la fois souples et rêveuses, abolisant les distances et les temporalités? Les dessins (sauf le portrait du à Marie Etinne) qui accompagnent ces textes sont extraits de son Carnet rouge et noir (inédit),témoin de voyages à Lipari et à Rhodes.
Ces poèmes sur l'horizon nous aident à regarder la ville, à mesurer nos limites et celles de nos rêves, ainsi que notre place dans le monde, tous actes dirigés loin devant nous. Nous appre-nons à les nommer avec humour et fantaisie. L'horizon nous humanise. "Un poème d'un mot, de deux puis de trois, jusqu'à cent onze mots. Ensuite decrescendo, un poème de cent-dix mots jusqu'à un poème d'un mot. Horizons 111 a été écrit de septembre 2021 à mai 2022. Il est né d'une commande de Jacques Vincey, met-teur en scène et directeur du Centre Dramatique National de Tours - Théâtre Olympia de 2014 à 2023. Qu'il en soit chaleu-reusement remercié". C'est ainsi que Marc Blanchet présente son exploration du "grand bonhomme" d'horizon, comme l'écrivait en son temps Baudelaire des nuages. L'horizon est l'autre par excellence. Les enfants, ces poètes géomètres, l'ont toujours su qui d'instinct s'élancent le coeur haletant vers ce pays là-bas qui les requiert. Marc Blanchet s'exerce à le nombrer dans tous ses états : le nombre est le nom de l'univers. Il y a quelque chose de vertigi-neux à écrire : "1 horizon//2 l'horizon//3 dire l'horizon//4 ligne vierge droit devant//5 épousant la courbe du regard//6 L'horizon - un point de chute. //7 On lui tourne le dos : /il de-meure. //8 Il parle notre langue/sans dire un mot. //9 A notre image -/la bouche pleine/auprès du vide. //10 L'horizon/multiplie les directions. /Nos corps pèsent à dis-tance". Suivons le poète dans l'innombrable.