Essai sur le philosémitisme catholique. Entre le premier et le second Concile de Vatican, Un parcour
Rota Olivier ; Delmaire Danielle
PU ARTOIS
22,00 €
Epuisé
EAN :9782848321523
Un siècle sépare le premier Concile de Vatican (1869) du second (1962-1965). Période de renouvellement paradigmatique pour l'Eglise catholique, ce siècle fut aussi celui d'une reformulation des relations judéo-chrétiennes. Il faut voir plus qu'une coïncidence dans la synchronie de ces deux phénomènes. L'entrée dans la modernité a modifié les conditions propres à l'existence juive et chrétienne, conduisant à terme à de profondes modifications dans la relation tissée entre Juifs et chrétiens. Défi indépendamment lancé à l'Eglise catholique et aux Juifs, la modernité se trouve en effet au coeur des nouvelles dynamiques relationnelles que tissent chrétiens et Juifs après la révolution française et l'ouverture des ghettos européens. La modernité est un retour de l'homme vers lui-même, à l'origine d'un mouvement général de prise de conscience de soi. Attentif au fait que la rénovation du discours catholique sur le Juif s'est produite dans les cadres donnés par la modernité, nous soutenons l'argument suivant : ce sont les tumultes de la modernité qui ont engendré une nouvelle compréhension des relations entre catholiques et Juifs. Seules les conditions modernes d'existence ont finalement été capables de briser la logique circulaire et auto-référente de la tradition antijuive de l'Eglise. En quête d'éléments endogènes et exogènes pouvant donner sens aux tensions et aux transformations du discours catholique sur le Juif, nous nous proposons de saisir la trajectoire suivie par le philosémitisme paulinien dans la modernité.
Nombre de pages
306
Date de parution
06/09/2012
Poids
516g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848321523
Titre
Essai sur le philosémitisme catholique. Entre le premier et le second Concile de Vatican, Un parcour
Auteur
Rota Olivier ; Delmaire Danielle
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
516
Date de parution
20120906
Nombre de pages
306,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au cours du Concile Vatican II, l'Eglise, "scrutant son propre mystère", redécouvrait son lien avec le judaïsme. L'impact sur les relations judéo-catholiques fut indéniable, notamment en France, même si cela n'alla pas sans réticences de part et d'autre, et l'asymétrie entre les interlocuteurs mit longtemps à s'estomper. Mais au-delà des manifestations de bonne volonté, une question fondamentale demeure encore en suspens : le dialogue est-il possible sur le plan théologique ? L'ouvrage collectif dirigé par Olivier Rota aborde, peut-être pour la première fois dans un cadre universitaire, cette question de fond. Il souligne qu'un préalable d'une portée considérable a déjà été accompli : la dissociation entre histoire et théologie. L'apport de la nouvelle historiographie aussi bien juive que chrétienne de la période des origines du christianisme permet désormais de dépasser les thèmes de "rupture" et "substitution" et de redécouvrir comment judaïsme et christianisme se sont construits l'un face à l'autre à partir d'une souche commune. C'est dans cette aspiration à une fraternité retrouvée, sans prétention à une quelconque supériorité d'un côté ou de l'autre, que les participants à cette riche journée d'étude mettent leur espérance d'une révolution théologique.
L'histoire de l'apostolat reste à écrire. Dans le cadre du présent volume, nous avons choisi de traiter d'une histoire particulière : celle d'un groupe de jeunes femmes qui a travaillé à « l'apostolat direct » des Juifs dans la Palestine mandataire, avant d'être absorbé en 1936 par la Congrégation de Notre-Dame de Sion, impliquée dans la conversion des Juifs. Devenues infirmières, jardinières d'enfants, aides sociales, elles ont évolué dans des milieux juifs où leurs conceptions de l'apostolat se sont transformées. Résistantes pendant la Seconde Guerre mondiale, elles ont sauvé de nombreux Juifs. Leur apostolat de conversion s'est progressivement mué en un apostolat dégagé de toute visée prosélyte. Le présent ouvrage retrace l'histoire de cette mutation qui fait écho aux grands bouleversements de l'apostolat catholique des années 1930-1970.Olivier Rota est historien, docteur en sciences des religions, membre de l'Institut d'Étude des Faits Religieux. Il travaille sur les questions relatives à l'histoire des minorités religieuses, du dialogue interreligieux et de l'apostolat, notamment féminin.
Comment les évolutions du catholicisme anglais expliquent-elles la transformation de son regard sur la « Question juive » pendant les 50 ans qui séparent la fi n de la Grande Guerre de la mise en oeuvre de la déclaration conciliaire sur les Juifs ? L'idée d'une « Question juive » s'impose en Angleterre à la suite de la Révolution d'Octobre et de la Déclaration Balfour. Parmi les catholiques, elle donne lieu à des approches qui se diffractent entre lectures politiques et lectures spirituelles, jusqu'à ce que l'évidence des persécutions en Allemagne plonge dans l'effroi une élite catholique qui se refuse à légitimer la brutalité nazie. La nécessité de venir en aide aux réfugiés juifs convertis au catholicisme rapproche alors catholiques et Juifs, et débouche sur la création d'une instance de coopération judéo-chrétienne en 1942. Entre catholiques et Juifs anglais, une nouvelle dynamique se met alors en place, qui s'appuie au cours de années 1950 sur le développement de perspectives oecuméniques, et valorise l'approche uniquement spirituelle de la « Question juive », à l'origine du dialogue judéo-catholique qui s'initie en Angleterre après le second Concile de Vatican.Olivier Rota est docteur en Sciences des religions, et habilité à diriger des recherches en Histoire. Il travaille sur les questions relatives à l'histoire contemporaine des minorités religieuses, du dialogue inter-religieux et de l'apostolat, en Angleterre, Israël et France. Il est membre de l'Institut d'Étude des Faits Religieux (IEFR).
L'engagement des femmes catholiques dans l'institution ecclésiale a conduit, au XXe siècle, à bouleverser les représentations admises des rôles féminins dans l'Église. Puisant dans leur foi chrétienne la source de leur action, ces femmes ont dû répondre aux questions suscitées par leurs contacts avec les mouvements féministes, suffragistes ou syndicalistes de leur époque. Consacrées à des situations variées, révélatrices de la pluralité des engagements, les différentes contributions rassemblées ici entendent participer au mouvement de croisement, déjà engagé dans les sciences sociales, entre l'histoire des religions et les études de genre. Il permet d'éclairer les situations, notamment conflictuelles, engendrées par l'engagement féminin dans une institution caractérisée par ses structures hiérarchiques masculines et une longue histoire de pouvoir masculin.
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Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.