Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Nombre de pages
278
Date de parution
08/04/2004
Poids
400g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848320045
Titre
L'identité anglicane
Auteur
Joblin Alain ; Sys Jacques
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
400
Date de parution
20040408
Nombre de pages
278,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le présent ouvrage retrace l'histoire au XVIIe siècle des deux Eglises réformées les plus septentrionales du royaume de France. L'étude commence par rappeler que les terres du Nord (Picardie et anciens Pays-Bas méridionaux) furent très tôt touchées par les idées de Luther et de Calvin. Si, à partir des années 1560, la répression menée par les Espagnols alors installés en Flandre et en Artois éradiqua durablement le protestantisme de ces régions, celui-ci trouva refuge au bord de la "mer Océane" (la Manche). Là, furent dressées les deux Eglises réformées de Boulogne-sur-Mer et surtout de Calais et du Calaisis où s'implanta une des plus grosses communautés huguenotes vivant au nord de la Loire. Les protestants boulonnais et surtout calaisiens, majoritairement paysans, firent preuve d'un attachement indéfectible à la foi réformée qui les poussa à émigrer massivement vers l'Angleterre et la Hollande lors de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685). L'ouvrage traite de la vie sociale, économique, religieuse et culturelle de ces deux communautés au XVIIe siècle et se termine en posant la question de l'inévitable et nécessaire intégration d'une minorité de réfugiés au sein de la société anglaise entre 1685 et le début des années 1730.
La politique antiprotestante de Louis XIV prit plusieurs formes et eut plusieurs conséquences: violences militaires pour arracher des abjurations, emprisonnement des irréductibles, exode de milliers de huguenots et saisie de leurs biens abandonnés en France. Tout était lié. L'histoire des pressions et des violences à l'encontre des enfants et des jeunes gens protestants est beaucoup moins bien connue. Les enfants furent pourtant utilisés sans vergogne pour briser la résistance passive de ceux qui, malgré tout, restaient fidèles à la foi réformée. On enleva ainsi plusieurs milliers d'enfants protestants de leur famille pour les "rééduquer" dans des maisons dites "des Nouveaux Catholiques". On dressa alors les frères contre les s?urs et les fils et les filles contre les pères et les mères, de telle sorte qu'on put parler d'une véritable "perversion des familles".
Brûlé vif à Paris en 1529 comme « luthérien », Louis de Berquin est un humaniste favorable aux idées protestantes sans renier pour autant le catholicisme. Son histoire illustre la complexité religieuse des années 1520 en France. Partisans de Luther et humanistes chrétiens cherchaient alors en effet à réformer la vie religieuse de leur temps sans vouloir nécessairement détruire l'Église. Sous François Ier, les autorités politiques, regardaient même favorablement les nouvelles idées religieuses qui se développaient. Le temps n'était pas encore aux guerres de Religion.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.