Dans Pour en finir avec l'intelligence, Thierry Ottaviani propose un essai décapant sur l'avènement de l'intelligence artificielle et la façon dont elle redéfinit nos repères les plus fondamentaux. Loin des discours enthousiastes qui célèbrent sans nuance les prouesses technologiques, l'auteur invite à un recul critique sur la notion même d' "intelligence" . En réalité, affirme-t-il, ce que l'IA est en train de remplacer n'est pas notre humanité, mais une certaine idée réductrice, mécanique et productiviste de l'intelligence, une idée que nous avons acceptée trop vite comme la nôtre. L'essai s'ouvre sur un exemple volontairement caricatural : une scène du quotidien rédigée par ChatGPT, fluide et sans aspérité, mais vide de profondeur. Ce pastiche parfait, invisible à l'oeil non averti, devient l'emblème d'un monde où les simulacres se substituent peu à peu à l'expérience, au vivant, à la pensée. Ottaviani remonte alors l'histoire de l'intelligence artificielle, de Turing à la cybernétique, pour comprendre comment une conception technique de l'esprit humain a pu prendre le pas sur toute autre forme de sagesse. En confrontant l'IA à l'histoire des idées, à la philosophie ou à l'art, il montre que ce que nous appelons "intelligence" aujourd'hui est une réduction opérée par la société de la performance, de la rentabilité et du résultat. L'intelligence ainsi définie est une variable d'optimisation, et non une quête de vérité, une intuition, une sensibilité ou un élan. En cela, les machines peuvent effectivement la surpasser. Mais alors, qui sommes-nous vraiment, si ce n'est cela ? Le pari de ce livre, finalement, est audacieux : il ne s'agit pas de pleurer la fin de l'intelligence, mais bien de s'en réjouir. Non pas craindre les IA, mais bien comprendre que leur essor est l'occasion, peut-être unique, de redéfinir ce que c'est que d'être humain. En finir avec l'intelligence, ce serait alors redonner naissance à l'intellect, à la sagesse, à la beauté, à la pensée désintéressée. A tout ce que l'algorithme ne peut ni saisir, ni simuler.
Nombre de pages
350
Date de parution
10/07/2025
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782488325400
Auteur
Ottaviani Thierry
Editeur
JM LAFFONT ED
Largeur
140
Date de parution
20250710
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
UNE CORSE ROMANESQUEComment les écrivains ont-ils vu la Corse? Qu'en fut-il et qu'en est-il aujourd'hui...Les premiers à avoir été inspirés par cette île sont bien sûr les Corses eux-mêmes. Avant d'être écrites, les histoires étaient transmises par la tradition orale, notamment lors des veillées. La poésie, composée par des anonymes ou des poètes connus, était le plus souvent chantée, parfois improvisée lors de ces chants. Ces histoires et légendes furent retranscrites au Moyen Age par des chroniqueurs insulaires dont le premier était Giovanni délia Grossa.Plus tard, en 1755, la Constitution de Pascal Paoli fit rayonner la Corse à travers l'Europe. Des écrivains étrangers commencèrent à affluer sur l'île. À partir de cette époque, plus que jamais, la Corse attira les penseurs, les curieux, les aventuriers... Elle devint l'île de tous les possibles, une sorte d'Amérique!La Corse c'est l'Amérique.Et maintenant reprenons:La Corse est un continentimprenableoù l'on arrêtede temps en tempsun bandit.(Jean Rouaud, Les très riches heures)Le bandit, parlons-en. Il est d'honneur et, par cela même, élevé parfois au rang de héros. Au XIXe siècle, il fascine le courant romantique et les romans feuilletons qui en font un personnage rocambolesque. Le bandit d'honneur a pris le maquis pour une affaire de vengeance et est devenu un hors-la-loi, se faisant justice lui-même. Par définition, il est un banni (banditu en corse) et, malgré ses crimes, il vit selon un certain code de l'honneur, en lien généralement avec une vendetta, conflit que pouvaient se livrer des familles insulaires de génération en génération.Mérimée, Flaubert, Balzac, Dumas, Maupassant, Ponson du Terrail, et bien d'autres auteurs de la littérature française se sont délectés des histoires qu'ils ont pu entendre lors de leur voyage dans l'île, tous ayant scrupuleusement cherché à voir de leurs propres yeux cette Corse mythique qu'ils décrivaient, non sans une certaine exagération. En insistant beaucoup sur les bandits et les vendette, en ont-ils trop fait? Peut-être... mais comment le leur reprocher? Toute oeuvre de fiction a une part de liberté propre à l'imaginaire et à la fantaisie et, sans cette liberté, il n'y aurait pas véritablement de création littéraire. Une chose est sûre: ces récits littéraires, souvent populaires, ont trouvé leur public et ont continué à séduire les esprits comme en témoigne le nombre d'adaptations cinématographiques plus ou moins influencées par ce mythe. Un succès qui peut s'expliquer par l'intérêt que suscitent les histoires de vengeance et le caractère universel de personnages tels que Colomba (sorte de Kill Bill du XIXe siècle) ou le bandit corse, dont les avatars modernes sont, entre autres, le hors-la-loi des westerns ou certains voyous de romans ou films policiers.
Extrait de l'introductionBienvenue en Corse! île pleine de charmes et de mystères, que les Grecs surnommaient autrefois Kallisté - «la plus belle» - et que nous appelons aujourd'hui encore «île de Beauté».Mais connaissez-vous bien la Corse? Vous le croyez? Pourtant, même les Corses le reconnaissent: on n'a jamais fini de découvrir cette île qui regorge d'histoires, d'aventures et de mystères, dont certains remontent à la nuit des temps! Cette terre est mythique et pour cause: elle aurait même accueilli Ulysse...Cet ouvrage vous invite à partir à la découverte des énigmes corses! D'où viennent les Corses? Qui a sculpté ces incroyables statues menhirs que l'on trouve dans l'île et qui sont vieilles de plusieurs milliers d'années...Le saviez-vous? La Corse était dotée d'une Constitution démocratique dès 1755. Son auteur, Pascal Paoli, a inspiré la Constitution des États-Unis. Et connaissez-vous l'histoire d'Ugo Colonna, héros légendaire du Moyen Âge? Et celle du «roi Théodore», un aventurier qui s'était fait couronner roi des Corses? Impossible de lister toutes les histoires corses, il y en a trop. Mais elles vous seront contées dans ce livre...Ouvrons donc les portes de ces trésors enfouis. Car des trésors, il y en a! Normal, pour une île qui, pendant longtemps, a été encerclée de pirates maures et de corsaires - of Corse! - tel le célèbre Barberousse.Au-delà de la légende, la Corse est une île surprenante et fascinante, d'une extraordinaire beauté. On y trouve toutes sortes de paysages, qui varient du nord au sud, d'est en ouest. C'est cette richesse qui en fait une terre sublime et unique qui inspira Maupassant, Flaubert, Mérimée...Les Corses sont fiers de leur patrimoine. Bien sûr, il existe beaucoup de clichés sur cette île, et pas seulement ceux qui sont pris par les très nombreux touristes qui viennent la visiter tous les ans. On a parfois des Corses une vision un peu caricaturale. Mais cette caricature, les habitants de l'île la doivent aussi à leur renommée: on ne caricature que ce qui est célèbre, ce qui a une personnalité ou des traits de caractère prononcés. Qu'ils le veuillent ou non, les Corses ne sont pas des gens ordinaires. Est-ce un hasard si ce peuple a vu naître des personnages hors du commun, tels Napoléon ou Pascal Paoli...
Vous êtes corse de coeur, d'origine ou d'adoption ? Vous voulez découvrir l'île de Beauté, que les Grecs appelaient déjà Kallisté (la plus belle) ? Vous voulez comprendre une région qui peut paraître de prime abord compliquée ? Vous pensez déjà la connaître ? Vous le croyez vraiment ? Pourtant, même les Corses l'admettent : on n'a jamais fini de découvrir cette île, qui regorge d'histoires, de mystères et d'aventures. D'où viennent les premiers Corses ? Comment la Corse s'est-elle dotée d'une Constitution démocratique dès 1755 ? Qu'est-ce que l'identité corse ? Du Cap à Bonifacio, des sentiers de randonnées à la réserve de Scandola, partez à la découverte d'une île fascinante et surprenante... comme si vous y étiez ! Loin des clichés, avec La Corse pour les Nuls, l'île de Beauté n'aura bientôt plus de secret pour vous ! Découvrez comment : La Corse a marqué l'histoire de France, L'identité corse s'est formée, Visiter la Corse du Nord au Sud, en dehors des sentiers battus, Parler corse, manger corse, chanter corse. ... et beaucoup d'autres choses encore !
Tout sur la Corse ! Histoire, lieux touristiques, enjeux et réalités économiques... Cap sur l'île de Beauté ! Vous êtes corse de c'ur, d'origine ou d'adoption ? Vous voulez découvrir l'île de Beauté, que les Grecs appelaient déjà Kallisté (la plus belle) ? Vous pensez déjà la connaître ? Vous le croyez vraiment ? Pourtant, même les Corses l'admettent : on n'a jamais fini de découvrir cette île, qui regorge d'histoires, de mystères et d'aventures. D'où viennent les premiers Corses ? Comment la Corse s'est-elle dotée d'une Constitution démocratique dès 1755 ? Qu'est-ce que l'identité corse ? Du Cap à Bonifacio, partez à la découverte d'une île fascinante et surprenante... comme si vous y étiez ! Loin des clichés, avec La Corse pour les Nuls, l'île de Beauté n'aura bientôt plus de secret pour vous ! Découvrez comment : La Corse a marqué l'histoire de France L'identité corse s'est formée Visiter la Corse du Nord au Sud, en dehors des sentiers battus Parler corse, manger corse, chanter corse... ... et beaucoup d'autres choses encore !
Ce livre n'est pas né du désir d'ajouter un discours de plus sur le travail. Il part de ce que le travail laisse derrière lui : une fatigue, une absence, une alerte, un retour, une parole managériale, un silence, un corps qui ne suit plus, un coût trop tard nommé, une décision dont les effets circulent plus loin que prévu. Anatomie du travail propose une lecture kaléidoscopique du travail contemporain. Non pour imposer une vérité unique, mais pour déplacer le regard. Le travail change de relief selon la place depuis laquelle il est regardé. Une situation ne dit pas la même chose selon qu'elle est vécue, décidée, subie, accompagnée, traduite, comptée ou réparée. Son exigence tient en quelques mots : comprendre avant d'agir. Comprendre ne signifie ni attendre, ni excuser, ni diluer les responsabilités. Comprendre, c'est refuser les réponses trop rapides lorsqu'elles répondent à côté. C'est nommer plus juste, regarder plus près, distinguer ce qui relève d'une personne, d'une organisation, d'un mot, d'un système, d'une décision, d'un coût déjà engagé. Ce livre s'adresse à celles et ceux qui sentent que le travail peut absorber, enfermer, réduire, parfois même tunneliser le regard jusqu'à faire perdre la compréhension de ce qui se joue. Quelle que soit la place qu'ils occupent, leur niveau de responsabilité, leur fatigue ou leur énergie du moment, il leur propose des clés de lecture et d'analyse pour reprendre appui, retrouver de la distance, nommer plus juste et ne plus se laisser prendre dans des situations que personne n'a vraiment regardées.
En adoptant le point de vue d'Argos, le chien d'Ulysse, pour réinventer L'Odyssée, Frédéric Lepage déclare son amour à la fidélité animale et au plus éternel des poèmes. Lorsque Ulysse part guerroyer à Troie, Argos, va devoir affronter des décennies d'absence et de solitude.Tandis que les hommes poursuivent la gloire, affrontent les tempêtes, ourdissent des complots et défient les volontés divines, lui n'a qu'une mission : survivre à l'absence. Garder la mémoire. Attendre. Argos ou L'Autre Odyssée donne voix à l'oublié le plus bouleversant de la littérature antique. De l'île du Cyclope aux écueils mortels de Charybde et Scylla, des sortilèges de Circé aux chants maléfiques des Sirènes, Argos va découvrir avec l'aide des dieux que, parfois, celui qui attend accomplit le plus grand des voyages. Un roman lumineux et profondément original, qui montre qu'au coeur des plus grandes légendes, la fidélité traverse le temps aussi bien que la gloire.
Le culte effréné que le capitalisme voue à la croissance économique a réduit la société à un supermarché planétaire. Dans un univers social aliéné et réifié, toute la nature, les êtres humains et les autres formes du vivant ne sont plus que des choses avec un prix dans une circulation marchande qui annihile le vivant entre l'argent de la guerre et la guerre de l'argent. Le parachèvement de la raison marchande nous a poussés au-delà de la société du spectacle jusqu'à la falsification du monde. Peu importe par quelle idéologie religieuse ou politique le capitalisme en phase terminale obscurcit aujourd'hui les esprits, attriste les coeurs et gangrène le vivant. Notre conscience in fieri nous le dit, nous le crie : défendez la vie partout avant qu'il ne soit trop tard ! Contre la technocratie totalitaire du mode de production capitaliste et le nihilisme délirant de la civilisation qui l'utilise, un autre monde n'est plus seulement possible, il est nécessaire.