La fin de l'innocence. La Pologne face à son passé juif
Potel Jean-Yves
AUTREMENT
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EAN :9782746711952
Dévastée et démantelée par l'occupation nazie, lieu principal de la Catastrophe, la Pologne a un statut particulier dans la mémoire juive et la mémoire de la Shoah. Depuis une quinzaine d'années, un réexamen de cette époque est devenu possible. Avec la démocratie et l'intégration à l'Union européenne, on voit naître un vif intérêt pour cette histoire dans les nouvelles générations et de grands débats publics émergent. La recherche historique est libre, ouverte et riche. La culture et le patrimoine juif sont étudiés et restaurés. Des artistes en interrogent la mémoire. Des festivals, des journaux, des émissions de radio ou de télévision, des programmes éducatifs touchent la jeune génération. Une petite communauté juive reprend vie. Bien entendu, la mémoire du génocide et la responsabilité des témoins sont au coeur des commémorations et des discussions sur ce passé. La Fin de l'innocence entend faire connaître ce travail de la société polonaise sur elle-même et son passé. Texte de voyage, construit autour de l'évocation des lieux de mémoire, texte de conversations, qui présente des portraits-entretiens des principaux acteurs de ce renouveau, et texte de réflexion, cet ouvrage est à l'image du foisonnement et des interrogations qu'il présente. Biographie de l'auteur Jean-Yves Potel organise chaque année en Pologne une université d'été du Mémorial de la Shoah. Spécialiste de l'Europe centrale, docteur habilité en science politique, universitaire, il a été conseiller culturel à l'ambassade de France à Varsovie de 2001 à 2005.
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Nombre de pages
284
Date de parution
03/02/2009
Poids
346g
Largeur
149mm
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EAN
9782746711952
Titre
La fin de l'innocence. La Pologne face à son passé juif
Auteur
Potel Jean-Yves
Editeur
AUTREMENT
Largeur
149
Poids
346
Date de parution
20090203
Nombre de pages
284,00 €
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La violence de la guerre en Ukraine rompt avec les vieilles garanties de la coexistence pacifique entre puissances. Nous nous retrouvons dans un désordre mondial entre ambitions étatiques plus ou moins hostiles. Terminée, l'immunité mise en place au sortir de la Seconde guerre mondiale. Que signifient ces nouveaux temps ? Où nous emportent-ils ? Que fait l'Europe ? Malgré son ressaisissement diplomatique et militaire, l'Union européenne déçoit. Elle improvise, son unité est fragile. Elle donne trop souvent l'impression, comme le roi de la légende, de n'avoir plus grand chose à offrir, d'en rester à des promesses. Son discours stéréotypé n'attire guère. Ses compromis laborieux ne rassurent pas. L'Europe est nue. Ce livre lui oppose les dire, écrire et agir d'hommes et de femmes qui, ces trente dernières années en Europe centrale, ont cru en ce qu'elle représentait à leurs yeux : la liberté et la démocratie. Ils ont participé aux transformations des sociétés civiles divisées et des Etats. Ils ont porté un regard indépendant et original, lucide, sur ce qu'ils vivaient.
Résumé : Au cours de l'été 1980, la Pologne populaire fut secouée par une vague de grèves sans précédent. A Gdansk et Szczecin, les ouvriers des chantiers navals et de centaines d'autres entreprises tinrent têtes au pouvoir communiste pour améliorer leurs conditions de travail et d'existence. Mobilisés dans l'enthousiasme, ils firent souffler un vent révolutionnaire sur l'ensemble du pays. Malgré la menace d'une intervention soviétique, un accord fut signé le 31 août, donnant naissance au premier syndicat libre, Solidarité. Durant seize mois, jusqu'à l'instauration de la loi martiale par le général Jaruzelski le 13 décembre 1981, les Polonais vécurent une expérience démocratique unique. Elle ouvrit une première brèche dans le bloc communiste qui implosa huit ans plus tard. Témoin direct des événements, l'auteur en livre un récit vivant et détaillé. Déroulant le fil de ces jours où tout semblait possible, il analyse en profondeur l'organisation du mouvement, de l'opposition démocratique et de la société polonaise. Il étudie également le coup d'Etat qui suivit et les années noires de " l'état de guerre ", à la lumière de récents travaux d'historiens et des révélations des archives. Avec cette nouvelle édition revue et augmentée d'un passionnant ouvrage de référence, à mi-chemin entre le document et l'essai politique, Jean-Yves Potel offre un regard original sur cette période agitée de l'histoire de l'Europe.
Anna Langfus (1920-1966) a presque vingt ans quand l'armée allemande envahit la Pologne. Elle tente, avec son jeune mari également juif, d'échapper aux massacres. Elle subit le ghetto et les rafle, la faim, les trahisons, la prison, les tortures, l'errance dans les forêts. Elle participe à la résistance polonaise. La guerre anéantit tous les siens. A l'âge de 26 ans, elle part pour la France. Elle y écrit. Elle publie trois romans aux éditions Gallimard: Le Sel et le soufre (1960) évoque la guerre du point de vue d'une jeune femme ordinaire; Les Bagages de sable (1962) et Saute Barbara (1965), racontent l'histoire de personnages « malades de la guerre » qui ne parviennent pas à reconstruire leur vie.Ce livre est une exploration à la fois historique et littéraire. L'auteur s'intéresse à la manière de transmettre l'expérience de la guerre et de la Shoah. Il montre comment Anna Langfus ne donne pas un témoignage au sens propre, plutôt une évocation intime de la Catastrophe, et surtout du désarroi des survivants juifs, elle qui fut la première et l'une des rares romancières françaises à transmettre la violence de cette épreuve par la fiction.
Comment les histoires que nous racontons - et celles que nous taisons - façonnent-elles notre perception du monde ? C'est la question que Ta-Nehisi Coates, l'un des écrivains américains majeurs de son époque, pose dans son nouvel essai, en arpentant trois lieux de conflits. A Dakar, au Sénégal, il explore la problématique de l'identité africaine et se réapproprie son histoire familiale ; à Columbia, en Caroline du Sud, il analyse les répercussions de la récente prise de conscience d'un pays marqué par l'héritage de la ségrégation ; en Palestine, enfin, il observe le contraste tragique entre l'histoire présentée par les récits nationalistes et la réalité du terrain. Essai vibrant et incarné, Le Message interroge intimement le pouvoir de la littérature et met en évidence la nécessité impérative de nous défaire de l'emprise destructrice des mythes. Il nous rappelle que, face à la frénésie guerrière qui agite le monde, il est urgent d'embrasser le pouvoir libérateur des vérités, même les plus difficiles à entendre.
Depuis son entrée dans la vie active, Hu Anyan a occupé pas moins de dix-neuf emplois. Troquant sa casquette d'employé de supérette pour celle de vendeur de vélos, d'agent de sécurité pour celle de livreur, il a, chaque fois que le travail est devenu insupportable, plié bagage pour tout recommencer ailleurs, emportant ses précieux exemplaires de Joyce et de Carver. Des centres logistiques infernaux à la bureaucratie kafkaïenne des services de recrutement chinois, il nous donne à voir sans fard le quotidien de ceux qui font tourner notre monde et met en lumière les existences invisibilisées des travailleurs qu'il côtoie. Plongée fascinante au coeur de la Chine contemporaine, ces chroniques pétries d'humanité et d'humour rappellent aussi combien la littérature peut être source de réconfort et insuffler dans la vie de chacun une plus grande liberté.
Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir". Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la "loi de l'oubli". Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à "l'intranquillité perpétuelle".