Au cours de l'été 1980, la Pologne populaire fut secouée par une vague de grèves sans précédent. A Gdansk et Szczecin, les ouvriers des chantiers navals et de centaines d'autres entreprises tinrent têtes au pouvoir communiste pour améliorer leurs conditions de travail et d'existence. Mobilisés dans l'enthousiasme, ils firent souffler un vent révolutionnaire sur l'ensemble du pays. Malgré la menace d'une intervention soviétique, un accord fut signé le 31 août, donnant naissance au premier syndicat libre, Solidarité. Durant seize mois, jusqu'à l'instauration de la loi martiale par le général Jaruzelski le 13 décembre 1981, les Polonais vécurent une expérience démocratique unique. Elle ouvrit une première brèche dans le bloc communiste qui implosa huit ans plus tard. Témoin direct des événements, l'auteur en livre un récit vivant et détaillé. Déroulant le fil de ces jours où tout semblait possible, il analyse en profondeur l'organisation du mouvement, de l'opposition démocratique et de la société polonaise. Il étudie également le coup d'Etat qui suivit et les années noires de " l'état de guerre ", à la lumière de récents travaux d'historiens et des révélations des archives. Avec cette nouvelle édition revue et augmentée d'un passionnant ouvrage de référence, à mi-chemin entre le document et l'essai politique, Jean-Yves Potel offre un regard original sur cette période agitée de l'histoire de l'Europe.
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Nombre de pages
413
Date de parution
24/05/2006
Poids
506g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782882501790
Titre
SCENES DE GREVES EN POLOGNE
Auteur
Potel Jean-Yves
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
145
Poids
506
Date de parution
20060524
Nombre de pages
413,00 €
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Dévastée et démantelée par l'occupation nazie, lieu principal de la Catastrophe, la Pologne a un statut particulier dans la mémoire juive et la mémoire de la Shoah. Depuis une quinzaine d'années, un réexamen de cette époque est devenu possible. Avec la démocratie et l'intégration à l'Union européenne, on voit naître un vif intérêt pour cette histoire dans les nouvelles générations et de grands débats publics émergent. La recherche historique est libre, ouverte et riche. La culture et le patrimoine juif sont étudiés et restaurés. Des artistes en interrogent la mémoire. Des festivals, des journaux, des émissions de radio ou de télévision, des programmes éducatifs touchent la jeune génération. Une petite communauté juive reprend vie. Bien entendu, la mémoire du génocide et la responsabilité des témoins sont au coeur des commémorations et des discussions sur ce passé. La Fin de l'innocence entend faire connaître ce travail de la société polonaise sur elle-même et son passé. Texte de voyage, construit autour de l'évocation des lieux de mémoire, texte de conversations, qui présente des portraits-entretiens des principaux acteurs de ce renouveau, et texte de réflexion, cet ouvrage est à l'image du foisonnement et des interrogations qu'il présente. Biographie de l'auteur Jean-Yves Potel organise chaque année en Pologne une université d'été du Mémorial de la Shoah. Spécialiste de l'Europe centrale, docteur habilité en science politique, universitaire, il a été conseiller culturel à l'ambassade de France à Varsovie de 2001 à 2005.
La violence de la guerre en Ukraine rompt avec les vieilles garanties de la coexistence pacifique entre puissances. Nous nous retrouvons dans un désordre mondial entre ambitions étatiques plus ou moins hostiles. Terminée, l'immunité mise en place au sortir de la Seconde guerre mondiale. Que signifient ces nouveaux temps ? Où nous emportent-ils ? Que fait l'Europe ? Malgré son ressaisissement diplomatique et militaire, l'Union européenne déçoit. Elle improvise, son unité est fragile. Elle donne trop souvent l'impression, comme le roi de la légende, de n'avoir plus grand chose à offrir, d'en rester à des promesses. Son discours stéréotypé n'attire guère. Ses compromis laborieux ne rassurent pas. L'Europe est nue. Ce livre lui oppose les dire, écrire et agir d'hommes et de femmes qui, ces trente dernières années en Europe centrale, ont cru en ce qu'elle représentait à leurs yeux : la liberté et la démocratie. Ils ont participé aux transformations des sociétés civiles divisées et des Etats. Ils ont porté un regard indépendant et original, lucide, sur ce qu'ils vivaient.
Anna Langfus (1920-1966) a presque vingt ans quand l'armée allemande envahit la Pologne. Elle tente, avec son jeune mari également juif, d'échapper aux massacres. Elle subit le ghetto et les rafle, la faim, les trahisons, la prison, les tortures, l'errance dans les forêts. Elle participe à la résistance polonaise. La guerre anéantit tous les siens. A l'âge de 26 ans, elle part pour la France. Elle y écrit. Elle publie trois romans aux éditions Gallimard: Le Sel et le soufre (1960) évoque la guerre du point de vue d'une jeune femme ordinaire; Les Bagages de sable (1962) et Saute Barbara (1965), racontent l'histoire de personnages « malades de la guerre » qui ne parviennent pas à reconstruire leur vie.Ce livre est une exploration à la fois historique et littéraire. L'auteur s'intéresse à la manière de transmettre l'expérience de la guerre et de la Shoah. Il montre comment Anna Langfus ne donne pas un témoignage au sens propre, plutôt une évocation intime de la Catastrophe, et surtout du désarroi des survivants juifs, elle qui fut la première et l'une des rares romancières françaises à transmettre la violence de cette épreuve par la fiction.
Dans une petite ville du Donbass, au moment de l'invasion russe, Marianna se meurt. Surnommée "la Dame Blanche", mi-magicienne, mi-gardienne des lieux, elle a dirigé la blanchisserie de la mine de charbon, consacrant sa vie à laver, blanchir, assainir le linge. Sa fille, Janna, se demande si elle devra reprendre cette mission purificatrice. C'est alors que réapparaît Valet, le voisin, qui s'est engagé dans les forces de l'ordre russes. Réprouvé par la population ukrainienne et hanté par un désir de vengeance, Valet attend son heure. Dans ce roman puissant, parfois terrifiant, Sergueï Lebedev scrute la vie quotidienne dans le Donbass lors de l'invasion russe. Il dénonce avec force la mainmise de la Russie sur l'Ukraine et les habitudes soviétiques qui perdurent. La mine de charbon, qui a une voix propre dans le récit, cache un terrible secret : lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs y ont été ensevelis par les Allemands. C'est au-dessus de ces lieux maudits que, un jour de juillet 2014, un avion de ligne est abattu par un missile russe... Serguei Lebedev, connu pour examiner sans complaisance les maux de l'Histoire, met en lumière le point de rencontre du nazisme et du communisme soviétique, qui a donné naissance au nouveau totalitarisme de la Russie d'aujourd'hui.
Iles Féroé, 1902. Dès sa naissance, Anna semble chétive, donnant ainsi raison à sa mère, qui s'est inquiétée durant toute sa grossesse. Iles Féroé, 1953. Un vieux pêcheur sent que sa fin est proche mais il veut tenir quelques heures encore afin de s'éteindre à la même date qu'Anna, sa fille adorée. La rejoindre enfin est un soulagement. Pour raconter ce drame familial à un voyageur de passage, bien des années plus tard, les objets du quotidien ainsi que la petite ville de Gjógv prennent la parole. Et quand les hommes et les choses se taisent, ce sont les vents qui s'expriment, dans un puissant ressac de vers libres évoquant un choeur de tragédie.
Plongez dans une ambiance semblable à celle des films d’Emir Kusturica. Le décor est celui de la Croatie et de la Bosnie voisine, le ton est enjoué et burlesque. Un couple d’Autrichiens atterrit dans un petit village croate pour assister à la fête de Sainte Marguerite, connue pour venir en aide aux couples en mal d’enfants. S’ensuit une série de situations cocasses, sous la plume irrévérencieuse d’Ante Tomic.