Le temps à l'oeuvre. Exposition présentée au Louvre-Lens du 12 décembre 2012 au 21 octobre 2013
Le Pogam Pierre-Yves ; Bodéré-Clergeau Audrey
INVENIT
28,00 €
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EAN :9782918698456
Linéaire ou cyclique, le temps et sa perception structurent l'homme et la société dans laquelle il vit. L'ordonner, le représenter, le sacraliser, le politiser : le temps a toujours été pour l'homme un défi mais aussi le moyen ultime de comprendre sa propre finitude et de rester maître de sa condition. A travers des oeuvres d'art issues de toutes les époques et les civilisations (papyrus, vases grecs, sculptures, dessins, peintures d'Arcimboldo, Prud'hon, Corot, installations contemporaines, etc), " Le Temps à l'oeuvre ", exposition inaugurale qui accompagne l'ouverture du Louvre-Lens, explore la perception du temps par l'homme, à la fois comme expérience physique (l'écoulement des jours, la vieillesse) et comme concept intellectuel (mesure et représentation). A la conscience d'un temps cyclique s'ajoute celle d'un temps linéaire : d'un côté, un temps en perpétuel mouvement, inscrit dans le quotidien; de l'autre, un temps fini, délimité par la naissance et la mort, mesuré à l'échelle humaine. Ce catalogue reflète, avec une grande richesse iconographique, la manière dont l'homme a inventé de multiples façons d'appréhender le temps et de conjuguer changement et immuabilité, finitude et éternité.
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Nombre de pages
176
Date de parution
22/11/2012
Poids
575g
Largeur
171mm
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EAN
9782918698456
Titre
Le temps à l'oeuvre. Exposition présentée au Louvre-Lens du 12 décembre 2012 au 21 octobre 2013
Auteur
Le Pogam Pierre-Yves ; Bodéré-Clergeau Audrey
Editeur
INVENIT
Largeur
171
Poids
575
Date de parution
20121122
Nombre de pages
176,00 €
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Ligne à ligne, le déchiffrement savant d'une centaine d'inscriptions nous guide dans l'art de la sculpture du XIIe au XIXe siècle : commanditaires, conseillers, artistes, sources et œuvres.
Illustré par une iconographie en partie inédite, cet ouvrage porté par deux éminents spécialistes, Pierre-Yves Le Pogam, avec une collaboration de Sophie Jugie, envisage la sculpture gothique à la fois dans son développement artistique et dans son contexte de création (commandes, ateliers, outils, circulation des formes, etc). A partir du milieu du XIIe siècle, alors que l'art roman est encore en plein essor, certains développements de l'architecture occidentale annoncent une rupture profonde qui va donner lieu à une nouvelle étape de l'art européen, qu'on désigne après coup, depuis le XVe siècle, par le qualificatif de gothique. Dans le domaine de la sculpture, il s'agit d'une période qui voit se déployer des évolutions multiples et décisives. Les églises, notamment les grandes cathédrales, se couvrent d'un décor sculpté foisonnant, à la fois didactique et séduisant, qui illustre les grands cycles de l'histoire chrétienne et fait appel à la sensibilité des fidèles. Les XIIIe et XIVe siècles sont aussi marqués par le retour à la ronde-bosse, le développement de la statuaire autonome, l'invention ou la recréation de genres disparus depuis l'Antiquité (les tombeaux et les portraits sculptés, la statue équestre), qui préfigurent tout ce que nous entendons aujourd'hui dans la notion de sculpture. Ces inventions aboutissent, autour de 1400, à l'un des derniers moments où les différents pays européens utilisent la même langue stylistique, avant que n'apparaissent au xve siècle des idiomes artistiques profondément individualisés et nationaux, liés à la Renaissance, laquelle a créé par dédain le concept d'art gothique. Or, les sculptures réalisées dans tout l'Occident entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, loin d'exprimer la barbarie que voulaient y voir, en forgeant ce terme, les intellectuels du Quattrocento, illustrent un des sommets de l'humanisme européen, par leur capacité à transmettre aussi bien des valeurs transcendantes que les affects et les émotions d'ici-bas. Dix ans après La Sculpture romane, de Jean-René Gaborit (Hazan, 2010), auquel il offre un pendant, il s'adresse à un public érudit et curieux tout en enrichissant les connaissances d'un lectorat avisé.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.