Courbet, marée montante. Une lecture de Gustave Courbet, Marée montante, 1860 Château-Musée de Boulo
Minière Claude
INVENIT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782376800057
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.
Nombre de pages
64
Date de parution
04/10/2019
Poids
120g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782376800057
Titre
Courbet, marée montante. Une lecture de Gustave Courbet, Marée montante, 1860 Château-Musée de Boulo
Auteur
Minière Claude
Editeur
INVENIT
Largeur
130
Poids
120
Date de parution
20191004
Nombre de pages
64,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Beaucoup de reproches ont été adressés à Ezra Pound. Et pourtant: 1"" invention "de la poésie chinoise dans les années 1920, c'est lui; la plus vive critique du provincialisme occidental, c'est lui; la plus émouvante méditation alors sur le destin de l'Europe et de l'Amérique, c'est lui; la plus authentique alternance du calme et du tumulte, c'est lui. Ce caractère, j'ai essayé de le comprendre de l'intérieur, c'est-à-dire dans le drame des Cantos. Où études, hypothèses, échecs, traductions, traits de génie sont plongés dans le théâtre des opérations."
Résumé : "Herman Melville aurait aujourd'hui deux cents ans. Il a survécu et continuera de vivre, mais quelle histoire, que de risques encourus ! On pense parfois que l'on peut dessiner une ligne de vie, en suivre la courbe. En fait, on doit y revenir sans cesse, par de multiples touches, sous des angles variés, des "éclairages". Même sentiment pour ce qui concerne l'avenir de Melville, l'à-venir de son oeuvre. Dès avant le décès d'Herman (en 1891), il était oublié, sorti de la scène littéraire. On en reparlera dans cent ans", Claude Minière.
Résumé : Refaire le monde, le refonder sur de meilleures bases, dans et par la langue, c'est ce que Claude Minière se propose de réaliser dans ce recueil. Pour donner plus de vigueur et de portée à ses textes, il remet en pratique l'éclatement du poème inauguré par Mallarmé, sans se priver pour autant de la présence de rimes ou d'assonances. L'écologie et le sort de notre espèce, mais aussi la politique, l'économie, le temps et la mémoire, voilà quelques-uns des thèmes principaux de ce bel ensemble poétique. Mais une ironie amère ou laconique l'emporte ici toujours sur le lyrisme imprécatoire d'un Chénier ou d'un Hugo. Car le poète aujourd'hui ne tombe plus des nues comme l'orage : il descend modestement l'escalier de cette HLM qu'est l'univers humain.
Tapié Alain ; Cotentin Régis ; Carrière Jean-Marie
Légende mythologique, fable biblique, fantasme et réalité historique, le mythe de Babel fascine parce qu'il relève d'un fonds culturel universel. Avant d'être une allégorie, Babel est un texte, qui nous transporte vers l'Orient biblique dans la vallée imaginaire de Shinéar. Au coeur même de la Genèse, le texte de la Tour témoigne ainsi de l'aube de l'humanité. La force du mythe de Babel réside toute entière dans cette analogie avec l'histoire des hommes. Du village global au réseau mondial, de la crise internationale aux bouleversements climatiques, Babel illustre toujours le chaos et la confusion des intérêts. Son iconographie se renouvelle constamment au gré de l'évolution des arts et des techniques. A la suite des peintres de la Renaissance, les artistes contemporains représentés dans cet ouvrage (Jan Fabre, Anselm Kiefer, Andreas Gursky, les frères Chapman, Wim Delvoye, Yang Yongliang, etc., _mais aussi Denis Bajram, François Schuiten, François Boucq, représentant l'univers de la BD) ne se découragent pas devant la démesure du monde actuel et transgressent les modèles de l'histoire de l'art afin que la métaphore babélienne devienne métamorphoses artistiques. L'allégorie de Babel incarne en une expression synthétique la somme de nos angoisses collectives.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.