Robert Droulers (1920-1994) : L'échappée belle Exposition à La Piscine du 18 février au 21 mai 2023, Commissariat Alice Massé et Bruno Gaudichon. Catalogue publié à l'occasion de l'exposition. La Piscine de Roubaix, en partenariat étroit avec le Musée Estrine de Saint-Rémy de Provence, propose une riche exposition où l'oeuvre multiple de Robert Droulers est présentée. Cette articulation muséale Nord-Sud correspond au parcours personnel de cet artiste né à Lille en 1920 : dès l'adolescence, il peint sur le motif en région lilloise et en Belgique, puis en atelier. Dès les années 1950, il s'oriente vers la peinture abstraite, expose au Salon des Réalités Nouvelles ; il fréquente les artistes du Groupe de Roubaix et l'Atelier de la Monnaie à Lille. Sa rencontre avec Eugène Leroy est déterminante : il trouve auprès de l'artiste tourquennois une amitié solide, doublée d'une durable force d'encouragement. Curieux et infatigable, Droulers explore alors l'expressionnisme, le cubisme et l'orphisme, et expose dans diverses galeries à Lille, Bruxelles et Roubaix. Sa trajectoire de vie se réoriente en 1964, date à laquelle il quitte le Nord pour la Provence. Ce passage du Septentrion au Sud génère en lui un puissant renouveau - fréquentations nouvelles, influences inédites sous une lumière plus éclatante. De 1973 à 1980, Droulers habite Aix-en-Provence avant de partir s'installer définitivement à Saint-Rémy de Provence. Maturation de l'oeuvre, qui se plaît à l'épure, à la fluidité évanescente - comme au terme d'un cheminement spirituel, l'accès au plein éblouissement. Ce catalogue, à l'image de l'exposition, donne à voir la diversité des médiums abordés par cet artiste complet : des dessins, mais aussi des collages et des estampes, des peintures, des sculptures, du mobilier, des architectures. On y suit pas à pas un parcours original, où la recherche, la tentative, l'audace nous font, nous aussi, cheminer.
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Nombre de pages
160
Date de parution
07/04/2023
Poids
640g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782376801023
Titre
Robert Droulers (1920-1994). L'échapée belle
Auteur
Massé Alice ; Gaudichon Bruno ; Ferran Elisa
Editeur
INVENIT
Largeur
190
Poids
640
Date de parution
20230407
Nombre de pages
160,00 €
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ROBERT WEHRLIN est un peintre suisse ne en 1903 à Winterthur et mort en 1964. Il est élevé dans une famille bourgeoise et stricte qui ne le destine pas à une carrière artistique. Après le baccalauréat il se dirige vers la jurisprudence. Bon élève en dessin, rien ne laisse présager une vocation artistique et moins encore une rapide évolution vers l'expressionnisme. Le grand choc dans la vie de Wehrlin est sa rencontre, à Davos, avec le peintre expressionniste allemand: Ernst Ludwig Kirchner. A cette époque Kirchner accueille volontiers dans son atelier les jeunes artistes suisses qui peuvent assister aux séances de travail de l'artiste. Kirchner fera trois portraits de Wehrlin, deux gravures sur bois ainsi qu'une huile. En 1924, Wehrlin abandonne ses études et s'installe à Paris dans le quartier Montparnasse. Pour améliorer sa technique, il s'inscrit dans diverses académies ( Jullian, Ranson, Grande chaumière). II y sera l'élève d'André Lhote. De cette époque datent de nombreux nus et portraits dont le traitement " à facettes" n'est pas sans rappeler le cubisme, résultat de l'influence de Lhote. Wehrlin peint de nombreux autoportraits, visages, bustes mais aussi des portraits en taille et en pied. L'environnement culturel très riche du Paris de cette époque forme son goût et son style, ses contacts avec Kirchner deviennent, entre 1925 et 1928, de plus en plus fertiles. Mais à la fin des années 20 son esprit commence à être tiraillé entre l'expressionnisme allemand et l'oeuvre des artistes parisiens comme Picasso et Matisse. Matisse aura autant d'influence sur Wehrlin que Kirchner. C'est peut-être de ces deux influences culturellement et picturalement opposées que naîtra dès 1928 un "style" Wehrlin; de Kirchner il retient surtout la spontanéité du trait et la force des couleurs, de Matisse "comment on donne un relief à une image sans en renier sa planéité fondamentale." l'étale en couches compactes, creuvassées.(....) Wehrlin est foncièrement un coloriste. Dès 1925 Wehrlin expose au Salon d'Automne. A Montparnasse ses amis artistes sont: les sculpteurs Otto Bânninger et sa femme Germaine Richier, Walter Linck et sa femme la céramiste de Berne Margrit Linck-Daepp. II visite souvent son voisin d'atelier Alberto Giacommetti, le peintre Willy Guggenheim dit "Varlin" et le sculpteur bernois Serge Brignoni sont ses copains de Montparnasse. A Montrouge il sera le voisin et l'ami du peintre suisse Max Gubler. Vers 1930, grâce à sa rencontre avec Jacques Villon, il redécouvre la gravure, technique à laquelle Kirchner l'avait initié cinq ans plus tôt. Avant tout il cherche et, nombre de gravures sont des tirages uniques, des épreuves d'artiste. En 1937, Wehrlin devient membre de "La jeune Gravure Contemporaine". En 1965, au musée de Charleville, la" Jeune Gravure Contemporaine" rendra un hommage commun aux 3 artistes-membres récemment disparus: Bissiére, Villon et Wehrlin.. En 1944, il devient sociétaire du Salon d'Automne. En 1949, il réalise un premier sgraffite pour une coopérative "Konsum" de Winterthur, en 54 un sgraffite "Le Baptème du Christ" décore un mur de la maison paroissiale de Kollbrunn en 58 un autre sgraffite " La Roue de la Fortune" illustre une façade d'école à Winterthur-Wülflingen. La même année il réalise 8 vitraux pour l'Eglise réformée française de Winterthur. Entre 1950 et 1960, les thèmes religieux et bibliques l'obsèdent." L'échelle de Jacob", "la lutte de Jacob et de l'Ange", "la Nouvelle Jérusalem", les scènes de la vie du Christ seront autant de sujets qu'il traitera sur divers supports. En 1959 la maison paroissiale de Winterthur-Veltheim lui permet de présenter au public l'aboutissement de ses recherches sur le thème Jacob et l'Ange: un sgraffite illustre l'Echelle de Jacob, une tapisserie la Lutte de Jacob et de l'Ange. Après les vitraux de l'Eglise Réformée Française inaugurés en 1957 à Winterthur Wehrlin réalise entre 60 et 62 une série de 8 vitraux (verre et plomb) à Elsau qui sont considérés par beaucoup comme un aboutissement de son art. Il disparaît le 29 février 1964 à l'âge de 60 ans. II avait en cours de réalisation trois projets de vitraux qui seront en partie exécutés par Heinrich Bruppacher, jeune peintre de Winterthur qu'il avait poussé vers 1950 à se diriger vers la peinture.
Grand Prix de Rome 1914, Pougheon pratique aussi bien le paysage et la nature morte, que le portrait mondain et le grand décor conçu comme le support privilégié de la peinture d'histoire dont il ambitionne de poursuivre la tradition académique. Incarnant une veine maniériste de l'Art Déco au sein du "groupe de Rome" réuni autour de la figure de Jean Dupas, Pougheon développe néanmoins un style très personnel et aisément reconnaissable par son souci de la ligne, par sa manière archaïsante de simplifier, voire de géométriser, les formes, par l'étrangeté enfin de ses compositions, qui l'inscrit dans une filiation surréaliste. Emblématique de ce classicisme de fantaisie nourri des leçons de Raphaël, David et Ingres, comme de l'art de la Renaissance ou des recherches cubistes, l'énigmatique toile intitulée Le Serpent, exposée au Salon des artistes français en 1930, fut déposée au musée de Roubaix dès 1990 par le Musée national d'art moderne. Elle est mise en exergue à Roubaix dans la première exposition consacrée au peintre aux côtés des plus beaux dessins sélectionnés parmi un fonds exceptionnel de plus de mille feuilles, provenant de l'atelier de l'artiste et acquis auprès de la galerie Pierre Gaubert. Révélé au public pour la première fois, cet ensemble dévoile le processus créateur de l'artiste et son oeuvre singulier, où la complexité érudite des sujets le dispute à la richesse des références stylistiques, et où s'allient de manière inédite agrément décoratif et traduction d'un idéal social.
Résumé : A la fois témoin et acteur des grands bouleversements de son temps, Taslitzky déclare que toute sa vie avait été marquée par la guerre. Conscient de sa responsabilité d'homme et d'artiste, Taslitzky se réclame de la grande tradition des peintres d'histoire et défend un "réalisme à contenu social" qui se doit de témoigner. Cette pmonographie d'envergure évoque surtout l'artiste "engagé" , ou "concerné" , à travers non seulement ses grandes compositions consacrées aux causes politiques de sa génération, dans la lignée de la peinture d'histoire davidienne, mais aussi ses autoportraits et portraits, ses paysages ou ses natures mortes. Le propos se concentre sur les oeuvres des années 1930-1970 et s'articule autour de quelques séquences thématiques et chronologiques fortes, comme les dessins réalisés à Buchenwald en 1944-1945, les immenses tableaux inspirés à la Libération par les épreuves de la guerre, les représentations du travail industriel et des luttes syndicales à la fin des années 1940, les réactions à la guerre du Vietnam en 1951, le reportage réalisé en Algérie en 1952 ou encore la série de 63 dessins à l'encre qui fixent, de 1965 à 1972, les banlieues populaires du nord-est parisien en pleine mutation.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.