Bulletin de la Société Théophile Gautier N° 40/2018 : Judith et Théophile
Geisler-Szmulewicz Anne
CHAMP SOCIAL
26,00 €
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EAN :9791034604494
Ce volume où posent en miroir les deux figures de Théophile Gautier et de sa fille Judith s'attache à montrer à la fois le poids d'un héritage et sa transmutation dans une oeuvre encore largement méconnue. Leurs biographies respectives, relues à la lumière de documents en partie inédits, permettent d'éclairer au-delà de la reconstruction du Collier des jours habituelle, les rapports père fille et de préciser également le rôle que joua dans l'éducation de Judith et dans la genèse de son Livre de Jade (1867), le célèbre « Chinois de Gautier », Tin Tun Ling. Le volume procède aussi et surtout à un premier inventaire de ce que Judith poète, romancière ou journaliste, a partagé avec Théophile, que ce soit le goût de l'Extrême-Orient qu'ils rêvèrent à tour de rôle, la critique d'art, le culte de la poésie, l'élaboration de l'orientalisme fin-de-siècle ou l'expérience du roman parnassien et de ses enjeux de Flaubert à Pierre Louÿs.
Nombre de pages
204
Date de parution
27/11/2018
Poids
350g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9791034604494
Titre
Bulletin de la Société Théophile Gautier N° 40/2018 : Judith et Théophile
Auteur
Geisler-Szmulewicz Anne
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
145
Poids
350
Date de parution
20181127
Nombre de pages
204,00 €
Disponibilité
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De Barbey d'Aurevilly qui le célébra comme le "poète de la matière" à Edmond de Goncourt qui se défendait de tomber dans "la trop grosse matérialité" de son style, la matière a été un élément définitoire de l'image de Gautier, presque autant que le motto idéaliste de l'art pour l'art. Prompt à exalter le paganisme pour sa reconnaissance de la matière comme valeur et à célébrer le corps humain comme le "? suprême effort des configurations de la matière" , l'écrivain n'a pas été étranger à l'idée d'une éternité de la matière, voire de sa divinisation, ni à celle de circulation de la matière de forme en forme.
L un part (Hugo), l autre reste (Théophile Gautier). La carrière littéraire de Gautier enveloppe l intégralité du Second Empire, le plus long régime politique de son existence, au point qu Armand de Pontmartin et Frédéric Loliée le considèrent comme l un des « poètes du trône ». Solidement ancré dans un régime qui compte sur son aura, Gautier uvre en faveur de son fils Toto nommé sous-préfet à Ambert, accepte la charge de Bibliothécaire de la Princesse Mathilde, brigue un siège d Académicien... Aurait-il retourné son gilet rouge? Un rapport de police établit en 1854 qu en « politique, Gautier n a pas d opinion », tandis que son uvre continue de célébrer la liberté esthétique et morale. Quatorze spécialistes de littérature et d art se sont penchés sur ce point d observation privilégié du Second Empire qu est Gautier: à travers lui, c est le paradoxe de l autonomie de l artiste pris au c ur d un dispositif de dépendance économique qu on interroge.
L'indéfectible amitié de Gérard de Nerval et de Théophile Gautier, nouée lorsqu'ils étaient condisciples au collège Charlemagne, ne cessa qu'avec la mort de Nerval en janvier 1855 dans son Histoire du romantisme Gautier au soir de sa vie témoigne encore de leur complicité : " Nos écritures étaient soeurs comme nos coeurs étaient frères, et elles se ressemblaient à s'y méprendre parfois. " Le volume Gautier et Nerval, collaborations, solidarités, différences rassemble les contributions de sept spécialistes de ces deux auteurs, qui portent un regard nouveau sur leurs activités communes, sur les passions qu'ils ont partagées et sur leurs spécificités en considération des courants esthétiques ou idéologiques contemporains. Sont explorés différents terrains de rencontre : la presse (où les deux collaborateurs signèrent parfois leurs articles " G. G. ", avant de poursuivre chacun sa propre voie) ; leur rapport à l'Orient ; les récits en prose, notamment Jeunes France ; la poésie à l'époque de la Bohème du Doyenné ; mais aussi le théâtre, que l'un et l'autre fréquentèrent assidûment, et où ils se retrouvèrent parfois pour écrire des comptes rendus ? selon un processus d'écriture " collaborative " qui questionne la notion même d'" auteur " et qui constitue un véritable défi pour les éditeurs des Oeuvres complètes de l'un comme de l'autre.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.