Emeutes, révoltes urbaines et réactions sociales. Acteurs et pacificateurs de désordre dans les quar
Boucher Manuel
CHAMP SOCIAL
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EAN :9791034609550
De Clichy-sous-Bois à Nanterre, des nuits d'automne 2005 aux émeutes et révoltes fulgurantes de l'été 2023, la France est régulièrement secouée par des violences collectives qui trouvent leur épicentre dans les quartiers (im)populaires. Près de vingt ans séparent les violences de 2005 et celles de 2023. Pourtant, les causes structurelles demeurent : ségrégation urbaine, ghettoïsation, discriminations raciales, violences policières, précarité sociale, relégation scolaire, sentiment d'injustice... Dans un contexte d'intensification des inégalités, ces territoires restent le théâtre d'explosions de colère juvénile où s'expriment des frustrations, des envies de vengeance, des appels à l'aide mais aussi des revendications et parfois des aspirations politiques souvent invisibilisées. Cet ouvrage collectif réunit les analyses de sociologues, politistes et photographes engagés afin d'interroger ces mobilisations violentes et les réponses qu'elles suscitent. En croisant les regards quelquefois contrastés, il questionne la construction sociale et politique des émeutes et/ou révoltes, leur mise en récit médiatique, leurs racines structurelles, la transformation des formes de protestation ainsi que les réponses sociales, institutionnelles et politiques, entre répression et pacification, qu'elles suscitent. Il articule des analyses empiriques et des approches critiques pour saisir les logiques à l'oeuvre dans ces insurrections contemporaines : faut-il voir dans ces mobilisations un cri irrationnel, une expression de la marginalité ou une action proto-politique stratégique face aux humiliations, aux logiques de ségrégation et aux épreuves des discriminations ? Quel est le rôle des institutions, de la police, des médias, des activistes, des intervenants sociaux et des technologies numériques dans la production ou la pacification de ces désordres ? A quelles conditions les colères peuvent-elles se transformer en luttes collectives ? Ce livre essentiel pour penser la conflictualité urbaine à l'heure de la ghettoïsation, de l'épuisement de l'Etat social et de la montée des populismes sécuritaires réunit, sous la direction de Manuel Boucher, les contributions de Eric Marlière, Gérard Mauger, Orian Lempereur Castelli, Alessio Motta, Atanasio Bugliari Goggia, Walter Greco, Patrice Ballester, Joël Barthelemy, Thomas Sauvadet, Benjamin Hoffmann & Emilie Auger, Laurent Mucchielli, Christian Mouhanna, Ulysse Rabaté et Sami Zegnani, Florian Pietron, Emilie Fernandez Montoya, Ben Art Core et Michel Wieviorka.
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Nombre de pages
479
Date de parution
18/11/2025
Poids
750g
Largeur
155mm
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EAN
9791034609550
Auteur
Boucher Manuel
Editeur
CHAMP SOCIAL
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Date de parution
20251118
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479,00 €
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Dans une nouvelle ère, celle de la mondialisation économique et de la construction européenne, n'est-il pas temps que la production de la recherche dans les organismes de la formation et de l'intervention sociales contribue au dépassement de l'hétéronomie du champ social ? Au-delà de l'identification des acteurs de la recherche, peut-on penser son organisation afin qu'elle soit reconnue comme un espace fondamental de construction de connaissances en capacité d'influencer réellement la conception et la mise en oeuvre des politiques sociales ? L'organisation de la recherche dans le champ social ne constitue-t-elle pas une garantie pour que le travail social ne soit pas simplement un instrument au service de l'ordre mais de la régulation sociale ? Dans un contexte de régionalisation, quelles pourraient être les perspectives de consolidation de la fonction de recherche au sein de l'appareil de formation des professions sociales ? Quels liens établir entre les professionnels de la recherche, les formateurs, voire des formateurs-chercheurs ? Quelles articulations concevoir avec d'autres structures plus classiques de recherche (université, CNRS, sociologie professionnelle, etc.) ? Qu'en est-il de l'étude critique des sciences dans les cursus de formation des travailleurs sociaux ? Plus fondamentalement, n'est-il pas désormais nécessaire pour le travail social de constituer une discipline académique autonome qui favorise la re-conflictualisation du champ social face aux risques d'instrumentalisation ? L'ensemble de ces questions a été abordé lors d'une journée d'étude organisée par l'Association des chercheurs des organismes de la formation et de l'intervention sociales (ACOFIS). Cet ouvrage en constitue les Actes. L'Association des chercheurs des organismes de la formation et de l'intervention sociales agit pour la promotion de la recherche en vue de contribuer à la transformation sociale.
Les transformations sociale et économique d'inspiration néolibérale et le traitement sécuritaire des inégalités sociales réinterrogent les modèles de protection et d'action sociales développés durant le vingtième siècle. Aux avant-postes de ces métamorphoses, les acteurs sociaux courent alors le risque de s'inscrire dans un espace "social-sécuritaire" tourné principalement vers la recomposition du contrôle social au détriment du renouvellement de leurs capacités d'émancipation. Pour éviter de sombrer dans un pessimisme favorable au développement d'une pensée catastrophiste et réactionnaire hostile à tout mouvement, les acteurs de l'intervention sociale doivent donc s'armer intellectuellement s'ils veulent identifier et comprendre les nouvelles questions sociales et culturelles et ainsi renouveler leurs pratiques sans renier les valeurs humanistes émancipatrices intrinsèques du "travail social". Dans cette perspective, cet ouvrage collectif rassemblant d'éminents spécialistes du champ social et politique a une double ambition: faire une sorte d'état des lieux des connaissances produites sur les questions sociales et culturelles contemporaines; montrer que la production de la recherche et sa valorisation dans le champ de l'intervention sociale peut permettre à cet espace hétérogène de sortir de l'hétéronomie. Les contributions et points de vue proposés dans ce livre constituent une ressource pour toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre pour mieux agir et participer ainsi à la construction d'une société d'individus libres et solidaires à la fois.
L'objectif de cet ouvrage est d'interroger l'utilisation des méthodes d'enquête mobilisées pour étudier les déviances, la délinquance et leurs régulations. Au-delà des discours convenus sur les choix de méthodes, les auteurs décrivent leurs pratiques effectives de recherche. A partir d'exemples, ils exposent leur protocole d'enquête, les difficultés rencontrées et les ressources mobilisées. Les auteurs soulèvent aussi des questions épistémologiques et déontologiques liées à la préparation, au déroulement et à la diffusion d'une recherche.
Résumé : A partir de travaux en sciences sociales, cet ouvrage interroge la coproduction des logiques d?action à l?oeuvre du côté des jeunesses de rues et des acteurs de la complexification du contrôle social. Il comporte trois parties articulées entre elles. La première s?intéresse aux représentations dont les jeunesses de rue sont l?objet ; la seconde décrit des actions et pratiques concrètes de ces jeunes tandis que la troisième partie interroge les réactions sociales que ces pratiques suscitent.
Résumé : La référence à l'efficacité et la performance traverse bien des discours professionnels, institutionnels, politiques et sociaux à tel point qu'il est assez courant d'entendre dire que la quête d'une efficacité toujours plus grande du travail, de l'enseignement, de la formation, de la vie sociale plus largement... serait le symptôme d'une société hyper-moderne. L'omniprésence de cette référence dans la réalisation du travail, dans la conduite de sa vie... a pour effet de mettre au premier plan de nos existences les buts, les finalités et le résultat évaluable, donc la performance, conduisant alors, selon certains, à instaurer un climat de concurrence entre les individus et surtout laissant à penser qu'il est anormal et interdit de "perdre son temps" . Or, l'existence humaine ne semble pas naturellement fondée d'abord sur la preuve permanente de l'obtention d'un résultat. Mais alors, pourquoi la référence à l'efficacité domine-t-elle la vie sociale, la vie au travail voire même la vie personnelle ? Y a-t-il une seule façon de penser l'efficacité ? Cet ouvrage a pour intention de traiter ces questions en réunissant des points de vue différents d'économiste, de gestionnaire, de compagnon du devoir, de spécialiste de l'analyse du travail. Avec des contributions de Pascal Chauchefoin, Nathalie Corceiro et Patrick Doffémont, Jean-Claude Dupuis, Pascal Airey, Thierry Rousseau, Aline Dronne-Caron et Patrick Conjard
Jusqu'au XIXe siècle face aux difficultés que pose l'individu dans sa famille et la société, surtout dans les grands centres urbains, celui-ci est écarté afin de protéger le groupe. L'histoire de Camille Claudel est éloquente, elle passa 30 ans dans un asile psychiatrique et ce jusqu'à sa mort. Au début du XXe siècle une alternative s'offre alors pour la résolution de ces problèmes, alternative centrée sur la personne, la psychanalyse était née. Freud dira qu'il faut garder la famille en dehors de la cure. Pourtant, il fera de la systémie sans le savoir avec la cure du petit Hans, par l'intermédiaire du père de l'enfant, alors que la psychanalyse n'envisage pas l'intervention d'une tierce personne. Une autre voie verra donc le jour en 1950 à Palo Alto en Californie avec l'apparition de la systémie. L'individu est indissociable de son groupe, de sa famille. Dans cet ouvrage, nous évoquerons l'histoire de la systémie, ses concepts, mais surtout les outils utilisés, véritables supports pour libérer la parole. Ils permettent des médiations entre les membres de la famille, les groupes d'enfants dans les structures, les groupes d'adultes... Ils peuvent être utiles aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux psychiatres, à tous ceux qui sont en lien avec des personnes en difficultés.
Cette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.