
Autoportrait noir. Une lecture de Eugène Leroy, Autoportrait noir (1960) collection Eugène-Jean Lero
La démarche de l'autoportrait chez Eugène Leroy ne traduit en rien une marque de narcissisme : au contraire, le moi du peintre s'efface derrière les couches et grattages successifs pour ne laisser entrevoir que l'humanité et son expression ultime : l'art. Le peintre travaille plusieurs oeuvres en même temps, reprenant sans cesse ses toiles, parfois dix ans après. Cet inachèvement qui absorbe le temps est une invitation, pour Ludovic Degroote, à s'interroger en toute liberté sur l'expérience artistique de Leroy et son rapport à la peinture. Le poète voit dans cet Autoportrait noir un autoportrait de la peinture, la lumière réfléchissante de sa propre intériorité : " ce que j'aime dans l'oeuvre d'un peintre, comme dans un poème, c'est qu'il m'invite à rester dedans, à m'y retrouver ".
| Nombre de pages | 32 |
|---|---|
| Date de parution | 23/02/2011 |
| Poids | 84g |
| Largeur | 139mm |
| EAN | 9782918698166 |
|---|---|
| Titre | Autoportrait noir. Une lecture de Eugène Leroy, Autoportrait noir (1960) collection Eugène-Jean Lero |
| Auteur | Degroote Ludovic ; Leroy Eugène |
| Editeur | INVENIT |
| Largeur | 139 |
| Poids | 84 |
| Date de parution | 20110223 |
| Nombre de pages | 32,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
69 VIES DE MON PERE
DEGROOTE LUDOVICC'est un livre sur la façon dont un mort peut continuer à vivre, à l'intérieur de la mémoire et de la langue : c'est un texte qui prolonge la vie des morts et voudrait montrer qu'on n'en a pas fini avec eux tant qu'on est vivant - ici, le mort c'est un père (lui-même fils d'un père mort et père d'une fille morte) et le vivant c'est un fils. On n'en a pas fini avec les morts tant qu'on a de la langue, c'est la seule chose qu'on puisse leur opposer, leur proposer. C'est aussi cette façon que peuvent avoir les autres de nous habiter en même temps qu'ils nous échappent - l'autre ici c'est quelqu'un qu'on aime, et qui nous habite d'une telle manière qu'on ne peut se défaire de lui, qu'il s'incorpore, et que nous nous construisons sur/avec cette disparition. Façon de dire aussi qu'on n'en a pas fini d'aimer. La langue nous permet de construire ce qui n'existe pas - mais ici ce n'est pas le réel, c'est cet espèce d'état vivant qui se poursuit en nous en dépit de la réalité, et qui ne sort jamais, qui ne fait que circuler à l'intérieur, dans l'intimité étroite d'un dialogue qui semble silencieux. On ne sait pas bien ce qui se passe à l'intérieur des autres 69 vies, ça fait penser à ces jeux d'ordinateur où on a plusieurs vies - ici il n'y en a qu'une, et cependant l'écriture du texte en invente une autre, qui n'est pas tout à fait fictive, qui est écrite, et qui voudrait toucher ce qu'elle est au fond : ce serait cela, le champ poétique. Les données objectives : des faits, et tout ce que la mémoire et la langue retravaillent, comme pour bâtir une légende, mais ici c'est une légende à taille humaine, qui n'a pas de valeur d'exemple ni de dimension épique ou héroïque : il s'agit seulement de quelqu'un qui a vécu et qui est mort, et dont la vie n'a d'importance que dans la mesure où elle n'est plus là, en apparence. La variation de l'écriture : c'est la variété d'une vie, et aussi d'une "oeuvre", qui tournent toujours autour des mêmes petites choses, des mêmes encombrements sur quoi chaque fois elles viennent buter. Un récit familial dense, une écriture forte pour tourner autour de la figure absente/présente d'un père. Lyrisme mais aussi humour dans cette élégie aux couleurs flamandes.Sur commandeCOMMANDER14,00 € -
UN PETIT VIOL / UN AUTRE PETIT VIOL
DEGROOTE LUDOVICLudovic Degroote vit près de Lille. Né en 1957, il est enseignant.Il a publié une douzaine de livres de poésie dont Barque bleue, Ciels (Editions Unes), Pensées des morts (Tarabuste) ou récemment 69 vies de mon père (Champ Vallon), ainsi que bon nombre de livres d artistes. Il a reçu le prix des Découvreurs de poésie en 2005.Sur commandeCOMMANDER14,00 € -
Monologue
Degroote LudovicJe m'appelle Godeleiue Degroote, je suis morte dans un accident d'auto non loin de folkestone en angleterre le huit août mille neuf cent soixante-six. Aussitôt j'ai su que je ne serais pas seule à mourir, que je ne pouvais me détruire sans les autres, non par choix mais par amour. Qi on meurt à dix-huit ans on commence par la famille. Alors j'ai commencé par ma famille.Sur commandeCOMMANDER11,50 € -
Barque bleue
Degroote LudovicDans la barque bleue loin ça ne prend pas on est bien la tête a tout l'horizon pour fixer sa mémoire feu de cuisses au soleil on va bien dans les trous du tempsSur commandeCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Vermeer, entre deux songes. Une lecture de Johannes Vermeer (1632-1675), Jeune Fille assoupie, 1657,
Josse GaëlleAu Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.Sur commandeCOMMANDER12,00 € -

Art and Social Work in Europe. Methodological information for new ambitions, Edition français-anglai
Laly FlorenceSur commandeCOMMANDER19,00 € -

Courbet, marée montante. Une lecture de Gustave Courbet, Marée montante, 1860 Château-Musée de Boulo
Minière ClaudeLa mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.Sur commandeCOMMANDER12,00 €

