Les intellectuels et l'Occupation, 1940-1944. Collaborer, partir, résister
Betz Albrecht ; Martens Stefan
AUTREMENT
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EAN :9782746705401
1940. Le traumatisme de la défaite devient, chez beaucoup d'intellectuels français, l'expérience d'une perte : celle de l'influence de leur nation dans le monde, mais aussi de leur statut individuel en tant qu'écrivains. Dans une société où l'économie et la technique sont amenées désormais à jouer un rôle déterminant, ils cherchent une nouvelle identité. Confrontés à des modèles contradictoires, à côté de ceux, très rares, qui entrent en résistance, certains choisissent l'exil ou la passivité, d'autres optent pour le fascisme comme moyen de combattre le communisme et de « réduire la décadence » (Drieu La Rochelle).1944. L'histoire opère un brusque retournement. La plupart des intellectuels ayant adhéré, à des degrés divers, à la collaboration se sentent trahis par la politique allemande, qui n'a pas pu remplir ses promesses d'une « nouvelle Europe » et a même échoué à dresser un rempart contre le bolchevisme.Pendant ces quatre années, pourtant, la production culturelle fut, en France, impressionnante. Comment expliquer un tel paradoxe ?Les contradictions extrêmes de cette crise aiguë méritent d'être réexaminées de près. La distance historique permet à une équipe d'historiens de cinq pays d'Europe de porter un nouveau regard sur cette période cruciale de l'histoire européenne.Ouvrage dirigé par Albrecht Betz et Stefan Martens.Avec Hans Manfred Bock, Christophe Charle, Hélène Eck, Ingrid Galster, José Gotovitch, Barbara Lambauer, Emmanuelle Loyer, Jean-Yves Mollier, Gisèle Sapiro, Peter Schöttler, Margot Taureck, Gabriele Turi et Cécile Vanderpelen.
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Nombre de pages
342
Date de parution
03/09/2004
Poids
415g
Largeur
150mm
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EAN
9782746705401
Titre
Les intellectuels et l'Occupation, 1940-1944. Collaborer, partir, résister
Auteur
Betz Albrecht ; Martens Stefan
Editeur
AUTREMENT
Largeur
150
Poids
415
Date de parution
20040903
Nombre de pages
342,00 €
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Résumé : Cette étude a pour ambition de resituer dans toute sa complexité le réseau d'action et de réaction de ce champ politico-littéraire dont les deux pôles furent le Troisième Reich et la France, le national-socialisme et la patrie des droits de l'homme. Foyer de combustion dont la crise économique, l'arrivée de Hitler au pouvoir, le Volksfront et la chute de Paris sont venus, en dix ans, relancer l'intensité tragique ; et dont l'épicentre se situe dans les débats des écrivains allemands exilés en France. Les données de base sont relativement connues, à travers les figures de proue que furent Heinrich Mann, Bertold Brecht ou Walter Benjamin. Ce qui l'est beaucoup moins, ce sont les conditions mêmes du débat, l'exil comme expression paroxystique de l'engagement, les organes et les moyens dont ces écrivains disposaient pour faire entendre une voix qui s'adressait tantôt aux milieux internes de l'émigration, tantôt, par-delà la censure, à leurs compatriotes, tantôt aux intellectuels français plus ou moins sourds.
Les lettres qui composent ce volume sont adressées par Rilke à son épouse, la sculptrice Clara Westhoff, alors que le poète vient de découvrir l'oeuvre de Paul Cézanne (1839-1906) au Salon d'automne de 1907. Et Rilke de s'intéresser au travail frénétique du peintre pendant les dernières années de sa vie, à la fois intense, profonde et radicale, et d'y puiser une forme d'inspiration sur son approche de la création sous-tendue par cette question : qu'est-ce que le réel ?
Rainer Maria Rilke offre un cas qui ne laisse pas d'être assez extraordinaire ; un poète profondément germanique, qui figure, sous sa forme la plus aiguë, la plus fragile, le rameau extrême du romantisme allemand au point où il va rencontrer les derniers prolongements du monde spirituel slave, découvre sa véritable identité au contact d'une ville française. Ce poète allemand trouve à Paris non seulement un domicile passager et des amitiés plus ou moins durables, mais une inspiration qui le guide vers les formes secrètes de son être. Pendant douze ans il y reviendçra presque année après annés, heureux et malheureux d'y retrouver des joies ou des souffrances toujours neuves et un paysage presque éternel. Cette ville lui prêtera le cadre et les thèmes d'une oeuvre par laquelle il a le sentiment de s'exprimer jusqu'au bord de l'indicible, jusqu'à envisager et accepter d'un coeur tranquille la mort au terme d'un livre dans lequel il a conscience d'avoir concentré toute la sève d'une vie.
J'écris ce livre pour dire ma gratitude à tous ceux à qui je dois tant de choses : ma famille, mes amis, quelques professeurs, quelques médecins, d'innombrables invisibles, des artistes, la nature, la vie. Et aussi pour réfléchir aux circonstances dans lesquelles oser être ingrat m'aurait permis d'avancer. J'invite chacun de mes lecteurs à effectuer cet exercice avant de commencer sa lecture. Puis à le refaire après avoir lu tout le livre et, en particulier, avoir compris le rôle social, culturel, écologique, économique et politique de la gratitude et de l'ingratitude, et les différences entre gratitude et reconnaissance. Je l'invite à noter ce qu'il peut faire pour réparer ce qui est encore réparable ; à vivre le plaisir qu'il peut tirer de la gratitude, tout en échappant à la soumission qui peut en découler. Il en déduira, je l'espère, quelques moyens nouveaux d'être heureux et utile au monde. Soyez toujours reconnaissant ; osez parfois être ingrat". J. A.
Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir". Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la "loi de l'oubli". Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à "l'intranquillité perpétuelle".
Jaffna, Sri Lanka, 1981. Sashi, seize ans, veut devenir médecin. Mais au cours de la décennie qui s'ouvre, la guerre civile qui éclate dans son pays met à mal son rêve. Alors que ses quatre frères et leur ami d'enfance sont tour à tour happés par le conflit, elle accepte de prêter main forte dans un hôpital de campagne tenu par les Tigres tamouls. Après l'assassinat de l'un de ses professeurs de médecine par les Tigres, Sashi éprouve au plus profond d'elle-même le déchirement de ce conflit tragique et fratricide qui s'est invité au sein de sa famille. Elle décide alors de suivre sa propre voie : aider tous ceux qui en ont besoin, même au péril de sa vie. Dans la nuit solitaire retrace le destin hors du commun d'une jeune femme prise dans les remous de l'histoire. Une fresque flamboyante sur l'amour en temps de guerre, portée par une plume délicate et sensible.