Exil et engagement. Les intellectuels allemands et
Betz Albrecht
GALLIMARD
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EAN :9782070721184
Cette étude a pour ambition de resituer dans toute sa complexité le réseau d'action et de réaction de ce champ politico-littéraire dont les deux pôles furent le Troisième Reich et la France, le national-socialisme et la patrie des droits de l'homme. Foyer de combustion dont la crise économique, l'arrivée de Hitler au pouvoir, le Volksfront et la chute de Paris sont venus, en dix ans, relancer l'intensité tragique ; et dont l'épicentre se situe dans les débats des écrivains allemands exilés en France. Les données de base sont relativement connues, à travers les figures de proue que furent Heinrich Mann, Bertold Brecht ou Walter Benjamin. Ce qui l'est beaucoup moins, ce sont les conditions mêmes du débat, l'exil comme expression paroxystique de l'engagement, les organes et les moyens dont ces écrivains disposaient pour faire entendre une voix qui s'adressait tantôt aux milieux internes de l'émigration, tantôt, par-delà la censure, à leurs compatriotes, tantôt aux intellectuels français plus ou moins sourds.
Nombre de pages
416
Date de parution
15/01/1991
Poids
454g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070721184
Titre
Exil et engagement. Les intellectuels allemands et
Auteur
Betz Albrecht
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
454
Date de parution
19910115
Nombre de pages
416,00 €
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1940. Le traumatisme de la défaite devient, chez beaucoup d'intellectuels français, l'expérience d'une perte : celle de l'influence de leur nation dans le monde, mais aussi de leur statut individuel en tant qu'écrivains. Dans une société où l'économie et la technique sont amenées désormais à jouer un rôle déterminant, ils cherchent une nouvelle identité. Confrontés à des modèles contradictoires, à côté de ceux, très rares, qui entrent en résistance, certains choisissent l'exil ou la passivité, d'autres optent pour le fascisme comme moyen de combattre le communisme et de « réduire la décadence » (Drieu La Rochelle).1944. L'histoire opère un brusque retournement. La plupart des intellectuels ayant adhéré, à des degrés divers, à la collaboration se sentent trahis par la politique allemande, qui n'a pas pu remplir ses promesses d'une « nouvelle Europe » et a même échoué à dresser un rempart contre le bolchevisme.Pendant ces quatre années, pourtant, la production culturelle fut, en France, impressionnante. Comment expliquer un tel paradoxe ?Les contradictions extrêmes de cette crise aiguë méritent d'être réexaminées de près. La distance historique permet à une équipe d'historiens de cinq pays d'Europe de porter un nouveau regard sur cette période cruciale de l'histoire européenne.Ouvrage dirigé par Albrecht Betz et Stefan Martens.Avec Hans Manfred Bock, Christophe Charle, Hélène Eck, Ingrid Galster, José Gotovitch, Barbara Lambauer, Emmanuelle Loyer, Jean-Yves Mollier, Gisèle Sapiro, Peter Schöttler, Margot Taureck, Gabriele Turi et Cécile Vanderpelen.
Rainer Maria Rilke offre un cas qui ne laisse pas d'être assez extraordinaire ; un poète profondément germanique, qui figure, sous sa forme la plus aiguë, la plus fragile, le rameau extrême du romantisme allemand au point où il va rencontrer les derniers prolongements du monde spirituel slave, découvre sa véritable identité au contact d'une ville française. Ce poète allemand trouve à Paris non seulement un domicile passager et des amitiés plus ou moins durables, mais une inspiration qui le guide vers les formes secrètes de son être. Pendant douze ans il y reviendçra presque année après annés, heureux et malheureux d'y retrouver des joies ou des souffrances toujours neuves et un paysage presque éternel. Cette ville lui prêtera le cadre et les thèmes d'une oeuvre par laquelle il a le sentiment de s'exprimer jusqu'au bord de l'indicible, jusqu'à envisager et accepter d'un coeur tranquille la mort au terme d'un livre dans lequel il a conscience d'avoir concentré toute la sève d'une vie.
Betz Hans-Georg ; Perrineau Pascal ; Brzustowski G
Hans-Georg Betz a été professeur de politique comparée dans diverses universités aux États-Unis (notamment à l'université John Hopkins de Washington), à Istanbul et Toronto. Pascal Perrineau est politologue, directeur du Centre d'étude de la vie politique française (cevipof). Traduit de l'anglais par Geneviève Brzustowski.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.