Une anthropologie historique et culturelle. Rituels, mimésis sociale et performativité
Wulf Christoph
TERAEDRE
17,00 €
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EAN :9782912868343
L'anthropologie historique et culturelle considère que le social se construit au cours de processus interactionnels entre les rituels, la mimésis sociale et la performativité. Les rituels orchestrent les rythmes de notre vie (familiale, personnelle, professionnelle) et si les grands rituels disparaissent, d'autres plus intimes sont inventés. Les rituels, anciens et inventés, permettent de faire ensemble société et ils se transmettent par mimésis sociale. La performativité est l'activité de recréation personnelle et culturelle des rituels dans une mise en scène corporelle et identitaire. L'anthropologie historique et culturelle ouvre une réflexion interculturelle sur l'importance du corps, zone encore peu explorée, dans les constructions sociales. Cet ouvrage propose à la fois une réflexion théorique et une illustration de ces thèses. qui intéresseront le travailleur social, l'éducateur, l'enseignant mais aussi, parce qu'écrit dans une langue claire, l'Homme du XXIe siècle désireux de décoder son époque. . . Christoph Wulf est professeur en sciences de l'éducation à la Freie Universität (Université libre) de Berlin et directeur du Centre interdisciplinaire d'anthropologie historique et culturelle de Berlin. Il est le fondateur de l'anthropologie historique et culturelle et a publié de nombreux ouvrages sur l'anthropologie qui ont été traduits en plusieurs langues. Il est régulièrement invité en France pour des enseignements et des conférences sur l'anthropologie historique et culturelle.
Nombre de pages
190
Date de parution
19/09/2007
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782912868343
Titre
Une anthropologie historique et culturelle. Rituels, mimésis sociale et performativité
Auteur
Wulf Christoph
Editeur
TERAEDRE
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20070919
Nombre de pages
190,00 €
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Christoph Wulf, docteur en philosophie, est professeur d'anthropologie et de philosophie de l'éducation et cofondateur du Centre interdisciplinaire d'Anthropologie historique de l'Université libre de Berlin.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le