Les nationalistes connaissent un grand essor en Europe. Enracinée dans les réalités nationales, cette évolution présente des points communs : il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative. D'où une opposition à la supranationalité, à laquelle on répond par un repli sur l'Etat-nation, synonyme de protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. Le mépris de la démocratie débouche sur le culte du chef. A répéter que "nous ne sommes pas dans les années 1930", on risque de sous-estimer le danger. Il y va de l'avenir de chaque Etat concerné : niveau de vie, libertés et hostilité à l'immigration. Mais l'avenir de l'Union européenne est aussi en cause : si elle mérite d'être transformée en profondeur pour répondre aux besoins des citoyens, sa destruction constituerait une menace pour un continent si longtemps en guerre.
Date de parution
28/03/2019
Poids
458g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782354571658
Titre
Les nationalistes à l'assaut de l'Europe
Auteur
Vidal Dominique
Editeur
DEMOPOLIS
Largeur
155
Poids
458
Date de parution
20190328
Disponibilité
Epuisé
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La fin de l'apartheid et l'instauration d'un régime démocratique en Afrique du Sud ont modifié l'expérience de la migration du sud du Mozambique vers la région de Johannesburg qui, depuis la découverte de gisements aurifères à la fin du XIXe siècle, a drainé des millions d'hommes. Aujourd'hui, la plupart des migrants mozambicains ne travaillent plus comme dans le passé dans les mines de façon contractuelle, mais dans l'économie informelle de la ville où ils rencontrent l'hostilité des Noirs sud-africains, eux-mêmes victimes de discrimination par la minorité blanche au temps de l'apartheid. A partir d'une enquête menée à Maputo et à Johannesburg, ce livre prend pour focale ce changement de cadre migratoire au travers duquel se donne à voir l'entrecroisement de dynamiques, indissociablement sociales et politiques, que les déplacements entre les deux pays révèlent selon différentes déclinaisons. Cette étude des migrations internationales examine l'idée de frontière sous au moins trois angles. Celui, d'abord, des frontières étatiques dont la mise en place et le développement ont été analysés comme l'élément politique permettant de distinguer l'immigration moderne d'autres formes de mobilités. Celui de la recherche urbaine, ensuite, qui montre que les grandes métropoles, tout en constituant plus que jamais des destinations pour les migrants, voient se développer des frontières socio-spatiales résultant de l'action de ceux qui cherchent à se protéger de l'altérité. Celui, enfin, des travaux sur l'ethnicité soulignant que les frontières ethniques se construisent souvent dans les relations entre immigrés et populations plus anciennement installées. La présence de frontières dans le rapport à autrui est omniprésente dans les logiques d'action de ces migrants du Mozambique à Johannesburg. L'adversité qu'ils affrontent en migration les amène à chercher à se fondre dans l'environnement urbain sur un mode principalement individuel et, en même temps, à se définir comme un groupe doté d'attributs valorisables, afin d'établir un rapport positif à soi dans un monde déstabilisant pour l'identité personnelle.
La philosophie se définit généralement comme projet de dévoilement du réel par le seul pouvoir de la raison. Ce qui aboutit à l'exclusion de l'imagination, conçue seulement comme "maîtresse d'erreur et de fausseté". C'est avec cette thèse que rompt radicalement Cornelius Castoriadis : l'imagination devient chez lui puissance de création, que ce soit dans le domaine social, historique et même dans le domaine de la rationalité (science, technique, logique). La réalité elle-même ne serait-elle pas, dans une large mesure, le produit de l'imaginaire ? Comment alors articuler les dimensions du réel, du rationnel et de l'imaginaire ? Et comment connaître philosophiquement et scientifiquement le réel ? C'est ce que s'efforce de penser cet ouvrage, dans lequel toutes les facettes de l'oeuvre multiforme de Castoriadis (de l'ontologie à la politique, en passant par l'épistémologie) sont étudiées.
Pour l'auteur du Tractatus, il n'y a pas d'autre langage que celui du discours propositionnel de la logique. Le discours métaphysique est, par conséquent, un non-sens : la logique ne peut être fondée ou interprétée métaphysiquement. A l'encontre de la lecture que l'on fait habituellement du Tractatus, il s'agit de voir dans la logique un pur système de signes. Cet essai explique ce qu'est la logique propositionnelle moderne avant de passer au texte lui-même, en soulignant ses points principaux : les constantes logiques, la théorie des types, des tautologies et de l'image logique de la réalité. Le sens du Tractatus est enfin examiné à la lumière de la question de l'éthique.
Ce manuel, destiné à l'ensemble des citoyens, commente chaque article de la charte de la laïcité en analysant ses enjeux politiques et sociaux, ses mots et expressions clés, son éventuelle polysémie et les querelles d'interprétation qui en découlent.