Les nationalistes connaissent un grand essor en Europe. Enracinée dans les réalités nationales, cette évolution présente des points communs : il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative. D'où une opposition à la supranationalité, à laquelle on répond par un repli sur l'Etat-nation, synonyme de protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. Le mépris de la démocratie débouche sur le culte du chef. A répéter que "nous ne sommes pas dans les années 1930", on risque de sous-estimer le danger. Il y va de l'avenir de chaque Etat concerné : niveau de vie, libertés et hostilité à l'immigration. Mais l'avenir de l'Union européenne est aussi en cause : si elle mérite d'être transformée en profondeur pour répondre aux besoins des citoyens, sa destruction constituerait une menace pour un continent si longtemps en guerre.
Date de parution
28/03/2019
Poids
458g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782354571658
Titre
Les nationalistes à l'assaut de l'Europe
Auteur
Vidal Dominique
Editeur
DEMOPOLIS
Largeur
155
Poids
458
Date de parution
20190328
Disponibilité
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C'est, depuis toujours, le talon d'Achille de l'analyse de la question de Palestine : la sous-estimation des réalités propres aux deux sociétés en présence, de leur évolution et donc de leurs contradictions. Cet angle mort l'est d'autant plus qu'en France, notamment, on écrit rarement sur Israël, mais le plus souvent pour ou contre lui. L'approche géopolitique peine à rendre compte de la globalité du conflit. Après son récent numéro sur la Palestine, Confluences Méditerranée consacre cette nouvelle livraison sur Israël, sous un titre volontairement provocateur.
La vie et l'oeuvre de Simone Weil (1909-1943) sont exemplaires à tous points de vue. Intellectuelle accomplie, femme investie dans les grands combats de son temps, sa pensée est en quelque sorte le reflet exact de son engagement dans l'existence. De la multiplicité des thèmes parcourant son oeuvre, mais aussi de la diversité de ses expériences concrètes, ressort pourtant une image unitaire ayant pour centre la notion de travail. La singularité de sa pensée peut être saisie dans cet approfondissement du sens du travail en tant à la fois qu'il définit notre humaine condition et qu'il oriente notre besoin de grandeur spirituelle.
La question qui taraude Spinoza est le fruit d'une observation à l'origine de toute sa philosophie : les hommes combattent pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur salut. Pourquoi cette conduite insensée ? Spinoza montre que les hommes vivent d'abord la politique de manière passionnelle. Il ne s'agira pas de chercher à supprimer ces passions car elles font partie de leur nature, mais de les connaître et les comprendre. La politique conduite selon la raison est alors un moyen de se débarrasser des idéologies serves qui les entretiennent ; la démocratie est le régime approprié à cette politique. En elle, et par elle, chacun est l'égal de chacun ; elle préserve le droit naturel de persévérer dans l'être, et de vivre et penser librement. En faisant de chacun le législateur, c'est-à-dire le politique par excellence, elle définit les cadres de la liberté de pensée et d'expression, la séparation légale du domaine privé et du domaine public.
La philosophie se définit généralement comme projet de dévoilement du réel par le seul pouvoir de la raison. Ce qui aboutit à l'exclusion de l'imagination, conçue seulement comme "maîtresse d'erreur et de fausseté". C'est avec cette thèse que rompt radicalement Cornelius Castoriadis : l'imagination devient chez lui puissance de création, que ce soit dans le domaine social, historique et même dans le domaine de la rationalité (science, technique, logique). La réalité elle-même ne serait-elle pas, dans une large mesure, le produit de l'imaginaire ? Comment alors articuler les dimensions du réel, du rationnel et de l'imaginaire ? Et comment connaître philosophiquement et scientifiquement le réel ? C'est ce que s'efforce de penser cet ouvrage, dans lequel toutes les facettes de l'oeuvre multiforme de Castoriadis (de l'ontologie à la politique, en passant par l'épistémologie) sont étudiées.
Pour l'auteur du Tractatus, il n'y a pas d'autre langage que celui du discours propositionnel de la logique. Le discours métaphysique est, par conséquent, un non-sens : la logique ne peut être fondée ou interprétée métaphysiquement. A l'encontre de la lecture que l'on fait habituellement du Tractatus, il s'agit de voir dans la logique un pur système de signes. Cet essai explique ce qu'est la logique propositionnelle moderne avant de passer au texte lui-même, en soulignant ses points principaux : les constantes logiques, la théorie des types, des tautologies et de l'image logique de la réalité. Le sens du Tractatus est enfin examiné à la lumière de la question de l'éthique.