Pour Edith Stein, l'éducation n'est pas d'abord l'affaire de convenances sociales à maîtriser. C'est avant tout l'art de faire d'un être humain un homme, car seul l'humain doit apprendre à devenir homme, pour réaliser dans son être " l'essence homme ". Et cette essence, Edith Stein la voit dans le Christ, comme dans son archétype. Si bien que l'art d'éduquer est pour elle identique à une mission de maternité spirituelle : l'éducateur chrétien forme un homme pour qu'il devienne à son tour un autre Christ. Tel est l'enseignement de cet essai sur l'art de l'éducation à l'école de Thérèse d'Avila, écrit pour la " Formation de la femme dans le peuple allemand ", alors qu'Edith Stein poursuit ses recherches à l'Institut pédagogique de Munster. A la politique d'éducation du gouvernement nazi, Edith Stein oppose l'exemple d'une femme, Thérèse d'Avila, dont la vie et l'?uvre ne cessent de rayonner sur une multitude d'hommes et de femmes depuis quatre siècles : " La mort de notre Sainte Mère n'a pas mis un terme à son merveilleux travail d'éducation. Son effet s'étend au-delà des frontières de son peuple, de son Ordre, et va jusqu'à toucher ceux qui se trouvent hors de l'Eglise. La force de son langage, la sincérité et la simplicité du style de ses écrits ouvrent les c?urs et déposent en eux la vie divine. Le nombre de ceux qui lui doivent d'avoir trouvé le chemin de la Lumière ne sera connu qu'au jugement dernier. " Présentation et notes du Père Didier-Marie Golay, ocd, qui éclaire d'une lumière nouvelle et inédite le rôle que joua la lecture de la Vie de Thérèse dans l'itinéraire spirituel d'Edith Stein
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Nombre de pages
111
Date de parution
15/06/1999
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782940090389
Titre
L'ART D'EDUQUER. Regard sur Thérèse d'Avila
Auteur
Stein Edith
Editeur
AD SOLEM
Largeur
135
Poids
300
Date de parution
19990615
Nombre de pages
111,00 €
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Ce livre offre la première traduction française de l'intégralité des Poésies composées par Edith Stein, traduites et présentées par Cécile Rastoin. On retrouve dans ces poésies tous les grands thèmes de la spiritualité de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (quête de Dieu, consolation de l'Esprit Saint, présence de Marie, Croix de Jésus). On découvre aussi une Edith Stein plus littéraire, dont les poésies révèlent une connaissance profonde des grandes ?uvres de la littérature allemande, surtout celle de Schiller. Cette édition bilingue allemand/français constitue également la première édition critique des poésies d'Edith Stein, puisque celles-ci n'ont pas encore été publiées en allemand.
Ce premier volume d'anthropologie comprend les cours qu'Edith Stein dispensa pendant le semestre d'hiver 1932-1933 à l'université de Munster, dans le cadre de l'Institut allemand de pédagogie scientifique (Deutschen Institut fur wissenschaftliche Pädagogik). Devant un auditoire composé de futurs professeurs de l'enseignement catholique, Edith Stein procède à une réduction phénoménologique afin de déterminer ce qui constitue le noyau intime de la personne humaine. L'homme est examiné d'abord en tant que corps matériel, c'est-à-dire à partir de son mode premier d'apparaître dans le monde, puis comme organisme, être animé et enfin être spirituel. Edith Stein intègre l'anthropologie aristotélicienne adoptée par saint Thomas d'Aquin à l'intérieur d'une perspective phénoménologique qui conçoit la personne comme un être intentionnel, ouvert aussi bien vers l'intérieur que vers l'extérieur, et dont la personnalité se constitue à partir d'un centre le noyau de l'âme et à travers une triple appartenance : à une communauté humaine, à une culture et à une religion. Comme l'écrit Edith Stein en conclusion, dans des lignes qui forment la transition entre la dimension philosophique et la dimension théologique de son anthropologie, "intériorisée, comme il convient à son sens véritable, la vérité dogmatique possède la plus grande vertu pédagogique. L'homme en a besoin pour devenir ce qu'il doit être. Aucune science de l'éducation ne pourra donc parvenir à atteindre ses objectifs, si elle ne s'efforce pas de savoir ce que veut dire vivre de la foi ?; et si elle n'enseigne pas à atteindre ce qui est le but de l'existence en apprenant à vivre en s'appuyant sur la foi".
Résumé : Philosophe (assistante de Husserl), Edith Stein, juive, devient disciple du Christ. Moniale, réfugiée en Hollande, elle est déportée et assassinée à Auschwitz-Birkenau. Au moment de son arrestation, elle avait dit à sa s?ur : " Viens, nous allons pour notre peuple ! " Le destin exceptionnel de cette femme s'est accompli aussi dans ses écrits, notamment son ?uvre philosophique. Phénoménologue, attachée à la " philosophie comme science rigoureuse ", elle traduit en langage moderne le De veritate de Saint Thomas. Carmélite, elle commente Thérèse d'Avila et Jean de la Croix. Femme, elle s'interroge sur la condition féminine et explore les voies de la maîtrise d'elle-même. Les textes traduits ici proviennent de l'?uvre proprement philosophique de la disciple de Husserl : le sens de la phénoménologie, son dialogue avec des projets philosophiques voisins (en particulier avec Thomas d'Aquin), un débat remarquable avec Heidegger après la parution de Etre et Temps et une réflexion sur la possibilité d'une philosophie chrétienne. La traduction et la présentation détaillée de ces ?uvres par Philibert Secretan, professeur de philosophie à Fribourg, permettent au public francophone de mieux connaître une pensée philosophique trop négligée jusqu'ici.
Ce texte, publié en 1925, fait suite à d'autres travaux sur les fondements des Sciences humaines. Selon la ligne phénoménologique inaugurée par son maître Husserl, Edith Stein dégage l'essence, ou les structures invariantes de sens, qui font d'une collectivité humaine un Etat et un Etat souverain. Cette préoccupation rejoint celle des théoriciens du droit (de Reinach à Kelsen) et celle des philosophes comme Fichte qui jugent l'Etat à sa capacité d'autonomie. De plus, Edith Stein rapproche ainsi une théorie de la personne, inspirée de Max Scheler, d'une théorie de l'Etat par une analogie entre la souveraineté du Moi et celle de l'Etat, puis entre la souveraineté et l'appartenance à une communauté d'Etats et de sujets. Cette traduction se veut aussi une contribution à une nouvelle théorie des institutions.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).