De la musique au son. L'émergence du son dans la musique des XIXe-XXIe siècles
Solomos Makis
PU RENNES
30,00 €
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EAN :9782753526389
De Debussy à la musique contemporaine de ce début de XXIe siècle, du rock à l?electronica, des objets sonores de la première musique concrète à l?électroacoustique actuelle, du Poème électronique aux tentatives interarts les plus récentes, le son est devenu l?un des enjeux majeurs, sinon l?enjeu majeur, de la musique. Tout s?est passé comme si, durant un siècle environ, la musique avait amorcé un changement de paradigme : nous sommes en train de passer d?une civilisation musicale centrée sur le ton à une civilisation du son. Et l?on pourrait parier que cette mutation est au moins aussi fondatrice que la révolution qui, il y a quatre siècles, fit naître la tonalité. Relire l?histoire de la musique des XXe-XXIe siècles signifie en partie lire l?histoire mouvementée de l?émergence du son. Cette histoire est plurielle, car elle est composée de six mouvements parallèles : du timbre qui devient catégorie centrale de l?écriture musicale ; du bruit et de l?exploration de son potentiel musical ; de l?écoute dont la prise de conscience ouvre au son dans sa généralité ; de l?immersion de plus en plus poussée dans le son ; de la substitution de la composition du son à la composition avec des sons ; de l?espace qui est progressivement pensé comme composable. C?est en se croisant, en se combinant et en convergeant que ces histoires finissent par provoquer, de l?intérieur même de la musique, le changement de paradigme qu?évoque ce livre et qui mène de la musique au son.
Nombre de pages
545
Date de parution
04/07/2013
Poids
870g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782753526389
Titre
De la musique au son. L'émergence du son dans la musique des XIXe-XXIe siècles
Auteur
Solomos Makis
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
870
Date de parution
20130704
Nombre de pages
545,00 €
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La musique, lieu de tous les transports, est un art de la métaphore. Les musiciens ont toujours sur recueillir dans leurs notes de musique des idées, des images et même des sons appartenant à d'autre domaines, faisant de la métaphore un véritable outil pour penser et entendre, créer et interpréter la musique. La première partie de ce livre traite de la métaphore lumineuse chez certains créateurs contemporains (Varèse, Scelsi, Stockhausen, Halffter), ainsi que de la notion même de métaphore en musique. La seconde partie rend hommage à Gérard Grisey et Iannis Xenakis.
Les oeuvres électroacoustiques de Xenakis ne comptent que pour un dixième dans sa production, mais elles sont très importantes. Composées à des moments clés de l'évolution de Xenakis, ces oeuvres peuvent s'analyser pour comprendre divers aspects de sa pensée musicale, théorique, esthétique et interdisciplinaire : recherches sur le bruit, théorie du granulaire, expérimentations en matière de spatialisation, réalisations interartistiques. (Des articles en français et en anglais).
Qu'est-ce que l'espace musical? Depuis un certain nombre d'années, cette notion est entrée dans le vocabulaire le plus commun: on en parle d'une manière de plus en plus insistante, notamment du fait de l'évolution de la musique du XXème siècle. Les textes réunis dans ce recueil accentuent la polysémie de l'espace musical et témoignent par leur grande diversité, de la fécondité des recherches autour de la notion d'espace musical. Le lecteur devra partir de l'idée qu'il existe plusieurs espèces d'espace et plusieurs manières de s'interroger sur l'espace.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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