
Succès et échec de l'héroïsation. De l'Antiquité à l'actualité européenne
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d’héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d’un individu comme supérieur, digne d’un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d’autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l’héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d’acteurs. Il s’attache aux processus d’héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d’héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d’autres au phénomène de l’héroïsation, et c’est précisément le cas de notre époque où l’on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s’inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l’Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu’à Zelenski, héros de la série télévisée « Serviteur du peuple ». Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l’université Rennes 2
| Nombre de pages | 280 |
|---|---|
| Date de parution | 06/02/2025 |
| Poids | 465g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782753598652 |
|---|---|
| Titre | Succès et échec de l'héroïsation. De l'Antiquité à l'actualité européenne |
| Auteur | Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 155 |
| Poids | 465 |
| Date de parution | 20250206 |
| Nombre de pages | 280,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La télévision sur la scène du politique. Un service public pendant les Trente Glorieuses
Cohen EvelyneLa Télévision sur la scène du politique - Un service public pendant les Trente Glorieuses est un livre d'histoire du temps présent et d'histoire culturelle écrit à partir des sources audiovisuelles de la télévision et des archives écrites de l'ORTF. Les Trente Glorieuses se caractérisent à la fois par l'ouverture et les libertés croissantes, et par des formes de pressions qui vont du contrôle, à l'autocensure, à la censure ouverte. Après une période d'invention, de développement territorial du média, la télévision devient la première source d'information des Français. Elle rythme la vie quotidienne par les éditions du Journal télévisé, la régularité des programmes de télévision, les rituels annuels comme le Tour de France. La télévision est une télévision d'État marquée par les idéaux républicains et démocratiques issus de la Résistance. Elle se dit " objective ". Qu'elle parle de politique ou de tourisme, elle se considère comme la voix et l'image de la France. Elle est un facteur essentiel de la démocratisation du politique, un acteur du débat social.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER21,50 € -

Les politiques audiovisuelles en France de 1945 à nos jours
Cohen Evelyne ; Roger OlivierDécouvrez dans ce livre, en format poche une rétrospective des politiques audiovisuelles depuis 1945.À travers une sélection de textes de référence (lois, décrets, mais aussi discours, extraits d'ouvrages, etc.), ce livre propose un vaste parcours à travers les politiques audiovisuelles menées en France depuis 1945. Une introduction générale remet en perspective l'histoire réglementaire du secteur et différents développements inédits éclairent la nouveauté, la portée et, parfois, les limites des textes présentés.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER11,90 € -

1967 au petit écran. Une semaine ordinaire
Cohen Evelyne ; Tsikounas Myriam ; Rauch André ; RL'ouvrage 1967 au petit écran : une semaine ordinaire restitue les programmes d’une semaine « ordinaire » de programmes sur les deux chaînes de l’ORTF entre le 23 et le 30 septembre 1967. L’étude, menée par une équipe interdisciplinaire de chercheurs, en collaboration avec l’Institut national de l’audiovisuel, s’appuie sur des archives audiovisuelles de la télévision conservées par l’Inathèque et consultables sur le site Ina.fr, mais aussi sur la documentation écrite qui s’y rapporte (magazines de programmes, courriers de téléspectateurs, conseils et comités de programmes). Elle analyse les programmes télévisés, les conditions de leur production et celles de leur réception.Le lecteur retrouvera aussi bien des émissions célèbres de la télévision (Bonne nuit les petits, Les Dossiers de l’écran, En votre âme et conscience, Au théâtre ce soir, Lagardère, Lectures pour tous, Le Jour du Seigneur, Panorama) que d’autres plus banales, mais tout aussi intéressantes, qui faisaient le quotidien des téléspectateurs en fonction de la grille des programmes hebdomadaires.En 1967 les Français regardent la télévision le soir mais continuent d’écouter la radio dans la journée, le spectacle demeure familial et la pratique collective. Le petit écran continue à être en noir et blanc, du moins jusqu’au 1er octobre 1967, date à laquelle la 2 passe à la couleur. La publicité est encore interdite, le carré blanc signale les émissions jugées dangereuses pour la jeunesse, le contrôle politique est régulier. Les mesures d’audience se mettent au point. C’est l’ensemble de cette activité autour du petit écran que les auteurs de ce livre s’attachent à mettre au jour. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage les liens avec le site Ina.fr, grâce auquel il pourra consulter la totalité des émissions de cette « semaine ordinaire ». En coédition avec l'Institut national de l'audiovisuel.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

Sociétés & Représentations N° 26, Novembre 2008 : Gloire et Pouvoir
Cohen Evelyne ; Chauvaud Frédéric ; Duprat Annie ;Comment représenter la gloire ? Comment dire la gloire et sa proximité avec la vanité ? La gloire emplit en premier lieu le registre du divin. Elle s’est déplacée vers le champ du politique et du militaire. Elle pare le pouvoir et confirme sa légitimité. Elle est le fait du roi, du héros, comme du bienfaiteur.Des siècles absolutistes à la monarchie éclairée, à l’Empire, aux régimes démocratiques et aux régimes totalitaires, elle s’exprime par des gestes et des postures. Elle se dit en des termes qui évoluent en même temps que le rapport des sociétés au pouvoir. Les souverains lui accordent leur attention et déploient une politique de la représentation et de l’image.La gloire s’exprime dans l’art : théâtre, peinture, architecture ou encore sculpture ; elle se monumentalise…EpuiséVOIR PRODUIT24,99 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
De la même catégorie
-

Histoire du corps Tome 2 : De la Révolution à la Grande Guerre
Corbin Alain ; Courtine Jean-Jacques ; Vigarello GLe corps occupe un lieu dans l'espace. Il est lui-même un territoire qui possède ses enveloppes: lapeau, le halo sonore de sa voix, l'aura de sa respiration. Ce corps physique, matériel, peut êtretouché, senti, contemplé. On mesure sa masse, son volume, sa température. On analyse sonmouvement. On le travaille. Mais les historiens ont trop souvent négligé la tension instaurée entrel'objet de science, le corps expérimental inclus dans l'univers technico-scientifique, et le corps quiéprouve plaisir et douleur. Ce livre propose donc de rétablir un équilibre entre ces deuxperspectives. Le long XIXe siècle voit ainsi émerger des processus aussi actifs que la médecineanatomo-clinique, l'anesthésie, l'essor de la gymnastique et du sport... Dans le même tempss'élabore un nouvel imaginaire de la relation charnelle, parallèlement à l'avènement de lasexologie. Enfin, les nouvelles machines imposée par la révolution industrielle ou le dessin denouvelles représentations sociales du corps témoignent de la variété des approches envisagées parce volumeEn stockCOMMANDER12,90 € -

Le propre et le sale. L'hygiène du corps depuis le Moyen Age
Vigarello GeorgesEncombrement des espaces, netteté de la peau, intimité sensible, les critères anciens du propre et du sale ne sont plus ceux d'aujourd'hui. Des faits apparemment identiques ne déclenchent au fil du temps ni les mêmes appréciations ni les mêmes réactions: la transpiration collant à la peau, le cheveu supportant la vermine, l'odeur émanant des corps. La propreté de nos pères, celle de l'Europe classique par exemple, n'était pas la nôtre: elle pouvait exister sans le recours à l'eau, en favorisant quasi exclusivement l'apparence extérieure, l'habit. L'histoire du propre et du sale est ainsi celle d'un lent raffinement. Elle montre comment se fabriquent les seuils du goût et du dégoût. Leurs différences avec les nôtres réveillent la conscience de notre propre sensibilité. Cette histoire est aussi davantage. Elle montre encore comment s'enracinent au plus près des repères corporels, des différences marquantes entre les groupes sociaux. La dentelle blanche de l'aristocrate du Grand Siècle n'a aucun rapport avec le chanvre écru du laboureur. Non que cette différence soit celle de l'ustensile ou de l'accessoire. Elle est d'abord celle du corps. Elle révèle combien la distance sociale, devenue abîme, tient au sentiment de ne pas avoir le même corps. Cette histoire enfin plonge au coeur de la sensibilité culturelle. Le propre et le sale orchestrent un ordre immédiat du monde. Avec leurs changements temporels bascule, tout simplement, l'horizon des matérialités.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,20 € -

Histoire de la virilité. Tome 1, l'invention de la virilité. De l'Antiquité aux Lumières
Vigarello GeorgesLa virilité serait vertu. Elle viserait le "parfait", fondant sur un idéal de domination masculine une des caractéristiques des sociétés occidentales. Une puissance a été inventée, de la force physique au courage moral, imposant ses codes, ses rituels, sa formation. Elle n'est pas figée pourtant dans une histoire immobile. Les qualités se recomposent avec le temps. La société marchande ne saurait avoir le même idéal viril que la société militaire. Le courtisan ne saurait avoir le même idéal viril que le chevalier. La cour et la ville inventent des modèles décalés. Ce sont ces différences et ces changements que retrace ce premier volume, de l'Antiquité jusqu'aux Lumières, introduisant de l'histoire dans ce qui semble ne pas en avoir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,95 € -

Histoire de la virilité. Tome 2, le triomphe de la virilité. Le XIXe siècle
Corbin AlainLa période concernée par ce deuxième volume correspond à l'emprise maximale de la vertu de virilité. Le système de représentations, de valeurs et de normes qui la constitue s'impose alors avec une telle force qu'il ne saurait être véritablement contesté. Au XIXe siècle, la virilité, qui a partie liée avec la mort - mort héroïque sur le champ de bataille ou le pré carré du duel, mort provoquée par la fatigue du travailleur, mort d'épuisement de l'homme par la femme - ne constitue pas une simple vertu individuelle. Elle ordonne, irrigue la société dont elle sous-tend les valeurs. Elle induit des effets de domination. Elle structure la représentation du monde.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,95 €
