Depuis cinquante ans, l'Eglise latine est confrontée dans les pays d'Occident à une diminution spectaculaire du nombre des vocations sacerdotales. De façon durable il semble que ce tarissement, et la situation de pénurie qui en résulte soit un élément essentiel de la nouvelle donne ecclésiale : elle affecte de manière radicale les missions de l'Eglise, oblige à façonner de nouveaux cadres institutionnels et à inventer des modes d'actions inédits. Il ne faut pas se leurrer pour autant, si elle devait persister, la crise des vocations compromettrait irrémédiablement l'avènement de la nouvelle figure de l'Eglise que les réformes entreprises depuis quelques années font émerger. Ce livre voudrait montrer que nous ne devons pas nous résigner au palier d'étiage qu'a atteint la courbe des vocations sacerdotales en France. Il doit être possible d'inverser la tendance en réhabilitant la notion même " d'appel " qui est à la base de toute vocation humaine et chrétienne. Pour que des jeunes puissent répondre à un appel, il faut d'abord que celui-ci soit possible et pensable, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans notre culture. C'est ici un évêque, longtemps directeur de séminaire diocésain, qui fait le point avec lucidité et courage. Sans éluder ni la lancinante question du célibat, ni celle de l'hypothétique ordination des femmes, il évalue les contraintes et les chances d'une politique volontariste en matière de recrutement sacerdotal. Ni l'Eglise, ni la société dans son ensemble ne peuvent se passer de ce " pôle de transcendance " que représente le ministère ordonné. Les propositions réalistes et ambitieuses à la fois dont Mgr Hippolyte Simon accompagne son analyse inscrivent la réflexion du pasteur, du théologien et du sociologue sous le signe de l'Espérance.
Nombre de pages
122
Date de parution
26/09/2001
Poids
195g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782708235755
Titre
Libres d'être prêtres
Auteur
Simon Hippolyte
Editeur
ATELIER
Largeur
154
Poids
195
Date de parution
20010926
Nombre de pages
122,00 €
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Présentation de l'éditeur Un livre de culture, d'histoire et de beauté : 400 pages grand format (27 x 37 cm) 450 superbes illustrations dont un reportage photographique inédit de Jean-Pierre Gobillot, des photos originales, des tableaux, des documents anciens Une équipe d'auteurs, les meilleurs spécialistes
De divers côtés, une rumeur commence à se faire entendre : Marx revient ! Mais, pour que la pensée de ce dernier retrouve une véritable actualité, il faut répondre au moins à trois questions : Le marxisme-léninisme constitue-t-il la véritable interprétation de la pensée de Marx ? Hippolyte Simon répond clairement non. La lecture que fit Lénine, imposée par Staline, trouve son origine dans l'oscillation marxienne continuelle entre deux lignes politiques : la ligne révolutionnaire et la ligne émancipatrice. Prolongeant les analyses de Louis Althusser sur la coupure épistémologique, l'auteur montre que Marx n'a pas de véritable théorie de l'Etat et qu'il reste un penseur de la société civile et de ses lois internes, lorsque l'État s'abandonne à la seule logique économique. Dès lors, comment expliquer le si long aveuglement politique de tous ceux qui se sont réclamés de cette idéologie ? Pour l'expliquer, H. Simon propose ici une analyse religieuse et non plus seulement politique de l'hégémonie des partis communistes. C'est sans doute parce qu'ils ont oublié la grande Tradition biblique que beaucoup de démocrates européens se sont retrouvés désarmés devant l'idolâtrie religieuse et le messianisme implicite qui constituent les grands ressorts de l'adhésion à cette forme de pensée. Après coup, que signifie la fin de l'empire soviétique ? Il aura suffi d'une déclaration de Mikhaïl Gorbatchev, le 25 décembre 1991, pour que disparaisse l'URSS. Le marxisme-léninisme n'aurait-il donc été qu'un « effet de parole », une illusion politique fondée sur les promesses de Lénine ? Cet ouvrage ne peut pas répondre, puisqu'il a été rédigé avant cette dissolution, mais il permet d'affronter cette question. En se demandant comment être chrétien « après » Marx et Hegel, Hippolyte Simon éclaire nos débats politiques à la lumière de l'Évangile.
Où va la France déchristianisée ? Quels nouveaux cultes nous envahissent ? Pourquoi cette victoire du paganisme ? Hyppolite Simon reprend ici son grand classique et le met à jour avec l'aide du célèbre écrivain François Taillandier. Si le christianisme vient à s'effacer de la société française, que deviendront les valeurs fondamentales dont nous vivons depuis des siècles ? Que restera-t-il de la laïcité ? De quelles autres croyances verrons-nous l'avènement ? C'est pour répondre à ces questions et comprendre le phénomène à l'oeuvre que le célèbre écrivain catholique François Taillandier et l'évêque Hippolyte Simon prennent aujourd'hui la plume. Reliant entre elles des pratiques comme les jeux de hasard ou l'astrologie, les revendications identitaires ou nationalistes, le romancier et le prélat démontrent l'existence d'un lien entre les idées de l'extrême droite et la soumission à la fatalité qui imprègne les comportements de nos contemporains. Bien plus que l'islam, c'est le retour à un paganisme barbare, à l'image du culte païen que vouaient les nazis aux dieux scandinaves, qui guette nos sociétés. Face à ce danger, François Taillandier et Mgr Hippolyte Simon appellent les chrétiens à se réveiller et retrouver le sens de la parole évangélique qui a façonné l'histoire et la culture de la France, mais aussi de l'Europe.
J.L. Beaufils est appelé dès le mois d'août 1914 à servir le pays. Il va successivement défendre la France sur tous les fronts, et s'engage en mai 1917 pour poursuivre la guerre en Orient, à Salonique et dans la dure montagne albanaise. Il terminera ces années de cauchemar en Ukraine, à Odessa. Ses "carnets de guerre" conservés par sa famille nous conduisent au jour le jour aux combats de la guerre et au plus profond du coeur du soldat, et donne un tableau poignant de la réalité de cette vie aux tranchées.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.