
Homme des bois ? Socio-anthropologie d'un groupe professionnel
Les préjugés liés aux forestiers sont tenaces. Ainsi, puisque selon la culture occidentale on ne peut longtemps séjourner en forêt sans y perdre son humanité, les forestiers sont toujours soupçonnés de sauvagerie. Le bûcheron, figure emblématique de ce milieu, restel'idiot moyen qu'a pas fini ses études, le gros ours du fond des bois "selon les termes de l'un d'entre eux. En plus de cette image sociale peu valorisante, l'activité des entrepreneurs de travaux forestiers (ETF) - des bûcherons, débardeurs et sylviculteurs indépendants - est aussi exceptionnellement dangereuse: un ETF sur cinq est victime d'un accident chaque année. Dès lors, choisir une telle profession n'est pas anodin. Comment devient-on entrepreneur de travaux forestiers? Qu'est-ce qui motive ceux qui le deviennent et leur fait accepter ces difficiles conditions d'activité? Comment trouvent-ils et surtout conservent-ils un successeur, eux qui interdisent à leurs enfants de s'inscrire à leur suite? Ces questions trouvent ici une réponse à travers une approche socio-anthropologique de ce groupe professionnel. Au-delà du cas particulier des activités forestières, les analyses développées dans cet ouvrage apportent, entre autre, un éclairage sur l'apprentissage, la gestion des risques professionnels, la transmission d'entreprise et l'organisation du marché du travail."
| Nombre de pages | 266 |
|---|---|
| Date de parution | 08/11/2007 |
| Poids | 494g |
| Largeur | 240mm |
| EAN | 9782735506453 |
|---|---|
| Titre | Homme des bois ? Socio-anthropologie d'un groupe professionnel |
| Auteur | Schepens Florent ; Jacques-Jouvenot Dominique |
| Editeur | CTHS EDITION |
| Largeur | 240 |
| Poids | 494 |
| Date de parution | 20071108 |
| Nombre de pages | 266,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les soignants et la mort
Schepens FlorentExtrait de l'introduction de Florent SchepensEn France, les progrès dans le champ de la santé entraînent, à partir du XVIIIe siècle (Adam, Herzlich, 2002), une transition épidémiologique qui voit les maladies infectieuses disparaître progressivement. Ce processus s'accélère au XIXe siècle grâce à la naissance de la médecine anatomo-clinique. L'importance de cette dernière ne fera que se renforcer au fil du temps, notamment avec, dans les années 1950, «la révolution antibiotique», transformant des maladies infectieuses mortelles en infections vénielles. Ces victoires s'inscrivent dans un processus de scientifisation de la médecine avec une utilisation de plus en plus pointue de la technologie. Cette maîtrise toujours plus importante des pathologies ne s'est jamais démentie. C'est ainsi qu'en 1967, la première greffe cardiaque eut lieu et avec elle apparaît l'idée que la médecine est potentiellement toute-puissante (ibid). Toute-puissante d'une part car la transplantation cardiaque a nécessité une modification de la définition de la mort, passant du critère cardiaque au critère encéphalique: la médecine a alors le pouvoir de redéfinir la mort; d'autre part car elle semble toucher à l'immortalité: si on peut remplacer, grâce à la transplantation, les organes défaillants d'un corps, la mort tend alors à se présenter comme une exception. Elle prend le statut d'événement qui «aurait pu être évité, si...» (Baudry, Higgins, Ricot, 2006, p. 10). Dès lors, les formidables progrès de la médecine sont source d'immenses espoirs et la population française est tentée de croire que pour la science médicale rien n'est impossible, qu'il y aura toujours un nouveau traitement, une nouvelle technique qui nous permettra d'éviter la mort. Comme le rappelle Higgins, le médecin de Franco déclarait après la mort de ce dernier qu'on aurait pu le sauver organe par organe.Pour autant, même si nous avons demandé l'impossible à notre médecine, son efficacité a ses limites. En effet, les années 1970-1980 inventent l'acharnement thérapeutique (Szabo, 2007): on maintient des individus en vie, préservant une quantité de vie au détriment d'une qualité de vie, avec l'espoir de l'invention du geste qui les sauvera. Si cet acharnement est source de souffrance chez les patients et leurs proches, il l'est aussi dans le monde soignant. Certains personnels médicaux et paramédicaux y répondent par l'abandon des patients - ne pas voir ce qui fait souffrir - ou encore par l'euthanasie - mettre un terme à une situation impossible créée par la médecine. Aujourd'hui, la loi s'oppose à l'obstination thérapeutique déraisonnable et aux pratiques euthanasiques, pour autant les soignants restent confrontés à des patients que la médecine ne peut sauver (Kentish-Barnes et Valy; Crétin), voire à des patients qui même s'ils se présentent comme vivants sont en fait déjà morts (Hamraoui). Ce qu'être mort veut dire est alors l'enjeu de définitions variables selon les services ou encore les cultures (Le Breton). Quel sens a la mort pour le monde médical et paramédical? Est-il le même selon les segments professionnels, selon les activités? L'incapacité à guérir est-elle source de souffrance pour les soignants? Si l'incurabilité est patente, est-il encore possible de prendre soin? La mort est-elle l'échec du soin? Voici quelques-unes des questions qui trouveront un début de réponse dans la première partie de ce livre.Sur commandeCOMMANDER16,00 € -

Quoi de neuf depuis la parité ? Du genre dans la construction des rôles politiques
Gateau Matthieu ; Navarre Maud ; Schepens FlorentL'instauration des mesures paritaires à la fin des années 1990 a bouleversé la vie politique en rendant obligatoire l'accès des femmes à la représentation. Si cette "révolution" paritaire a fait couler beaucoup d'encre, ses conséquences pratiques demeurent moins connues. Comment expliquer et comprendre la place dévolue aux femmes et aux hommes dans l'espace politique contemporain ? La féminisation quantitative suffit-elle à garantir l'égalité ? Pourquoi observe-t-on des résistances à la féminisation malgré les incitations législatives ? L'ambition de cet ouvrage est de dresser un bilan de la féminisation de la vie politique. Adoptant une perspective de genre, les contributions rassemblées proposent d'explorer les rapports sociaux qui se nouent entre les hommes et les femmes dans la vie politique locale et nationale, aujourd'hui comme hier, en France, mais aussi dans d'autres pays. Ces analyses apportent un regard nouveau sur la construction des rôles politiques, en révélant ce qu'ils doivent à leur caractère genré.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 € -

Revue des Sciences Sociales N° 62/2019 : Transmettre des places au travail
Jacques-Jouvenot Dominique ; Schepens FlorentLes individus n'exercent pas toujours le métier qu'ils veulent. S'il en est ainsi ce n'est pas tellement qu'ils n'en auraient pas les capacités, mais plutôt que pour choisir un métier, il faut que celui-ci les choisissent en retour. Ce numéro de la Revue des Sciences Sociales cherche à comprendre comment s'organise la transmission des activités professionnelles dans différents univers salariés et indépendants. La question de transmission est également explorée dans l'histoire et la circulation des savoirs et des idées, à travers des relectures contemporaines des écrits de l'anthropologue italien Ernesto De Martino. Une dernière contribution porte sur la place de l'image lors des procès à l'encontre des auteurs de violences de masse.Sur commandeCOMMANDER23,00 € -

Petit essai impertinent sur l'internement. L'expérience de la Forêt de Soignes
Schepens Pierre ; De Baeremaeker VirginieCe salaud, ce fou dangereux, il vient d'être déclaré irresponsable. C'est dégueulasse ! Il va échapper à la justice et aura la belle vie alors même que ses victimes et leur entourage seront marqués à vie. C'est révoltant ! Que fait la police ? Que fait la justice ? Et les psychiatres ? Ceux-là c'est les pires. Même pas foutus d'être d'accord entre eux et toujours là pour trouver des excuses. C'est écoeurant ! " Oui, mais est-ce vrai ? Les auteurs, qui travaillent au quotidien avec des personnes internées libérées à l'essai, vous invitent à découvrir une autre réalité, loin des lieux communs et des préjugés. Ce petit essai s'adresse à tous les curieux, les inquiets, les indignés, ceux qui savent et ceux qui apprennent, qu'ils soient médecins, juristes, prisonniers ou simples citoyens, fous ou sains d'esprit... Arrêtez-vous, le temps de quelques pages, et venez rencontrer ces fous dangereux. Voici leur histoire... La vraie.Sur commandeCOMMANDER13,00 €
Du même éditeur
-

Le cartulaire de Bigorre (XIe-XIIIe siècle). Avec 1 CD-ROM
Ravier Xavier ; Cursente BenoîtSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER48,00 € -
Représenter l'Algérie. Images et conquête au XIXe siècle
Schaub Nicolas ; Peltre ChristineLa conquête militaire et politique de l'Algérie par la France s'accompagne d'une production artistique qui a façonné notre vision de ce territoire. Comprendre la genèse de ces représentations se fait à mesure que l'on saisit les rapports complexes entre l'autorité politique, qui impose le nouveau cadre colonial en Algérie, et les artistes enrôlés aux côtés des militaires. C'est dans ce contexte que vont naître les créations qui nourrissent la fascination occidentale pour cet Orient fantasmé. Echanges épistolaires, récits de bataille, croquis pris sur le vif ou tableaux majeurs comme ceux de Vernet ou d'Isabey, cet ouvrage nous fait découvrir des oeuvres apportant un éclairage nouveau sur cette guerre brutale qui dura de 1830 à 1847.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER39,00 € -

Un air de majesté. Gouverneurs et commandants dans l'Est de la France au XVIIIe siècle
Lasconjarias Guillaume ; Chagniot JeanAu dernier siècle de l'Ancien Régime, la défense des provinces frontières de l'Est de la France (Trois-Evêchés, Alsace et Lorraine) exige la présence de représentants du roi, les gouverneurs généraux et, en leur absence, les commandants en chef dont les fonctions, loin d'être uniquement militaires, embrassent aussi le domaine civil. Tour à tour soldats, administrateurs et bâtisseurs, ces serviteurs de l'Etat inventent de nouvelles pratiques administratives, politiques et militaires, et collaborent avec les autorités provinciales et locales (intendants, cours souveraines, édiles locaux...), participant ainsi à l'affirmation de la puissance royale aux marches du royaume. A partir de sources inédites, cet ouvrage revient sur la problématique de la construction de l'Etat moderne en étudiant une institution méconnue et les hommes qui l'animent, dans une perspective vivante où les parcours individuels et les pratiques collectives illustrent un double air de majesté, celle déléguée par le roi et celle, propre, d'acteurs parfois hauts en couleur.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER32,00 €

