Quelle contemporanéité singulière chercher chez Rohmer, dont l'oeuvre théorique, télévisuelle et filmique dialogue ouvertement ou secrètement avec Chrétien de Troyes, Blaise Pascal et Honoré d'Urfé autant qu'avec Proust, Hitchcock, Antonioni, Godard et Ricardo Bofill ? A sa disparition en 2010, on a tout naturellement, en France et à l'étranger, salué en l'auteur de La Collectionneuse, de Ma nuit chez Maud, du Genou de Claire et de Pauline à la plage, le Marivaux ou le "moraliste du septième art", le "Master of tact", "le cinéaste littéraire par excellence". Réunissant, autour d'une commune attraction, des spécialistes de la littérature française et du cinéma, ce Rohmer en perspectives propose d'aborder le cinéaste à travers le prisme d'une contemporanéité complexe et contradictoire où l'héritage humaniste et la quête de beauté, de vérité et d'ordre s'ouvrent, non sans ambiguïté, aux intrusions, empêchements, déséquilibres et désordres du vivant. Entre le celluloïd, le polaroïd et le marbre, se dessine ici le portrait de Rohmer en contemporain inactuel qui, du Signe du lion aux Amours d'Astrée et de Céladon, n'a cessé d'exposer le classicisme français aux rayons de la modernité et de l'historicité cinématographiques.
Nombre de pages
344
Date de parution
05/03/2014
Poids
472g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840161745
Titre
Rohmer en perspectives
Auteur
Robic Sylvie ; Schifano Laurence
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
150
Poids
472
Date de parution
20140305
Nombre de pages
344,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
C'est avec toi que ça a commencé, me nourrir de toi, respirer par toi, te rationner ton oxygène, le détourner sur moi jusqu'à la butée l'asphyxie, aujourd'hui justement j'ai peur d'en manquer, j'ai peur que tu m'échappes, à présent j'oublie ton odeur, je perds de vue les traits de ton visage, des mains des gestes ébauchés, des corps en mouvement, élévations chutes explosions, toute mon émotion dans le mouvement, beaucoup de rouge du brun, ton visage une terre en miettes. " Quelque chose de doux et violent, une histoire sentimentale. Une héroïne rattrapée par un amour perdu, hantée par des flashes, des images, où la réalité se fragmente et se réduit à une épreuve des sens. Une dérive cruelle, énigmatique, dans l'acuité du présent, la confusion des repères et la réversibilité des rôles. Quelque chose de simple, triste et brutal, comme la mélancolie sèche d'une chanson. Une histoire fluide et nerveuse, tendue d'un trait vers son dénouement.
Résumé : Née en 1648, Jeanne-Marie Bouvier de la Mothe-Guyon, couramment appelée Madame Guyon, nous est surtout connue aujourd'hui pour un petit livre, toujours réédité, Le Moyen court et très facile de faire oraison (1686), qui la range parmi les grandes mystiques françaises. Au sein de la querelle du quiétisme qui oppose Bossuet à Fénelon, on retient d'elle la silhouette d'une héroïne pleine d'extravagances. A travers ses autres écrits, moins connus, et notamment, sa "Vie", on découvre une personnalité hors du commun. Un existence rythmée par les voyages et les emprisonnements, les bonnes rencontres comme les mauvaises. L'enjeu de la présente réédition est de faire entendre cette voix passionnante, posée au croisement de deux expériences d'affranchissement : l'expérience spirituelle et l'expérience littéraire. Elle exerça une profonde influence sur Fénelon et sur le protestantisme. Ses écrits révèlent aussi comment une jeune femme puise la puissance de révolte nécessaire pour transformer en liberté intérieure son emprisonnement social et exister à sa façon dans un monde gouverné par les hommes.
À l'automne 1662, peu après la mort de Blaise Pascal, Gilberte Périer écrit le récit de l'enfance, la jeunesse et la mort de son frère cadet. Accolée dès la fin du xviie siècle au texte des «Pensées», «La Vie de Monsieur Pascal» ne sera pas lue pour elle-même mais comme une simple contribution à l'édification du monument pascalien. Restituer à ce texte sa singularité, c'est faire entendre une voix étonnante, étouffée depuis plus de trois siècles par une postérité fraternelle écrasante. Une voix, ou plutôt deux. En associant au portrait de Blaise celui que Gilberte consacra à leur petite soeur Jacqueline, ainsi que des extraits de leur correspondance, cette édition révèle l'intensité des liens au sein de la fratrie et montre que le talent d'écrire et l'acuité du regard y furent des dons véritablement partagés.
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Qu'est-ce qui fait qu'un résultat statistique devient une vraie preuve ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. De l'âge d'or de Bagdad, celui des savoirs qu'Avicenne synthétise, à Cambridge, où Pearson et Fisher ont forgé la statistique moderne, il relie histoire des idées et outils d'analyse. Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou simple curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Favorisant regards obliques et courts-circuits, la comparaison inattendue, dans l'analyse esthétique des films, produit des affinités insoupçonnées, charge les oeuvres d'une nouvelle intensité et bouscule l'histoire des formes filmiques. Dans l'analyse esthétique des films, la comparaison des oeuvres est un geste dont on ne mesure pas toujours les conséquences, et dont on peut se demander où il peut conduire. Cet ouvrage entreprend d'explorer l'aventure intellectuelle que constitue la comparaison lorsque l'analyste confronte des oeuvres que rien n'appelait à réunir, ce qu'on appelle en français le "mariage de la carpe et du lapin" . D'où la comparaison tire-t-elle son impulsion ? Sa légitimité ? Quelle connaissance produit-elle ? Quels types de problèmes pose-t-elle ? Quelle est, finalement, son efficacité heuristique ? La Carpe et le Lapin interroge les bénéfices d'une telle démarche, montre dans quelle mesure elle constitue une opération productive, justifiant la hardiesse des rapprochements. En s'efforçant d'évaluer réflexivement risques et profits, cet ouvrage voudrait rendre le lecteur sensible au potentiel comparatif du film ; l'ouvrir, en toute lucidité, à cette attitude réactive et audacieuse, en étant à l'affut des similitudes et affinités inspiratrices d'analyse - une analyse des possibles, mobilisant l'imagination.
Et si la notion de " social ", aujourd'hui incontournable pour penser les phénomènes humains, n'avait pas été configurée dans les grands textes théoriques, comme le Contrat social ou les Leçons de sociologie d'Auguste Comte, mais dans le corpus minoré et souvent fictionnel des études de moeurs ? C'est au sein de cette famille de textes, réunissant des formes aussi diverses que des tableaux, des études ou des romans, et entretenant des liens étroits avec la presse, que le social, ce " mot nouvellement introduit dans la langue " d'après l'Encyclopédie, s'est mis à désigner un nouveau champ de savoir qu'il s'agissait d'explorer à partir de pratiques inédites d'observation. En revenant sur ces corpus du xviiie au xixe siècle, cet ouvrage montre comment une histoire littéraire attentive aux marges du canon peut ouvrir de nouvelles perspectives sur un événement décisif : le passage du " monde " à la " société " et des " sciences morales " aux " sciences sociales ".