De Bagdad à Cambridge. Voyage à travers l'analyse de données
Boudesseul Jordane
PARIS OUEST
14,00 €
Prévente
Sortie prévue le 3 décembre 2026
EAN :9782840166245
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Qu'est-ce qui fait qu'un résultat statistique devient une vraie preuve ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. De l'âge d'or de Bagdad, celui des savoirs qu'Avicenne synthétise, à Cambridge, où Pearson et Fisher ont forgé la statistique moderne, il relie histoire des idées et outils d'analyse. Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou simple curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Nombre de pages
200
Date de parution
03/12/2026
Poids
300g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782840166245
Auteur
Boudesseul Jordane
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
170
Date de parution
20261203
Nombre de pages
200,00 €
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La lutte contre les sorties prématurées de formation initiale est devenue une affaire d'insertion sociale et professionnelle et non seulement une défaillance de l'école. Elle déborde du lycée et de l'institution scolaire, impliquant aussi bien des acteurs de la formation professionnelle initiale et continue, ceux de l'orientation professionnelle et du travail social et ceux de l'insertion sur le marché de l'emploi.
Selon une division courante, le domaine de l'écologisme serait limité au hors-travail, et encore, seulement d'un point de vue environnemental. Si l'on voulait filer la métaphore laborieuse, on définirait l'écologisme comme le promoteur des conditions paysagères de la reproduction de la force de travail ! Force est de constater que ce confinement est aujourd'hui contesté. Il est vrai que la vie quotidienne mêle irréductiblement le travail, la santé du corps et de l'esprit au travail, ainsi que le risque global. En un mot, la vulnérabilité au travail est intrinsèque de la vulnérabilité sociétale. Les indicateurs de cette convergence sont ici recherchés dans la carrière de militants titulaires d'une double ou triple carte, militants écologistes, associatifs, ayant une activité syndicale présente ou récente. Peut-on envisager une conversion de l'espace vécu comme lieu d'inscription de parcours individuels, à l'environnement comme catégorie d'appropriation d'une histoire collective, voire comme problématique d'action ? On s'interrogera sur les conséquences controversées d'une institutionnalisation des organisations écologistes, souvent associée à un certain renoncement à leurs idéaux, ignorant de ce fait la dimension symbolique fondamentale de toute institution.
Favorisant regards obliques et courts-circuits, la comparaison inattendue, dans l'analyse esthétique des films, produit des affinités insoupçonnées, charge les oeuvres d'une nouvelle intensité et bouscule l'histoire des formes filmiques. Dans l'analyse esthétique des films, la comparaison des oeuvres est un geste dont on ne mesure pas toujours les conséquences, et dont on peut se demander où il peut conduire. Cet ouvrage entreprend d'explorer l'aventure intellectuelle que constitue la comparaison lorsque l'analyste confronte des oeuvres que rien n'appelait à réunir, ce qu'on appelle en français le "mariage de la carpe et du lapin" . D'où la comparaison tire-t-elle son impulsion ? Sa légitimité ? Quelle connaissance produit-elle ? Quels types de problèmes pose-t-elle ? Quelle est, finalement, son efficacité heuristique ? La Carpe et le Lapin interroge les bénéfices d'une telle démarche, montre dans quelle mesure elle constitue une opération productive, justifiant la hardiesse des rapprochements. En s'efforçant d'évaluer réflexivement risques et profits, cet ouvrage voudrait rendre le lecteur sensible au potentiel comparatif du film ; l'ouvrir, en toute lucidité, à cette attitude réactive et audacieuse, en étant à l'affut des similitudes et affinités inspiratrices d'analyse - une analyse des possibles, mobilisant l'imagination.
Et si la notion de " social ", aujourd'hui incontournable pour penser les phénomènes humains, n'avait pas été configurée dans les grands textes théoriques, comme le Contrat social ou les Leçons de sociologie d'Auguste Comte, mais dans le corpus minoré et souvent fictionnel des études de moeurs ? C'est au sein de cette famille de textes, réunissant des formes aussi diverses que des tableaux, des études ou des romans, et entretenant des liens étroits avec la presse, que le social, ce " mot nouvellement introduit dans la langue " d'après l'Encyclopédie, s'est mis à désigner un nouveau champ de savoir qu'il s'agissait d'explorer à partir de pratiques inédites d'observation. En revenant sur ces corpus du xviiie au xixe siècle, cet ouvrage montre comment une histoire littéraire attentive aux marges du canon peut ouvrir de nouvelles perspectives sur un événement décisif : le passage du " monde " à la " société " et des " sciences morales " aux " sciences sociales ".
L'écriture de soi peut-elle être le terrain de l'anthropologue ? C'est en tout cas ce que propose Albert Piette dans ce dossier, entre essai et document, pour servir de base à une anthropologie qui soit vraiment une science de l'humain. Faire de son existence un terrain : Albert Piette le conçoit comme une pratique essentielle de son travail d'anthropologue. Ecriture de journaux, transcription en continu d'une journée, réflexion à partir de faits de sa vie, dynamique entre ceux-ci et les concepts : l'enjeu est toujours de faire de l'anthropologie et de questionner son histoire. Le livre combine différents modes d'écriture, des textes anciens, des insertions de commentaires, des développements théoriques, essayant de montrer comment une anthropologie est alimentée par le terrain quotidien des situations et des moments. L'anthropologie se pose ainsi explicitement en autoportrait, tout en conférant à celui-ci une portée " universelle ", avec des concepts et des méthodes transposables. Il s'en dégage une sorte de manuel d'anthropologie existentiale, cherchant à comprendre la singularité des êtres.