Depuis la Renaissance en France et l'époque d'Edo au Japon (1600-1868), l'image a été convoquée à des fins d'enseignement : abécédaires, livres et jeux illustrés, images sur papier, images à projeter et, plus récemment, bandes dessinées ont été utilisés pour la transmission à l'enfant de connaissances, de croyances, d'idées, de valeurs et de normes de comportement. L'histoire de l'éducation, discipline florissante dans ces deux pays, a consacré peu de travaux à ces pratiques pédagogiques. Les spécialistes réunis dans le présent ouvrage visent à réparer cette lacune en présentant et confrontant, pour la première fois, les principaux supports français et japonais d'enseignement par l'image, leurs formes et leurs usages. L'hypothèse qui anime cette entreprise est que nos deux pays, où l'enfant constitue depuis des siècles un centre d'intérêt important pour la famille et pour la société, ont hérité de conceptions différentes de l'image, issues de leur système d'écriture : alors que dans la culture alphabétique, texte et image sont considérés a priori comme des médias hétérogènes, ils ne sont pas perçus comme des termes étrangers ou concurrents dans le monde de l'idéogramme. Comment se définissent dès lors, au sein de ces deux univers, les fonctions de l'image dans l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, dans la diffusion des savoirs ? Cet ouvrage révèle les vertus heuristiques d'un tel questionnement. Il fait apparaître des convictions communes, des rencontres, des interférences, mais aussi des décalages entre des images tout à la fois proches et lointaines. Plus fondamentalement, il invite à interroger le statut épistémologique et ontologique que ces deux pays confèrent à l'image et, au-delà, à questionner leurs liens propres, issus dans les deux cas de traditions millénaires, avec l'univers visuel.
Nombre de pages
152
Date de parution
09/04/2009
Poids
501g
Largeur
155mm
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EAN
9782753507999
Titre
La pédagogie par l'image en France et au japon
Auteur
Renonciat Annie ; Simon-Oikawa Marianne
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20090409
Nombre de pages
152,00 €
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L'?uvre du caricaturiste et illustrateur le plus célèbre de l'époque romantique, contemporain de Balzac et de Daumier, ne se livre pas au premier regard: dehors comiques pour un propos austère ; verve du trait et des couleurs dénonçant la noirceur des êtres; extravagances du dessin fondées sur la précision du métier. J.J. Grandville nous a laissé une ?uvre aux facettes multiples, fruit de la prodigieuse vitalité d'un artiste, tour à tour contempteur des vices de l'humanité, journaliste de combat, illustrateur de la littérature universelle, explorateur des voies du rêve et du fantastique. Sacré "roi de la caricature" dans les débuts de sa carrière, mais bientôt regardé comme un créateur délirant de mondes imaginaires, Grandville, un temps oublié, fut redécouvert au XXe siècle par les Surréalistes, qui le tenaient pour leur "précurseur". La préface, les notices et la biographie de l'artiste établies par Annie Renonciat, spécialiste de l'histoire du livre illustré, guident le regard du lecteur à travers les images les plus représentatives de cette ?uvre surprenante et complexe, qui a inspiré plusieurs générations de dessinateurs et d'humoristes, depuis Gustave Doré au XIXe siècle jusqu'aux graphistes, affichistes et bédéistes de notre temps.
Novateur à une époque où la vignette perd de son panache, Gustave Doré, artiste complet, a illustré les plus grands textes de la littérature en proposant un renouveau de l'image, autant d'un point de vue graphique que technique. La profusion de ses illustrations a en effet imposé une vision profondément nouvelle et très personnelle des textes, tout en marquant, par leurs apports techniques, formels et stylistiques, une étape importante dans l'histoire du livre illustré.4e de couverture : Novateur à une époque où la vignette perd de son panache, Gustave Doré, artiste complet, a illustré les plus grands textes de la littérature en proposant un renouveau de l'image, autant d'un point de vue graphique que technique. La profusion de ses illustrations a en effet imposé une vision profondément nouvelle et très personnelle des textes, tout en marquant, par leurs apports techniques, formels et stylistiques, une étape importante dans l'histoire du livre illustré.Notes Biographiques : Gustave Doré (1832-1883) est un illustrateur, dessinateur comique, auteur de récits en images, aquafortiste, aquarelliste, peintre de paysages et de scènes religieuses et sculpteur emblématique. Il illustre les plus grands auteurs, Balzac, Perrault, Hugo, Gautier, Shakespeare, la Bible...
Ce prodigieux dessinateur, le plus grand illustrateur du XIXe siècle, nous laisse une oeuvre et une histoire qui sont celles d'un génie foisonnant et intarissable. Son « Don Quichotte » lui apporte la célébrité à vingt ans et il est décidé à illustrer tous les chefs-d'oeuvre de la littérature. La notoriété de Doré a fait de lui un illustrateur de génie mais néglige encore aujourd'hui à la fois le sculpteur et le peintre. C'est donc une tâche majeure de cet ouvrage que de reprendre la chronologie d'une oeuvre envisagée enfin sous tous ses aspects et de relier ainsi le travail de Doré à l'histoire de son temps pour laquelle il se passionnait.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.