L'Arioste puise son inspiration dans la culture visuelle et littéraire de son époque, dont il réinterprète les thèmes, les images et les codes. L'univers qu'il met en scène dans son chef-d'oeuvre, le Roland furieux (1516), est empreint de motifs courtois et chevaleresques dont on trouve des échos chez de nombreux artistes de la Renaissance italienne, de Pisanello à Nicole) Dell'Abate. Le monde poétique de l'Arioste inspire à son tour des peintres et des sculpteurs qui revisitent après lui ces thèmes, notamment en France au XIXè siècle (Ingres, Delacroix, Moreau, Barye...). Les amours, les combats et les voyages des chevaliers du Roland furieux conduisent ici à une réflexion sur les influences réciproques de l'image et du texte dans la création artistique et littéraire. Biographie de l'auteur Michel Jeanneret, professeur de littérature française à:., l'Université de Genève et à Johns Hopkins University, Baltimore, est spécialiste du XVIè siècle, dont il a abordé plusieurs thèmes mettant en rapport peinture et écriture. Ses principales publications sont: Poésie et tradition biblique (Corti, 1969), Des Mets et des mots (Corti, 1987), Le Défi des signes (Paradigme, 1994), Perpetuum mobile. Métamorphoses des corps et des oeuvres de Vinci à Montaigne (Macula, 1997), La Renaissance italienne. Peintres et poètes dans les collections genevoises (Skira, 2006). On lui doit d'autres ouvrages sur le xvli"siècle: Eros rebelle (Seuil, 2003), La Muse sacrée (Corti, 2007), La Muse lascive (Corti, 2007) et sur Nerval: La Lettre perdue (Flammarion, 1978). Président de la Fondation Barbier Mueller pour l'étude de la poésie italienne de la Renaissance (Genève), il a reçu en 2008 le Grand Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l'Académie française. Docteur en histoire de l'art, Monica Preti-Hamard est spécialiste de la peinture italienne du XVIIè siècle, de l'histoire des collections en Europe et des échanges artistiques entre France et Italie au tournant des XVIIè et XIXè siècles. Ses recherches actuelles portent sur le râle des voyages et des correspondances dans l'élaboration des méthodes de l'histoire de l'art. Auteur de nombreux articles et ouvrages, parmi lesquels Ferdinando Marescalchi (1754-1816). Un collezionista italiano nella Parigi napoleonica (éd. Minerva, 2005, 2 vol.), elle a également co-dirigé quatre colloques internationaux, dont Le Goût de l'art italien dans les grandes collections: prédécesseurs, modèles et concurrents du cardinal Fesch (avec Olivier Bonfait et Philippe Costamagna, éd. Gourcuff Gradenigo, 2007). Elle est responsable de la programmation en histoire de l'art à l'auditorium du Louvre et a coordonné au musée du Louvre la programmation" L'Arioste et les arts "en 2009."
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Nombre de pages
95
Date de parution
14/02/2009
Poids
478g
Largeur
241mm
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EAN
9782353400577
Titre
Imaginaire de l'Arioste, l'Arioste imaginé
Auteur
Preti-Hamard Monica ; Jeanneret Michel
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
241
Poids
478
Date de parution
20090214
Nombre de pages
95,00 €
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Les changements radicaux qui affectèrent le monde de l'art au cours des années 1789-1848 ont transformé en profondeur notre rapport aux ?uvres. Faisant suite aux actes du colloque " Collections et marché de l'art en France 1789-1848 " (INHA. 4-6 décembre 2003). publiés dans la même collection, ce second recueil s'attache aux conséquences, hors des frontières françaises, des guerres et des bouleversements sociopolitiques générés par la Révolution sur les orientations du goût, les pratiques du collectionnisme, la question des identités culturelles et nationales, ainsi que sur la création de nouvelles institutions artistiques à travers l'Europe et les Amériques. Ces vingt et une contributions envisagent successivement les effets de la vente d'Orléans sur les pratiques du collectionnisme et du marché de l'art : les conséquences culturelles des conquêtes artistiques de la France en Europe ainsi que leur rôle central dans l'élaboration de l'idée de patrimoine national : le phénomène du changement de statut des ?uvres d'art : l'évolution du " grand goût " français à travers la réception de l'art français à l'étranger ; enfin, l'ampleur sans précédent de la circulation des ?uvres et les transformations de la géographie culturelle qu'engendrèrent les événements de cette période. Le colloque Redistributions : Révolution. politique, guerre et déplacement de l'art/Revolution, Politics, War and the Movement of Art, 1789-1818 " dont ces actes rendent compte a été organisé par l'Institut national d'histoire de l'art en partenariat arec le Getty Research Institute du 9 au 11 décembre 2004.
Brunon Hervé ; Loyrette Henri ; Preti-Hamard Monic
Si le jardin enchante, le labyrinthe captive; tous deux traduisent notre rapport à l'univers. Déclinée d'Homère à Borgès, l'image du labyrinthe dénote l'harmonie du cosmos, les errances de la vie comme les circonvolutions de la pensée. Le jardin, quant à lui, "est la plus petite parcelle du monde et puis c'est la totalité du monde", rappelle Foucault, un enclos dans lequel, et par lequel, une mise en ordre se déploie, de la nature tout entière. Ce sont les liens noués entre ces deux formes spatiales et symboliques que cet ouvrage explore. Quels rôles les labyrinthes ont-ils historiquement joué dans la conception et l'expérience des jardins? En quoi certains d'entre eux fonctionnent-ils comme des dédales? Quels sont les enjeux multiples qui sous-tendent la double assimilation du jardin et du labyrinthe au monde, support tant d'archétypes collectifs que d'aspirations personnelles? A partir de ces questions, les auteurs, qui proviennent d'horizons différents - histoire de l'art et des jardins, philosophes, création littéraire et artistique - contribuent à éclairer les continuités et les ruptures de cette association profondément signifiante et à expliquer la fascination qu'elle a exercée sur la culture occidentale. Depuis sa première apogée, de la Renaissance aux Lumières, jusqu'à sa résurgence récente et ses manifestations les plus contemporaines, se dévoilent les avatars complexes d'un imaginaire singulièrement fertile.
L'illuminismo est resté en Italie une tradition philosophique et civile exemplairement vivante. La philosophie italienne a développé une synthèse originale entre, d'un côté, une théorie de la connaissance néo-transcendantaliste (postkantienne) ou phénoménologique (husserlienne), et, d'un autre côté, un positivisme logique hérité du Cercle de Vienne. L'épistémologie italienne a aussi réussi à analyser l'une des antinomies majeures de toute l'épistémologie moderne, à savoir celle qui oppose dialectiquement la vérité objective des sciences à la valeur historique de la connaissance. La figure majeure de ce développement a été Giulio Preti. Né à Pavie en 1911 et mort brusquement à Djerba en 1972, professeur de philosophie, résistant, puis professeur à l'université de Florence de 1954 à 1972, Giulio Preti est une figure particulièrement riche de savant, de philosophe, d'érudit, d'un homme d'une haute autorité morale. Pour lui, le rationalisme est cette grande tradition humaniste issue des Lumières pour laquelle la connaissance scientifique représente une valeur culturelle, éthique et démocratique supérieure. Chez Preti, on trouve une analyse précise et soignée des concepts logiques de syntaxe et de sémantique élaborés progressivement par la tradition conduisant de Bolzano à Russell. Un autre très grand intérêt de sa philosophie de la connaissance est l'attention extrême qu'il a portée à la nature du sens commun et du langage naturel et à la tradition pragmatiste de Peirce, Lewis et Dewey. À partir de la trinité syntaxe - sémantique - pragmatique, Giulio Preti réinterprète la problématique transcendantale kantienne-husserlienne de la construction des objets et de la constitution d'objectivité.
Amy, Keiko et Diana sont en train de se carapater lorsqu'elles se font arrêter par un agent de la CIA. Doug et ses collègues de bureau faisaient de même, mais Bryan, l'agent de la CIA susmentionné, et son bras droit, Brahim, les ont tous "ârecrutésâ" pour résoudre un problèmeâ : toutes les pharmacies sont vides et leur groupe de survivants a besoin de médicaments. La solution de Bryanâ? Prendre d'assaut un bateau de croisière amarré au port. Tout ce qu'ils voulaient, c'était échapper aux zombies. Et maintenant, ils doivent explorer un paquebot où une horde de morts les attend de pied ferme. L'équipe a intérêt à se serrer les coudes si elle veut survivre, car il se pourrait bien que la croisière s'amuse... à mortâ! Devenu un incontournable des jeux de plateaux et des jeux de zombies, Zombicide débarque en comics. Une série Z comme zombieâ : dégommage de zombies à tout bout de champ et personnages charismatiques, que du bonheurâ!
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.