Actes de la recherche en sciences sociales N° 240, décembre 2021 : Les structures du travail
Pichonnaz David ; Toffel Kevin
SEUIL
16,20 €
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EAN :9782021487701
Ce numéro propose un renouvellement de la sociologie du travail et des professions. Il repose sur deux arguments majeurs : d'une part, il fait sociologiquement peu de sens de séparer l'analyse du travail ? en tant que type de pratiques ?, de celle des ensembles organisés que sont les professions. D'autre part, les travailleurs et travailleuses étant également des agent.e.s inscrit.e.s au sein du macrocosme social, leurs positions et pratiques doivent être replacées dans des rapports sociaux qui dépassent leurs espaces professionnels. Les articles réunis dans ce numéro montrent que la matrice théorique de Bourdieu permet de repenser des concepts phares comme celui d'autonomie professionnelle, en inscrivant la réflexion dans celle, plus large, de la différenciation sociale, tout en étant attentif aux trajectoires sociales comme professionnelles des individus. Ce retour à une sociologie générale permet ainsi de mettre en lumière ce qui se joue au sein des espaces professionnels comme ce qui, alentour, participe à en déterminer la structuration, les enjeux, et les divisions. La puissance heuristique d'une telle approche tient au fait qu'elle permet de rendre compte de la relation entre les structures mentales des travailleurs et travailleuses ? leurs dispositions professionnelles ?, et la structuration de leurs espaces professionnels.
Nombre de pages
128
Date de parution
07/01/2022
Poids
304g
Largeur
211mm
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EAN
9782021487701
Titre
Actes de la recherche en sciences sociales N° 240, décembre 2021 : Les structures du travail
ISBN
2021487709
Auteur
Pichonnaz David ; Toffel Kevin
Editeur
SEUIL
Largeur
211
Poids
304
Date de parution
20220107
Nombre de pages
128,00 €
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Que fait le travail aux individus et quelles sont les variations de pratiques au sein d’un même métier ? En quoi certaines professions sont-elles perçues comme plus légitimes que d’autres ? Comment comprendre les trajectoires différenciées des individus au sein d’un espace professionnel ? Et que peut encore la sociologie pour penser la complexité des liens entre travail et hors-travail ...Par une approche inédite de la sociologie du travail et des professions adossée à la théorie sociale de Pierre Bourdieu, cet ouvrage ouvre des perspectives nouvelles. En réinscrivant les espaces professionnels au sein du macrocosme social, il permet de mieux comprendre les dynamiques de division, de consécration et de transformation qui les traversent.En s’appuyant sur des enquêtes menées dans des univers de travail divers – journalisme, santé, social, police, sport, hôtellerie, indépendant·es, armée – ce manuel interroge les hiérarchies internes, les luttes de définition, les effets de socialisation et les stratégies individuelles au sein des espaces professionnels. Les concepts de champ, de capital, d’habitus, d’illusio ou d’ethos sont mis à contribution à partir d’études de terrain pour saisir l’épaisseur des pratiques au travail et permettre d’appréhender l’homogénéité et l’hétérogénéité des espaces professionnels, leurs logiques propres et les rapports sociaux qui les structurent.Ce faisant, l’ouvrage propose une sociologie du travail et des professions résolument critique et relationnelle, qui offre aux chercheur·es une compréhension renouvelée de ce domaine. Une analyse pour comprendre, au-delà des apparences, ce que les manières de travailler disent du monde social – et de ses transformations.Ouvrage dirigé par David PICHONNAZ et Kevin TOFFEL avec les contributions de : Philippe ALDRIN, Amélie BEAUMONT, Marlène BOUVET, Christel COTON, Benjamin FERRON, Caroline FRAU, Cyriac GOUSSET, Étienne GUILLAUD, Romain PUDAL, Frédéric RASERA.
Vivre, vivre, c'est se battre, la vie n'est pas un théâtre " Abattue par de sinistres événements, Roxane se terre dans son silence et part exiler sa peine au soleil. Mais peut-on éternellement fuir son passé ? La curiosité d'Abbie, Alice des temps modernes, est piquée au vif le jour où elle découvre les croquis de Roxane. L'histoire de cette mystérieuse disparue s'entremêle peu à peu à la sienne. De dessins en indices, elle tente de la retrouver. Fruit de la réflexion d'une jeune étudiante sur les aléas de la vie, cette histoire démasque nos peurs et nos doutes.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...