Le tzeltal est une langue parlée par un des groupes mayas du Chiapas au sud du Mexique. Cette région a été le théâtre de la révolte des paysans mayas en 1994, connue sous le nom de soulèvement zapatiste, conflit encore vif et non résolu plus de trois ans après ses premiers éclats. Parlée dans des communautés retirées des Hautes Terres froides, aussi bien que dans des colonies de peuplement installées dans la forêt des Basses Terres, tant par des monolingues que par des bilingues pratiquant l'espagnol mexicain, la langue tzeltal côtoie le tzotzil, le chol, le Tojolabal, le lacandon, autres langues de la famille maya. S'il existe des documents coloniaux - dictionnaires, catéchismes et requêtes - et des lexiques modernes espagnol-tzeltal, en revanche on ne trouve pas encore en France de description, fût-elle sommaire, de la langue contemporaine et de son usage. Il s'agit pourtant d'une langue vivante, parlée par près de trois cent mille indiens, et qui offre, dans l'épanouissement d'une riche tradition orale coexistant maintenant avec la pratique de l'écriture, son passé et son devenir. La mémoire de son histoire, par les racines des mots, remonte au fond commun maya d'avant la conquête ; les genres " littéraires " nombreux brodent par leur rhétorique les interactions variées entre les dieux, les hommes et le monde ; les figures de style voilent ou laissent apparaître en même temps que la torture de l'histoire, la vivacité d'une modernité conquise de haute lutte. Une introduction aux temps et lieux du monde maya, replace la parole tzeltal au sein d'un ensemble dont la patrie commune est la famille linguistique.
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Nombre de pages
344
Date de parution
03/05/2000
Poids
428g
Largeur
135mm
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EAN
9782738457998
Titre
PARLONS TZELTAL. Une langue maya du mexique
ISBN
2738457991
Auteur
Monod Becquelin Aurore
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
428
Date de parution
20000503
Nombre de pages
344,00 €
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Dans un village indien des montagnes du Chiapas, au sud-est du Mexique, se déroule, sous couvert d'un " Carnaval ", un flamboyant bras de fer entre les hommes et les dieux : de la guerre à la familiarisation, de la séduction à l'agressivité, ce rituel déploie toute la gamme des émotions sociales dans un immense échange de biens et de promesses. Acteurs, forces, espaces et temps s'animent pour re-générer la Tradition, pour arracher de haute lutte aux forces ambivalentes l'assurance d'un avenir et pour " maintenir " la vie des corps et du monde ; pour que dans l'image troublée des destins humains se dessine la volonté des Mayas de vivre, jusqu'à l'épuisement, contre les projets obscurs des entités surnaturelles en dépit de la pauvreté, de la souffrance et des sacrifices. La " guerre rouge ", figure emblématique de cette lutte, condense jusqu'à l'incandescence les débris de l'Histoire - préhispanique, coloniale et moderne -, la mémoire et l'oubli, les gestes et les paroles, avec, pour héros, des hommes enceints et des femmes qui frayent avec des singes. L'expédition en forêt, l'attaque simulée du village, le banquet des animaux et des instruments de musique, la danse des princesses et des sauvages sont autant d'épisodes singuliers ici longuement décrits pour la première fois. Les conclusions s'attachent à placer ce rituel dans le temps long, faisant éclater la supposée unité interprétative d'une communauté sur son propre rituel, et dévoilent dans l'intrication des croyances une véritable politique du sacré.
Merleau-Ponty Claire ; Monod Becquelin Aurore ; Ge
Au plus profond de la forêt amazonienne, dans une poignée de villages disséminés au bord du fleuve Xingu, vivent les Indiens Trumai. L'ethnologue et linguiste Aurore Monod s'est liée d'amitié avec le chef Nituari, un conteur exceptionnel ; ses visions et ses rêves avaient fait de lui un chamane qui communiquait avec les esprits de la forêt et du fleuve. Il a raconté à Aurore les histoires incroyablesde ses ancêtres : des contes inconnus à ce jour, où l'on apprend l'étrange histoire de la naissance de la lumière, ou comment, à l'aube du monde, les oiseaux se sont mis à chanter. Et aussi pourquoi la lune est couverte de taches...
Biographie de l'auteur Michel Monod est Pasteur de l'Eglise Protestante de Genève et membre du Mouvement International de la Réconciliation. Il donne des cours de communication pacifique inspirée de la communication non-violente de Marshall Rosenberg. Les illustrations sont de Philippe Bequelin, dessinateur de presse à Lausanne.
L'un des traits communément cités comme distinctifs des Temps Modernes est la "sécularisation". Or ce concept, que la pensée allemande, de Hegel à Weber, a constitué en instrument majeur d'interprétation de l'histoire occidentale, est marqué par une profonde ambivalence: s'il peut recouvrir l'idée d'un déclin du religieux comme "secteur dominant" de la vie sociale, il peut aussi bien viser un mouvement de transformation ou de "transfert" de schèmes, de valeurs ou de concepts religieux ou théologiques au plan "mondain". Selon la perspective adoptée, la physionomie des Temps Modernes s'en trouve changée: la prétention à fournir à la pensée et à l'action des fondements neufs et rationnels n'est-elle pas compromise, s'il s'avère que le contenu essentiel des représentations modernes n'est rien d'autre qu'un ensemble d'héritages judéo-chrétiens sécularisés?En mettant au jour la fonction polémique cachée de cette catégorie de la sécularisation, Hans Blumenberg a provoqué dans la pensée contemporaine une vaste discussion. Ainsi, faut-il croire (avec Karl Löwith) que les philosophies de l'Histoire occidentales, et jusqu'à l'idée de Progrès, ne sont que des avatars de "l'Histoire sacrée" judéo-chrétienne? Doit-on admettre, suivant la "théologie politique" de Carl Schmitt, que les concepts-clés de la théorie moderne de l'État ne seraient que des concepts théologiques sécularisés? Comment faire la part des héritages dans les Temps Modernes, en refusant ainsi l'image mythique d'un "commencement absolu", sans pour autant nier les ruptures historiques et sans délégitimer le projet d'émancipation? Biographie de l'auteur Jean-Claude Monod est chargé de recherche en philosophie au CNRS (UMR 8547, Archives Husserl de Paris).
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.