L'un des traits communément cités comme distinctifs des Temps Modernes est la "sécularisation". Or ce concept, que la pensée allemande, de Hegel à Weber, a constitué en instrument majeur d'interprétation de l'histoire occidentale, est marqué par une profonde ambivalence: s'il peut recouvrir l'idée d'un déclin du religieux comme "secteur dominant" de la vie sociale, il peut aussi bien viser un mouvement de transformation ou de "transfert" de schèmes, de valeurs ou de concepts religieux ou théologiques au plan "mondain". Selon la perspective adoptée, la physionomie des Temps Modernes s'en trouve changée: la prétention à fournir à la pensée et à l'action des fondements neufs et rationnels n'est-elle pas compromise, s'il s'avère que le contenu essentiel des représentations modernes n'est rien d'autre qu'un ensemble d'héritages judéo-chrétiens sécularisés?En mettant au jour la fonction polémique cachée de cette catégorie de la sécularisation, Hans Blumenberg a provoqué dans la pensée contemporaine une vaste discussion. Ainsi, faut-il croire (avec Karl Löwith) que les philosophies de l'Histoire occidentales, et jusqu'à l'idée de Progrès, ne sont que des avatars de "l'Histoire sacrée" judéo-chrétienne? Doit-on admettre, suivant la "théologie politique" de Carl Schmitt, que les concepts-clés de la théorie moderne de l'État ne seraient que des concepts théologiques sécularisés? Comment faire la part des héritages dans les Temps Modernes, en refusant ainsi l'image mythique d'un "commencement absolu", sans pour autant nier les ruptures historiques et sans délégitimer le projet d'émancipation? Biographie de l'auteur Jean-Claude Monod est chargé de recherche en philosophie au CNRS (UMR 8547, Archives Husserl de Paris).
Date de parution
07/10/2002
Poids
450g
Largeur
215mm
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EAN
9782711615674
Titre
LA QUERELLE DE LA SECULARISATION
ISBN
2711615677
Auteur
MONOD
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
450
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
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Le Grand Sommeil", "Week-end à Rome", "Tombé pour la France", " Epaule Tattoo", "Duel au soleil", "Bleu comme toi", "Des heures hindoues", "Saudade", "Mon manège à moi (tu me fais tourner la tête)", "Le Premier Jour (du reste de ta vie)", "Comme un boomerang", "Les Flocons de l'été", "Oh ! Pardon tu dormais... ", "Tirer la nuit sur les étoiles"... : on ne compte plus les tubes d'Etienne Daho entrés au patrimoine de la chanson française. Sébastien Monod dévoile les secrets de création de l'oeuvre de l'un des chanteurs préférés des Français et propose de découvrir, à travers de nombreuses anecdotes, l'histoire des chansons d'Etienne Daho, comme autant de repères qui jalonnent la vie de l'artiste.
A la fin des années 1970, Michel Foucault a avancé le concept de "crise de gouvernementalité" pour approcher des phénomènes où la contestation de certains pouvoirs — religieux, politiques, disciplinaires... —, d'abord localisée, s'est élargie pour mettre en question un dispositif général de gouvernement, un ensemble de relations de pouvoir. Chaque fois s'y exprime quelque chose comme : "nous ne voulons plus être gouvernés ainsi". C'est l'une des ambitions de cet essai que de montrer la fécondité de ce concept pour éclairer des révoltes passées et présentes, pour compliquer et compléter les perspectives centrées sur la seule lutte des classes et celles qui se sont attachées à la construction de la démocratie, à la dynamique égalitaire et à l'institutionnalisation de ses formes. Il s'agit aussi de poser un diagnostic sur la crise actuelle de l'Etat néo-libéral, au sein duquel démocratie et libéralisme tendent à se dissocier et dont la vision de l'économie renvoie les dégâts sociaux et écologiques au rang d'externalités négatives. Il s'agit enfin et peut-être surtout de penser "un art de ne pas être trop gouverné" qui ne serve pas d'auxiliaire involontaire aux formes de dérégulation économique et de dévastation écologique, mais s'articule à un souci ici thématisé comme celui de "l'usufruit du monde".
Nous avançons peu à peu, lentement, mais dans la bonne direction, et on peut espérer dans quelques jours atteindre notre but... Et d'abord retrouver l'endroit. Retrouver la falaise et la source où se cache la plante que nous recherchons." En 1940, Théodore Monod, au cours d'une expédition dans le Sud libyen, découvrait une plante d'un genre nouveau. Le spécimen se révélera unique. Depuis, la fleur, baptisée Monodiella flexuosa, conserve ses secrets dans l'herbier national du Museum. Jusqu'au jour où, sur les traces du Petit Prince, Théodore Monod, à l'âge de 94 ans, décide de partir à sa recherche... Cet ouvrage est l'histoire d'une aventureuse expédition, relatée en partie grâce au journal de bord de ce grand scientifique et humaniste, alors au soir de sa vie. Les conditions particulièrement éprouvantes du périple n'ôtent rien à la détermination de ce passionné du désert, heureux de chercher à saisir jusqu'au bout une part du mystère du monde.
Le maréchal de Vauban a toujours la mauvaise joui d'une , immense popularité, avec sa théorie du "pré carré" conscience du roi qui a aidé à fixer les frontières de la France ou ses fortifications en étoile inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. Pourtant c'est un commissaire général au tempérament méconnu : loin d'être soumis au tout puissant Louis XIV, Vauban est un esprit libre et audacieux, généreux et tolérant. Ce maréchal proche du pouvoir, nécessaire au pouvoir, fidèle au pouvoir, interpella avec vigueur le plus puissant monarque que la France ait jamais connu. Contre l'indigne oppression religieuse et l'expulsion des protestants, au nom de la liberté d'opinion et de conscience qu'il revendiqua avec fermeté. Contre les iniquités et les injustices qui frappaient un peuple plongé dans la misère. Vauban défendit un projet de réforme de la fiscalité fondée sur une contribution générale éliminant tous les "traitants" et autres intermédiaires véreux. Portrait d'un personnage résolument moderne, en marche, tout botté et encuirassé, vers le siècle des Lumières et le temps d'une Révolution dont il craignait la fatale conclusion.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Résumé : Des calculs de probabilité aux troubles de la personnalité, des électrons à la maltraitance des enfants, de la logique de l'induction aux fous voyageurs, l'éventail des objets abordés par Ian Hacking peut sembler déroutant. Cependant, dans toutes ses recherches, à l'intersection de la philosophie et de l'histoire des sciences, il s'attache à examiner, en toutes leurs nuances et variétés, le rôle joué par l'expérimentation dans les sciences de la nature et la spécificité des " espèces humaines " comme objets des sciences humaines et sociales. Les textes réunis dans ce volume - dont certains publiés pour la première fois ici en français - montrent que les différents aspects de la production philosophique de Ian Hacking s'entre-répondent et dessinent ensemble un portrait complexe et articulé de la raison scientifique. Son approche originale, au croisement (entre autres) de l'analyse conceptuelle, de la philosophie du langage ordinaire, de l'archéologie foucaldienne et de l'histoire des sciences, a contribué à ouvrir de nouveaux chantiers de réflexion, faisant de Ian Hacking l'une des figures les plus dynamiques et influentes non seulement dans le domaine de l'épistémologie philosophique, mais aussi en sociologie, en anthropologie et en histoire.