POINTS FORTS DE L´OUVRAGE L´auteur réalise le rêve de sa vie, se confronter à la ville qui l´a toujours inspiré. La curiosité d´un érudit pour une ville qui s´inscrit dasn les prémices du tourisme naissant, avec en particulier le portrait cruel des touristes anglais. Une étonnante visite de la ville, de ses monuments, de son histoire, de ses habitants, ponctuée par des entretiens avec la mère de Napoléon qui y termine ses jours. Extrait?: « La ville sainte ne se révèle encore que par des points blancs et lumineux, amoncelés aux limites de la plaine, comme une constellation. On distingue la croix de la basilique de Saint-Pierre, cette huitième colline que la religion a ajoutée à la cité de Romulus , le mont Soracte s´élève comme un nuage. Je voyais tout cela bien confusément, avec des yeux humides. Moi qui n´avais connu que les joies du collège, jamais les ennuis, je me trouvais enfin devant la ville qu´habitèrent les premiers et bons amis que j´avais aimés en entrant au monde. Cette Rome dont je savais l´histoire à dix ans , ces poètes dont je récitais par coeur tous les vers à l´âge où l´on bégaie , ces consuls sous lesquels j´avais livré tant de batailles dans les rêves ou les jeux du collège , toutes ces grandes images, ces oeuvres sublimes, ces héros de mes affections primitives, tout mon univers était là... » Alexandre Dumas fait le portrait de son ami, alors populaire : « Méry sait tout, ou à peu près tout ce qu´on peut savoir : il connaît la Grèce comme Platon, Rome comme Vitruve , il parle latin comme Cicéron, italien comme Dante, anglais comme Lord Palmerston. L´homme le plus spirituel a ses bons et ses mauvais jours, ses lourdeurs et ses allègements du cerveau. Méry n´est jamais fatigué, Méry n´est jamais à sec. Quand il ne parle pas, ce n´est point qu´il se repose, c´est tout simplement qu´il écoute , ce n´est point qu´il soit fatigué, c´est qu´il se tait. Voulez-vous que Méry parle ? Approchez la flamme de la mèche et mettez le feu à Méry. Méry partira. Laissez-le aller, ne l´arrêtez plus, et que la conversation soit à la morale, à la littérature, à la politique, aux voyages (...), vous aurez la plus merveilleuse improvisation que vous ayez jamais entendue. Il est savant comme l´était Nodier , il est poète comme nous tous ensemble , il est paresseux comme Figaro, et spirituel... comme Méry. »
Nombre de pages
92
Date de parution
17/07/2025
Poids
300g
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EAN
9782350748030
Titre
Rome
Auteur
Méry Joseph
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
300
Date de parution
20250717
Nombre de pages
92,00 €
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Voulez-vous que Méry parle ? " demandait Alexandre Dumas dans ses Mémoires. " Approchez la flamme de la mèche et mettez le feu à Méry. Méry partira. [...] Vous aurez la plus merveilleuse improvisation que vous ayez jamais entendue. Il est savant comme l'était Nodier ; il est poète comme nous tous ensemble ; il est paresseux comme Figaro, et spirituel... comme Méry. " A lire Dumas, on a peine à croire que le nom de Joseph Méry (1797-1866) soit aujourd'hui oublié. Polémiste, poète, romancier et dramaturge, il fut un écrivain célèbre, ami de Balzac, Hugo, Gautier, Nerval. Dans Les Nuits italiennes, il raconte son voyage de 1834 à la manière d'un roman-feuilleton. Déjà l'Europe entière arpente l'Italie et, dans la basilique Saint-Pierre, l'homme de lettres croit se promener à la Bourse de Paris. Partout des Anglais, " les seuls voyageurs qui visitent les ruines en costume de bal ", mais sans brigand de grand chemin pour provoquer chez leurs ladies des " attaques de nerfs sur la voie Appia ". Tout en se moquant de ces touristes, Méry, en fervent bonapartiste, rend visite aux membres de la famille impériale en exil, et surtout à la mère de Napoléon, " cette mère illustre privée de ses enfants et entourée de leurs portraits ". Une telle rencontre vaut à ses yeux les plus beaux opéras, mais cela ne l'empêchera pas sur le bateau du retour, d'attendre avec angoisse que le capitaine décide une escale à Gênes pour une représentation de la Norma de Bellini. Introduction et notes de Jean-Loup Champion.
Le feuilletoniste Joseph Méry (1797-1868), fort célèbre en son temps et ami sincère des plus grands, arpente à son toute la gamme des émotions. Comme le joueur qu'il fut, il se jette à corps perdu dans le lyrisme romantique, le quitte en un clin d'œil pour l'ironie voltairienne et nous offre un voyage drôle et généreux.
Ces trois ouvrages sont le condensé d'un voyage littéraire dans l'Italie du XIXe siècle. Venise : les frasques sentimentales d'Alfred de Musset (1810-1857) avec George Sand lui inspirèrent ce conte délicieux : le jeune peintre Tizianello et sa tendre Béatrice s'aiment clandestinement. Or la Venise du XVIe siècle semble abriter l'amour encore mieux que l'art et le Tizianello amoureux se laisse griser par la magie du carpe diem aux dépens de ses pinceaux. Un chef-d'œuvre naîtra cependant de cet amour. Rome : le feuilletoniste Joseph Méry (1797-1868), fort célèbre en son temps et ami sincère des plus grands, arpente à Rome toute la gamme des émotions. Comme le joueur qu'il fut, il se jette à corps perdu dans le lyrisme romantique, le quitte en un clin d'œil pour l'ironie voltairienne et nous offre un voyage drôle et généreux. Le syndrome du voyageur : c'est à Florence, dans l'église Santa Croce, que Stendhal éprouve pour la première fois une violente émotion esthétique reconnue plus tard comme un trouble typique du voyageur. Confronté à la " beauté sublime ", l'amateur d'art chavire de l'extase au vertige. En hommage à l'illustre écrivain, la psychiatrie moderne donnera à ce dérèglement des sens le nom de " syndrome de Stendhal ".
Geoffroy Louis ; Méry Joseph ; Allais Alphonse ; E
Et si Napoléon avait suivi les traces d'Alexandre le Grand et envahi le Moyen-Orient ? S'il s'était évadé de Sainte-Hélène à bord d'un submersible faisant furieusement écho au Nautilus ? Si l'Empereur des Français avait conquis l'Amérique du Sud, avait coulé des jours paisibles dans une plantation de Louisiane ? C'est tout cela et bien plus encore qui est raconté dans ce volume, consacré aux autres vies de Napoléon Bonaparte, celles qui n'ont pas existé.
Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Au XIXee siècle, étudier à l'université revient surtout à "faire son droit", du moins si l'on en croit les romanciers qui montrent des étudiants peu motivés et dont l'existence est cependant lourdement déterminée par ces années de "formation". Hector Malot fut lui-même un de ces étudiants et, s'il abandonna très vite la carrière juridique, il ne délaissa jamais la question du droit, qu'il pose de multiples manières, et sut défendre au mieux ses intérêts, dès lors que son bon droit était assuré. Tout d'abord, ses héros témoignent d'une probité sans faille et d'une honnêteté qui frise quelquefois la déraison : plutôt mourir que dérober une miette de pain, tel est le principe moral de Rémi, dans Sans famille. Ensuite, et surtout, le romancier ne cesse de développer des situations où la justice entre en scène, pour le meilleur comme pour le pire. Ce volume s'attache à décrire la façon dont l'auteur campe le monde de la justice, pose des problèmes de société, mais tente de repérer comment il fait jouer ensemble droit et littérature, comment fiction et procès peuvent parfois se confondre. On y prend donc au sérieux le caractère d'utilité qu'Hector Malot a voulu donner à la littérature, loin d'un art qui ne s'intéresserait qu'à lui-même. C'est ainsi l'occasion de réfléchir à ce modèle de roman, devenu presque impossible, voire exotique. Cette publication est portée par l'Association des Amis d'Hector Malot.
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.