Au XIXee siècle, étudier à l'université revient surtout à "faire son droit", du moins si l'on en croit les romanciers qui montrent des étudiants peu motivés et dont l'existence est cependant lourdement déterminée par ces années de "formation". Hector Malot fut lui-même un de ces étudiants et, s'il abandonna très vite la carrière juridique, il ne délaissa jamais la question du droit, qu'il pose de multiples manières, et sut défendre au mieux ses intérêts, dès lors que son bon droit était assuré. Tout d'abord, ses héros témoignent d'une probité sans faille et d'une honnêteté qui frise quelquefois la déraison : plutôt mourir que dérober une miette de pain, tel est le principe moral de Rémi, dans Sans famille. Ensuite, et surtout, le romancier ne cesse de développer des situations où la justice entre en scène, pour le meilleur comme pour le pire. Ce volume s'attache à décrire la façon dont l'auteur campe le monde de la justice, pose des problèmes de société, mais tente de repérer comment il fait jouer ensemble droit et littérature, comment fiction et procès peuvent parfois se confondre. On y prend donc au sérieux le caractère d'utilité qu'Hector Malot a voulu donner à la littérature, loin d'un art qui ne s'intéresserait qu'à lui-même. C'est ainsi l'occasion de réfléchir à ce modèle de roman, devenu presque impossible, voire exotique. Cette publication est portée par l'Association des Amis d'Hector Malot.
Nombre de pages
206
Date de parution
21/09/2014
Poids
230g
Plus d'informations
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EAN
9782350742953
Titre
Hector Malot, la morale et le droit
Auteur
Marcoin Francis
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
230
Date de parution
20140921
Nombre de pages
206,00 €
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Cet ouvrage de référence observe comment la librairie de jeunesse se constitue à la fin du XVIIIe siècle dans le sillage des Lumières et autour du conte moral. D'abord éducative, cette librairie accompagnera tout autant l'essor de l'édition moderne que l'avènement d'une enfance contradictoirement assujettie et sublimée. Il s'agit donc de mettre en intrigue les opérations menées par de multiples acteurs, éditeurs, journalistes, abbés, bas-bleus, pédagogues, mais aussi écrivains. Car, entre anonymat et ambition artistique, se dégage la figure de l'auteur. C'est le paradoxe du livre éducatif, parti d'un refus de la Littérature pour conduire à son renouvellement. Un tel constat implique une nouvelle démarche : faire la somme des déterminations économiques et idéologiques n'interdit pas de reconnaître des inventions ou des singularités, c'est-à-dire de consentir une attention qui dépasse le simple relevé de ces contraintes, quelquefois productives. La perspective critique ici adoptée permet sans doute d'imaginer une autre histoire de la littérature où des oeuvres mineures prennent un autre relief.
Ce numéro a l'ambition d'ouvrir un champ d'études sur un sujet peu travaillé. Il adopte une perspective essentiellement historique et informative puisque les grandes émissions pour la jeunesse ont disparu. Il s'intéresse à de grands éducateurs comme Lisa Tetzner ou Janusz Korczak, à des artistes comme Alain Saint-Ogan, à des journalistes comme Jacques Pauliac, qui ont inventé ou nourri un nouveau mode d'expression. L'ensemble de cette livraison considère à la fois les aspects éducatifs et récréatifs de ce medium qui a rassemblé les familles autour de jeux ou de feuilletons devenus des lieux de mémoire. Des contributions portent également sur des émissions plus récentes comme L'As-tu lu mon p'tit loup ou Maman les p'tits bateaux.
Les Cahiers Robinson ont été créés en 1997. A l'occasion de cet anniversaire, ils rendent hommage à celui qui leur a prêté son nom. Encore Robinson : qu'on l'envisage sous l'angle du mythe ou de son histoire "véridique", le personnage, la figure ? souvent le nom seul ? continue de hanter la conscience occidentale tout en colonisant le reste du monde. Ce numéro souhaite développer une actualité qui s'exprime aussi bien dans la littérature et le cinéma que dans les jeux de la téléréalité. Si la revue privilégie les oeuvres, les objets culturels et les produits dérivés adressés à l'enfance et à la jeunesse, elle tient compte du croisement des publics que la critique anglo-saxonne range sous le terme de crossover. Sur un autre plan, on constate aussi une rencontre de significations divergentes, entre une certaine futilité de l'invocation à Robinson et la morosité des apprentis Robinson incapables aujourd'hui de se hisser à la hauteur de leur modèle.
Heureux qui comme... ...partager les émotions des premiers écrivains-voyageurs et retrouver les racines d'un monde intemporel. "Vous voilà parti ; l'air vif, pénétrant, glacé, mais sain, vous fouette au visage ; le cheval, échauffé par la rapidité, de la course, souffle des jets de fumée comme un dragon de la fable, et de ses flancs en sueur se dégage un brouillard qui l'accompagne. " Il fallait au moins la plume raffinée de Gautier (1811-1872) pour décrire celle qu'il appelle "l'Athènes du Nord" avec l'élégance et le charme qui lui sont dus. Ebloui par les palais et les cathédrales aux teintes pastel, il glisse en traîneau sur la perspective Nevski, traverse la Néva gelée, pénètre dans le Palais d'Hiver et assiste à la bénédiction du fleuve en présence du tsar. Le " fils du soleil ", s'émerveille devant les prestiges méconnus de la capitale des neiges.
Heureux qui comme... ...partager les émotions des premiers écrivains-voyageurs et retrouver les racines d'un monde intemporel " Tout m'inspirait le nom de Jérusalem. C'était elle ! Elle se détachait en jaune sombre et mat, sur le fond bleu du firmament et sur le fond noir du mont des Oliviers. Nous arrêtâmes nos chevaux pour la contempler dans cette mystérieuse et éblouissante apparition. " Alors que sa fille est mourante, Lamartine, partagé entre l'émerveillement et la douleur, nous emmène à Jérusalem. Flamboyante prose poétique clamée d'un seul souffle, véritable peinture d'une ville envahie par la peste lors de sa visite, ce récit romantique incroyable de modernité est un chant déchirant, une succession d'avalanches sombres et d'aurores incendiaires.
Heureux qui comme... ...partager les émotions des premiers écrivains-voyageurs et retrouver les racines d'un monde intemporel " Dans la pure lumière qui renaît, ce ne' va-et-vient matinal semble une scène des vieux âges où l'homme avait encore la tranquillité." C'est un rêve d'enfant que Pierre Loti (1850-1923) exauce lorsqu'il fait le voyage d'Angkor en 1901. En révélant au célèbre voyageur le sens de son existence, ce périple devient un pèlerinage, véritable leçon de sagesse que le crépuscule de la vie seul pouvait rendre lisible. Les pensées mélancoliques du voyageur et les descriptions de ce site incomparable, témoin ultime de la civilisation khmère, se mêlent intimement pour créer un texte magnifique qui signe la naissance d'Angkor à la littérature occidentale.
Heureux qui comme... ...partager les émotions des premiers écrivains-voyageurs et retrouver les racines d'un monde intemporel. " Il est, au milieu du Grand Océan, dans une région où l'on ne passe jamais, une île mystérieuse et isolée ; aucune autre terre ne gît en son voisinage et, à plus de huit cents lieues de toutes parts, des immensités vides et mouvantes l'environnent... " En 1872, le jeune aspirant Julien Viaud, à bord du navire La Flore, fait route entre Valparaiso, capitale du Chili, et Tahiti, territoire français de Polynésie d'où il reviendra avec le pseudonyme de Pierre Loti (1850-1923). La mystérieuse île de Pâques est l'une des premières escales marquantes du futur grand écrivain voyageur, et ses talents de dessinateur lui valent d'être de toutes les excursions au coeur de l'île pour tenter de déchiffrer l'énigme des moai, ces hautes statues de basalte qui semblent tombées du ciel...