Maintenir l'ordre à Rome (IIe-IVe siècle après J-C)
Ménard Hélène
CHAMP VALLON
26,00 €
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EAN :9782876734036
La sombre image des prétoriens réprimant brutalement toute velléité d'opposition à leurs maîtres, les empereurs romains, traverse la littérature comme le cinéma. Ce n'est pourtant qu'une version romancée du maintien de l'ordre dans Rome, la Ville des Césars. Le contrôle de l'Urbs, une mégapole millionnaire, représente un enjeu politique majeur. Les rapports entre le prince et le peuple occupent une place importante dans les sources antiques. En proposant une nouvelle lecture, l'auteur met en lumière diverses formes de manifestations et de violences collectives : insolences de la foule lors des jeux du cirque, émeutes, mais aussi lynchages et incendies. Comment le pouvoir tente-t-il alors de maîtriser ces agitations et ces désordres et, en cas d'échec, d'en limiter les effets ? Les mutations du pouvoir impérial, les transformations de l'empire aux IIIe et IVe siècles ont-elles des conséquences perceptibles sur les liens entre l'empereur et le peuple de Rome ? Victimes de violences sporadiques, les chrétiens comptent aussi parmi les perturbateurs de l'ordre impérial. Au IIIe siècle, ils subissent une répression organisée. Avec l'arrivée au pouvoir de Constantin, premier empereur converti au christianisme, l'" empire chrétien " se met en place. La perception de l'ordre public, la " discipline romaine " elle-même, s'en trouvent-elles transformées ? Cette enquête, qui multiplie les indices et les témoignages, au plus près des documents originaux, restitue l'univers complexe - et toujours d'actualité - de l'ordre et du désordre, au c'ur même de l'empire romain.
Nombre de pages
286
Date de parution
01/10/2004
Poids
452g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782876734036
Titre
Maintenir l'ordre à Rome (IIe-IVe siècle après J-C)
Auteur
Ménard Hélène
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
452
Date de parution
20041001
Nombre de pages
286,00 €
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La cruauté des Romains est symbolisée, au même titre que les combats de gladiateurs, par une forme particulière de sanction pénale : la condamnation aux bêtes, qui consistait à déléguer à un animal (lion, léopard, ours, taureau ou encore sanglier) la mise à mort d'un criminel dans l'arène. Sa représentation a été brouillée par des stéréotypes dus, notamment, à la littérature chrétienne, au point d'être condensée en une expression : « les chrétiens aux lions ! ». Était ainsi figée l'image de cette exécution spectaculaire. L'étude précise de ce supplice, en vigueur de l'époque hellénistique à l'Antiquité tardive, révèle cependant une réalité bien moins uniforme mais très instructive sur la justice dans l'Empire romain, sur la société romaine ou encore sur la conception que l'on se faisait des animaux produits dans l'arène. La condamnation aux bêtes, socialement inégalitaire puisqu'elle s'applique aux esclaves, aux prisonniers de guerre ou aux couches les plus modestes de la société, a pour objet d'exclure le condamné de la cité, en le rejetant dans le monde de la sauvagerie. Les animaux y sont traités comme des acteurs à part entière d'une exécution pénale dont l'issue leur appartient. Elle offre au public un spectacle témoignant de la puissance de Rome, dans lequel le corps des pires criminels est mis en scène afin d'inspirer un sentiment ambigu d'effroi mêlé de volupté. Ce supplice prend en outre une coloration toute particulière quand il est appliqué aux chrétiens, soumis, par l'entremise de l'animal, à une forme de justice divine.
L'autorité ne disparaît pas, elle est constamment reformulée. Ce livre étudie ces reformulations à travers le cas de villes européennes de l'Antiquité à l'époque moderne. La notion d'autorité traverse aujourd'hui de nombreux champs de nos sociétés, à différentes échelles, et la questionner permet d'envisager d'une nouvelle manière les formes d'exercice du pouvoir. Pour cela, cet ouvrage rassemble des contributions qui examinent la manière dont l'autorité a été mise en pratique de l'Antiquité romaine à l'époque moderne. Loin des discours regrettant la "? perte d'autorité? ", les différentes études rassemblées ici envisagent l'autorité comme le produit de rapports de forces, de négociations et de reconfigurations qui supposent des changements sociaux, politiques, économiques et culturels. Son étude passe donc par des approches contextualisées qui appréhendent les formes de légitimité(s) des pouvoirs et d'autorité. Le cadre d'analyse est ici la ville. Ce choix est déterminé par la volonté d'appréhender l'autorité et ses reconfigurations dans plusieurs domaines ? : les discours des acteurs, mais encore et surtout la dimension concrète et physique de l'autorité, qui s'exprimait dans les espaces urbains sous des formes matérielles fortes. Il s'agit également de mieux comprendre que l'autorité n'est pas un donné intangible mais bien une construction sociale, ce qui contredit l'essence même de l'autorité, qui vise à s'affranchir des contingences pour revendiquer une légitimité anhistorique.
Lorsqu'un chapeau s'envole, emporté par le vent, Prosper Colonard bondit et le dérobe aussitôt. Mais un jour un haut-de-forme vient semer la révolte parmi les précieux couvre-chefs qui décident soudain de conquérir leur liberté.... Ces contes pour la semaine vous permettront de découvrir également un roi obsédé par l'heure, un cochon héroïque, un homme-poisson un peu trop bricoleur, et bien d'autres personnages rôles et inattendus.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...