Cette nouvelle édition de l'annuaire de l'Afrique orientale revient sur les moments clés qui ont marqué l'année 2005 en Afrique de l'Est. L'actualité politique s'est caractérisée par des événements qui mettent en lumière les processus de transition démocratique complexes dans lesquels sont engagés les trois pays d'Afrique de l'Est (référendum constitutionnelle au Kenya, élection présidentielle en Tanzanie, et réintroduction du multipartisme en Ouganda). Les trois dossiers thématiques proposés dans cette édition viennent apporter un complément d'informations sur la vie politique et sociale des trois pays. Le premier est consacré au référendum constitutionnel au Kenya et au processus de démocratisation vu notamment à travers le statut de la presse. Trois articles mettent également en perspective la question de la gestion des ressources naturelles (forestières et lacustres) au Kenya, en Tanzanie et autour du lac Victoria. Enfin le dernier dossier fait le point sur l'épidémie de Sida au Kenya avec des éclairages sur les jeunes et les migrants.
Nombre de pages
353
Date de parution
01/02/2007
Poids
490g
Largeur
135mm
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EAN
9782296026438
Titre
L'Afrique orientale. Annuaire 2005
Auteur
Charton Hélène ; Médard Claire
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
490
Date de parution
20070201
Nombre de pages
353,00 €
Disponibilité
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Depuis une quinzaine d'années, le "nouvel ordre éducatif mondial" a élargi l'espace d'énonciation des politiques d'éducation au-delà des frontières nationales, ouvert le marché scolaire à une grande variété d'acteurs et fait émerger de nouvelles formes de gouvernement de l'école. Ce dossier se penche sur les pratiques ordinaires des différents agents et acteurs de l'éducation pour rendre compte de la multiplicité des "arts de faire" l'école. Il s'intéresse aux jeux d'échelles dans lesquels s'inscrivent les relations entre les différents acteurs, y compris celles entretenues avec l'Etat et ses fonctionnaires. L'analyse de leurs articulations et de leurs combinaisons, en termes de circulation de personnels et de paradigmes, transcende les clivages classiques opposant espaces nationaux et internationaux. Ces contributions, concrètes et localisées, relisent les politiques d'éducation comme des objets de réinventions, de négociations et de bricolages complexes. Elles invitent à penser l'école moins en termes de modèles que de compromis.
Cet annuaire offre des clés de lecture des mutations de l'Afrique orientale en 2004. Les chroniques nationales consacrées au Kenya et à la Tanzanie mettent en lumière les enjeux de l'alternance politique. Après les espoirs suscités pas les élections générales de 2002 au Kenya, l'heure est aujourd'hui aux bilans et à la désillusion. La Tanzanie prépare les élections générales de 2005 qui décideront ou non de l'alternance politique. Trois dossiers thématiques illustrent la vie politique et sociale de ces trois pays. Le premier est consacré aux évolutions politiques de l'Ouganda à travers le conflit mené dans le nord du pays, par la Lord's Resistance Army, et les élections partielles du district de Kabale. Les quatre articles réunis dans le dossier sur les cultures politiques et populaires du Kenya explorent les modes variés d'expressions de la société civile. Enfin, deux articles analysent les mutations des espaces urbains de Tanzanie entre tradition et modernité.
Grande capitale africaine tant par sa taille que par son rôle régional, Nairobi est une ville méconnue. Pour la majorité de ses habitants, la capitale du Kenya est un lieu de passage plutôt qu'un lieu de vie définitif. Depuis son origine, Nairobi est une ville de migrants davantage tournés vers leurs racines campagnardes que vers leur citadinité présente. C'est une ville atypique qui tait son urbanité plus qu'elle ne la revendique et dont l'identité reste fuyante. La ségrégation raciale qui avait structuré le développement de la ville coloniale a aujourd'hui disparu, mais elle a laissé place à une forme de ségrégation sociale. Ce n'est donc pas une identité unique qu'il faut rechercher à Nairobi mais des identités plurielles qui sont celles des différentes communautés constituant la cité et dont les dynamiques se lisent à l'échelle de chaque village, de chaque quartier. Mais Nairobi est également une ville qui se lit en creux. La capitale est-africaine est souvent associée à ses bidonvilles et à sa criminalité dont le développement stigmatise l'échec des politiques urbaines. C'est donc aussi dans les interstices de la ville, dans ses marges, qu'il faut rechercher les identités et les dynamiques qui ont façonné la ville pendant un siècle. Nairobi est donc une ville multiple qui s'appréhende par touches. C'est ainsi que la cité se dévoile au fil des treize contributions qui composent cet ouvrage collectif et pluridisciplinaire. Il nous invite donc à pénétrer certains quartiers de la ville, à fréquenter ses communautés et à nous familiariser avec ses institutions formelles ou informelles de manière à saisir ce qui fait la ville de Nairobi aujourd'hui.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...