Nairobi contemporain. Les paradoxes d'une ville fragmentée
Charton-Bigot Hélène ; Rodriguez-Torres Deyssi
KARTHALA
32,00 €
Epuisé
EAN :9782845867871
Grande capitale africaine tant par sa taille que par son rôle régional, Nairobi est une ville méconnue. Pour la majorité de ses habitants, la capitale du Kenya est un lieu de passage plutôt qu'un lieu de vie définitif. Depuis son origine, Nairobi est une ville de migrants davantage tournés vers leurs racines campagnardes que vers leur citadinité présente. C'est une ville atypique qui tait son urbanité plus qu'elle ne la revendique et dont l'identité reste fuyante. La ségrégation raciale qui avait structuré le développement de la ville coloniale a aujourd'hui disparu, mais elle a laissé place à une forme de ségrégation sociale. Ce n'est donc pas une identité unique qu'il faut rechercher à Nairobi mais des identités plurielles qui sont celles des différentes communautés constituant la cité et dont les dynamiques se lisent à l'échelle de chaque village, de chaque quartier. Mais Nairobi est également une ville qui se lit en creux. La capitale est-africaine est souvent associée à ses bidonvilles et à sa criminalité dont le développement stigmatise l'échec des politiques urbaines. C'est donc aussi dans les interstices de la ville, dans ses marges, qu'il faut rechercher les identités et les dynamiques qui ont façonné la ville pendant un siècle. Nairobi est donc une ville multiple qui s'appréhende par touches. C'est ainsi que la cité se dévoile au fil des treize contributions qui composent cet ouvrage collectif et pluridisciplinaire. Il nous invite donc à pénétrer certains quartiers de la ville, à fréquenter ses communautés et à nous familiariser avec ses institutions formelles ou informelles de manière à saisir ce qui fait la ville de Nairobi aujourd'hui.
Nombre de pages
527
Date de parution
01/08/2006
Poids
770g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845867871
Auteur
Charton-Bigot Hélène ; Rodriguez-Torres Deyssi
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20060801
Nombre de pages
527,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Monarque puissant, Louis XIV a su organiser autour de lui une cour d'aristocrates obéissants, a soutenu les arts, la littérature et s'est attaché à agrandir et unifier son royaume. Les mémorialistes et témoins de ce long règne ne manquèrent pas : du factuel marquis Dangeau au critique duc de Saint-Simon, sans oublier la marquise de Sévigné, la princesse Palatine au franc-parler ou encore les étrangers tel Ézéchiel Spanheim. Une fois le Roi-Soleil disparu, les écrivains ont continué à entretenir le mythe et à user des anecdotes et mystères l'entourant à des fins littéraires comme Dumas, Vigny ou plus récemment Jean Teulé. Bienfaiteur pour Molière ou Voltaire fasciné, Louis XIV a vu aussi son règne jugé sévèrement par un Michelet ou un Octave Mirbeau. Adoré ou détesté, Louis XIV semble avant tout un homme plein de paradoxes comme l'ont compris l'Italien Primi Visconti et Montesquieu.
C'est d'éveiller des interrogations bien légitimes sur l'impact du vieillissement qui n'est pas toujours uniforme sur chacun d'entre nous. Prendre conscience de cet état de fait est primordial et s'en prémunir est l'équivalent d'un bien-être meilleur en toute sérénité, aux bienfaits apaisants d'une vie qui mérite, à tout un chacun, d'être vécue malgré tout.
« Les musiciens ont le privilège de capter toute la poésie de la nuit et du jour, de la terre et du ciel, d'en reconstituer l'atmosphère et d'en rythmer l'immense palpitation. » Indiscipliné, depuis le Conservatoire, et méprisant les succès faciles, Claude Debussy (1862-1918) dut toute sa vie faire face à de sévères critiques. Avec le Prélude à l'Après-midi d'un faune, Pelléas et Mélisande, La Mer ou encore ses Préludes pour piano, sachant se libérer des traditions romantiques et wagnériennes, il a révolutionné la musique française. Admirateur des Impressionnistes, de Verlaine et de Mallarmé, il s'est nourri d'art et de littérature mais aussi des musiques orientales et espagnoles. Il a recherché des harmonies et des rythmes nouveaux dans lesquelles les notes expriment sensations et images. En proie durant toute son existence à des difficultés matérielles et à des accès de spleen, il reste un compositeur à part, perfectionniste et intransigeant. Il mourut au son des canons allemands bombardant Paris.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.