Temps psychique, temps visuel. Essai sur la temporalité psychique considérée du point de vue de l'im
Masson Céline
ENCRE MARINE
35,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782350880365
Notre essai tentera de montrer qu'une image, dès lors qu'elle est saisie par l'appareil psychique, est toujours prise dans un temps non pas chronologique mais anachronique qui est la temporalité propre de la mémoire telle que Freud la définit. L'image de temps ou le temps de l'image convoque les oeuvres d'art qui sont des images internes formées dans une matière visible et dans un espace commun (le bien nommé espace culturel). L'image dans le temps psychique et visuel est une image-traces drainant vers elle les infimes particules de la réalité qui vont servir de point de passage entre le dedans et le dehors. Comment le corps garde-t-il la trace des événements de temps? De même, comment la matière garde-t-elle l'empreinte des corps dans le mouvement? Une des réponses exploratrices pourrait être de dire: par l'image de mémoire qui est une image de temps psychique, une image figurale. Notre essai se propose cette voie d'exploration... Nous parlons beaucoup actuellement de mémoire et de travail de mémoire mais il nous semble pertinent de nous interroger sur le travail du temps et pour cela nous avons choisi de tenter de saisir ce qu'est une image de temps, une image dans le temps de la mémoire.
Nombre de pages
201
Date de parution
16/11/2010
Poids
372g
Largeur
162mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782350880365
Titre
Temps psychique, temps visuel. Essai sur la temporalité psychique considérée du point de vue de l'im
Auteur
Masson Céline
Editeur
ENCRE MARINE
Largeur
162
Poids
372
Date de parution
20101116
Nombre de pages
201,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'enfant avant même de savoir parler va éprouver le besoin d'inscrire des traces : marques, taches, points, lignes, boucles, spirales... Son geste de main entraîne tout son corps vers une expression de langage qui tend vers l'Autre. Faire trace pour se donner un support, une assise qui fasse lien entre dedans et dehors, lieu de projection des pulsions. Ex-pression des pulsions et mise en images et en figures de l'activité fantasmatique. Le dessin pro-jette, met en espace une image du corps, instaure un cadre qui permet la mise en scène de l'énigme. Il est le véhicule des fantômes, des visages d'histoire et de mémoire en venant représenter l'absence par cette présence énigmatique qui compose les formes. Le dessin est une prise sur l'énigmatique et l'actuel, il doit être interprété, travaillé dans le mouvement même de sa réalisation, dans le mouvement même du transfert lorsque le dessin est réalisé dans le cadre de la cure. C'est donc ce mouvement transférentiel qui va nous intéresser dans ce livre, le dessin pris dans le travail analytique. Il est alors pré-texte à la mise en mots et aux associations libres. L'image accompagne la parole qui transforme elle-même le processus de figurabilité à l'oeuvre dans le tracé. Le dessin est l'exposition d'une complexité dans laquelle se trouve l'enfant qui montre ainsi à l'analyste là où il en est. C'est en quelque sorte l'identité subjective de l'enfant, ancrée dans le corps de sensations, qui se projette sur la surface, dans l'actuel de la séance. Les représentations de l'enfant vont surtout permettre l'ouverture, dans le cadre de la relation transférentielle, d'un espace inédit où le désir se déploie et où l'image inconsciente du corps se construit. C'est l'acte même de dessiner, la dynamique instaurée par le dessin dans la cure, qui prime sur le contenu du dessin. Nous aurons à traduire ces représentations, à les interpréter avec les mots que l'enfant et l'analyste vont mettre à l'oeuvre de la parole. Le dessin constitue un support remarquable d'expression de l'inconscient. Mais il faut du temps pour le lire, l'entendre, l'interpréter, prêter l'oreille à un sens qui demande à être ouvert, à une énigme qu'il s'agira de déchiffrer par-delà les formes que nous percevons d'emblée. Le dessin se ressouvient et sa ligne trace, dans le mouvement du transfert, en résonance harmonique avec le thérapeute, ce dont la parole se saisit d'une mémoire en construction. En paraphrasant Paul Klee, on pourrait dire que le dessin n'a pas à rendre le visible mais à rendre visible.
Résumé : L'accent est une trace d'origine dont le locuteur peut difficilement se débarrasser, une trace dans la langue. Chaque langue a un accent, une saveur et, en venant à une autre langue, l'accent se déplace et ne perd pas la langue première. D'une langue à l'autre, l'accent fait sa route, transporte la culture dont il porte les traces comme des restes irréductibles. A partir de l'accent comme rythme essentiel de la langue et comme restes de transmission, nous tenterons alors d'entendre ce qu'il en est de ces traces de vie que nous proposons de nommer "traces de culture". Ce livre aborde en particulier les langues juives, ou judéo-langues, un ensemble de langues qui se sont développées dans des communautés juives du monde entier, et plus particulièrement en Europe, en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Quelles sont les langues parlées par les juifs dans leur déplacement ? Comment ces langues nous habitent-elles ? Quels accents en gardons-nous ?
L'auteur tente d'explorer à partir de sa clinique, la matière de l'angoisse et son énonciation : " ça me resserre, ça m'étouffe et ça me vide... " est le cri que peut émettre le sujet lorsqu'il trouve un creux d'oreille pour déposer son malaise, ce dernier recours au bord de la dépression voire même de la mélancolie. C'est bien ce bord qui a servi de terme jonction entre l'angoisse et la création, ce bord qui parfois fait pli, le littoral qui mènera aussi au travail de la lettre dans l'inconscient. La création, au sens de ce que l'auteur nomme le faire-œuvre, est une pratique venant éponger en urgence le trop d'angoisse pour un plus-de-jouir contre ce touche-la-mort qu'est l'angoisse. Dès lors, le travail de mise en forme producteur d'une surface extratopique, peut opérer comme point d'appui pour le sujet. En somme, la stratégie pulsionnelle du faire-œuvre est de passer du fantômal (matière informe de l'angoisse) au sinthomal (matière organisée par l'œuvre). L'auteur analysera le travail de différents artistes qui ont particulièrement mis en évidence le rapport de l'œuvre à l'angoisse (Giacometti, Zoran Music, Jean-Luc Parant, Kafka...).
L'image donne chair à une absence dans un écart référentiel qui est celui de la symbolisation. L'image fait voir, donne formes, articule des scènes et des corps ; en somme elle constitue un langage. Elle est le visage de l'infigurable, la pellicule sensible sur laquelle sont inscrites les formations psychiques. Comment naissent les images et qu'en faisons-nous ? En quoi les images, ?uvres d'art, sont-elles des prolongements de l'appareil psychique, des représentations de notre dedans psychique dont parle Freud ? Comment les images se transmettent-elles dans la culture ? Quelle est la fonction des images et des représentations fabriquées par le sujet et projetées dans l'espace culturel ? Est-elle différente de celles qui restent intérieures au sujet mais qui pourtant circulent comme monnaie d'échange entre les générations ? Ce livre explore le champ de l'image, considérée comme étant au c?ur même de la vie psychique, dans une approche anthropologique et psychanalytique. Sont ici analysés son lien avec la mémoire et l'imagination, mais encore les rêves, la psychopathologie, notamment les hallucinations visuelles, et surtout ses rapports au mode même du créer.