Tracer/désirer. Le dessin d'enfant dans la cure psychanalytique
Masson Céline
HERMANN
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EAN :9782705670016
L'enfant avant même de savoir parler va éprouver le besoin d'inscrire des traces : marques, taches, points, lignes, boucles, spirales... Son geste de main entraîne tout son corps vers une expression de langage qui tend vers l'Autre. Faire trace pour se donner un support, une assise qui fasse lien entre dedans et dehors, lieu de projection des pulsions. Ex-pression des pulsions et mise en images et en figures de l'activité fantasmatique. Le dessin pro-jette, met en espace une image du corps, instaure un cadre qui permet la mise en scène de l'énigme. Il est le véhicule des fantômes, des visages d'histoire et de mémoire en venant représenter l'absence par cette présence énigmatique qui compose les formes. Le dessin est une prise sur l'énigmatique et l'actuel, il doit être interprété, travaillé dans le mouvement même de sa réalisation, dans le mouvement même du transfert lorsque le dessin est réalisé dans le cadre de la cure. C'est donc ce mouvement transférentiel qui va nous intéresser dans ce livre, le dessin pris dans le travail analytique. Il est alors pré-texte à la mise en mots et aux associations libres. L'image accompagne la parole qui transforme elle-même le processus de figurabilité à l'oeuvre dans le tracé. Le dessin est l'exposition d'une complexité dans laquelle se trouve l'enfant qui montre ainsi à l'analyste là où il en est. C'est en quelque sorte l'identité subjective de l'enfant, ancrée dans le corps de sensations, qui se projette sur la surface, dans l'actuel de la séance. Les représentations de l'enfant vont surtout permettre l'ouverture, dans le cadre de la relation transférentielle, d'un espace inédit où le désir se déploie et où l'image inconsciente du corps se construit. C'est l'acte même de dessiner, la dynamique instaurée par le dessin dans la cure, qui prime sur le contenu du dessin. Nous aurons à traduire ces représentations, à les interpréter avec les mots que l'enfant et l'analyste vont mettre à l'oeuvre de la parole. Le dessin constitue un support remarquable d'expression de l'inconscient. Mais il faut du temps pour le lire, l'entendre, l'interpréter, prêter l'oreille à un sens qui demande à être ouvert, à une énigme qu'il s'agira de déchiffrer par-delà les formes que nous percevons d'emblée. Le dessin se ressouvient et sa ligne trace, dans le mouvement du transfert, en résonance harmonique avec le thérapeute, ce dont la parole se saisit d'une mémoire en construction. En paraphrasant Paul Klee, on pourrait dire que le dessin n'a pas à rendre le visible mais à rendre visible.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
170
Date de parution
22/05/2010
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782705670016
Titre
Tracer/désirer. Le dessin d'enfant dans la cure psychanalytique
Auteur
Masson Céline
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20100522
Nombre de pages
170,00 €
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Notre essai tentera de montrer qu'une image, dès lors qu'elle est saisie par l'appareil psychique, est toujours prise dans un temps non pas chronologique mais anachronique qui est la temporalité propre de la mémoire telle que Freud la définit. L'image de temps ou le temps de l'image convoque les oeuvres d'art qui sont des images internes formées dans une matière visible et dans un espace commun (le bien nommé espace culturel). L'image dans le temps psychique et visuel est une image-traces drainant vers elle les infimes particules de la réalité qui vont servir de point de passage entre le dedans et le dehors. Comment le corps garde-t-il la trace des événements de temps? De même, comment la matière garde-t-elle l'empreinte des corps dans le mouvement? Une des réponses exploratrices pourrait être de dire: par l'image de mémoire qui est une image de temps psychique, une image figurale. Notre essai se propose cette voie d'exploration... Nous parlons beaucoup actuellement de mémoire et de travail de mémoire mais il nous semble pertinent de nous interroger sur le travail du temps et pour cela nous avons choisi de tenter de saisir ce qu'est une image de temps, une image dans le temps de la mémoire.
Résumé : L'accent est une trace d'origine dont le locuteur peut difficilement se débarrasser, une trace dans la langue. Chaque langue a un accent, une saveur et, en venant à une autre langue, l'accent se déplace et ne perd pas la langue première. D'une langue à l'autre, l'accent fait sa route, transporte la culture dont il porte les traces comme des restes irréductibles. A partir de l'accent comme rythme essentiel de la langue et comme restes de transmission, nous tenterons alors d'entendre ce qu'il en est de ces traces de vie que nous proposons de nommer "traces de culture". Ce livre aborde en particulier les langues juives, ou judéo-langues, un ensemble de langues qui se sont développées dans des communautés juives du monde entier, et plus particulièrement en Europe, en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Quelles sont les langues parlées par les juifs dans leur déplacement ? Comment ces langues nous habitent-elles ? Quels accents en gardons-nous ?
L'auteur tente d'explorer à partir de sa clinique, la matière de l'angoisse et son énonciation : " ça me resserre, ça m'étouffe et ça me vide... " est le cri que peut émettre le sujet lorsqu'il trouve un creux d'oreille pour déposer son malaise, ce dernier recours au bord de la dépression voire même de la mélancolie. C'est bien ce bord qui a servi de terme jonction entre l'angoisse et la création, ce bord qui parfois fait pli, le littoral qui mènera aussi au travail de la lettre dans l'inconscient. La création, au sens de ce que l'auteur nomme le faire-œuvre, est une pratique venant éponger en urgence le trop d'angoisse pour un plus-de-jouir contre ce touche-la-mort qu'est l'angoisse. Dès lors, le travail de mise en forme producteur d'une surface extratopique, peut opérer comme point d'appui pour le sujet. En somme, la stratégie pulsionnelle du faire-œuvre est de passer du fantômal (matière informe de l'angoisse) au sinthomal (matière organisée par l'œuvre). L'auteur analysera le travail de différents artistes qui ont particulièrement mis en évidence le rapport de l'œuvre à l'angoisse (Giacometti, Zoran Music, Jean-Luc Parant, Kafka...).
L'image donne chair à une absence dans un écart référentiel qui est celui de la symbolisation. L'image fait voir, donne formes, articule des scènes et des corps ; en somme elle constitue un langage. Elle est le visage de l'infigurable, la pellicule sensible sur laquelle sont inscrites les formations psychiques. Comment naissent les images et qu'en faisons-nous ? En quoi les images, ?uvres d'art, sont-elles des prolongements de l'appareil psychique, des représentations de notre dedans psychique dont parle Freud ? Comment les images se transmettent-elles dans la culture ? Quelle est la fonction des images et des représentations fabriquées par le sujet et projetées dans l'espace culturel ? Est-elle différente de celles qui restent intérieures au sujet mais qui pourtant circulent comme monnaie d'échange entre les générations ? Ce livre explore le champ de l'image, considérée comme étant au c?ur même de la vie psychique, dans une approche anthropologique et psychanalytique. Sont ici analysés son lien avec la mémoire et l'imagination, mais encore les rêves, la psychopathologie, notamment les hallucinations visuelles, et surtout ses rapports au mode même du créer.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.