Existe-t-il un cinéma " stalinien " ? Cette question, loin d'être formelle, est essentielle pour saisir la complexité des relations qui se sont nouées, dans l'Union soviétique de Staline, entre le cinéma et le pouvoir politique. Que la production et la diffusion des images aient été strictement contrôlées, que les autorités aient imposé une esthétique - celle du réalisme socialiste -, que Staline, dans la continuité de la politique entreprise par Lénine, ait voulu faire du septième art l'un des principaux outils de sa propagande, personne ne le contestera. Mais cela signifie-t-il pour autant que le cinéma soviétique ait été enfermé pendant plus de vingt-cinq ans dans un moule rigide et étouffant ? Au-delà d'une uniformité apparente de la production, ne peut-on déceler, ici et là, des aspérités, des divergences, voire des espaces d'autonomie ? Telles sont les questions abordées par ce collectif d'auteurs, français et étrangers, qui proposent de porter un regard nouveau sur l'histoire de ce cinéma, en s'intéressant tout autant aux films eux-mêmes qu'à leurs conditions de fabrication et de diffusion.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
238
Date de parution
26/06/2003
Poids
410g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782858165995
Titre
Le cinéma "stalinien". Questions d'histoire
Auteur
Laurent Natacha
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
410
Date de parution
20030626
Nombre de pages
238,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Laurent Natacha ; Bertrand Michel ; Taillefer Mich
La politique est un champ de bataille où les hommes s'affrontent pour la conquête, l'exercice, la conservation ou la contestation du pouvoir. Que la violence soit au coeur du politique, l'histoire l'atteste surabondamment. Omniprésente dans l'histoire et dans l'espace, elle est également multiforme, imposant d'emblée le recours au pluriel et à la pluridisciplinarité. Tel est l'objectif de ce livre, qui envisage l'étude des rapports entre violences et pouvoirs politiques à partir de plusieurs orientations de réflexion complémentaires. Cette étude montre que la violence politique est un révélateur particulièrement efficace des dysfonctionnements sociaux et qu'elle constitue un des prismes privilégiés au travers desquels l'observateur des sociétés humaines peut prétendre mieux cerner leurs réalités. Cet ouvrage est issu d'un séminaire thématique de l'Institut d'Etudes Doctorales de l'Université de Toulouse-Le Mirail.
Octobre 1977: le cinéma Le Royal, Situé au 49 rue d'Alsace-Lorraine, en plein centre de Toulouse, ferme définitivement ses portes. Son directeur invite la Cinémathèque de Toulouse à recueillir ce qu'elle souhaite pour enrichir sa collection. Un ensemble constitué de 184 affiches de façade peintes par André Azaïs rejoint alors les réserves de la Cinémathèque de Toulouse, devenue depuis, avec la Cinémathèque française et les Archives françaises du film du CNC, l'un des trois lieux majeurs de la mémoire du cinéma en France. Cette collection n'a pas d'équivalent en France ni, semble-t-il, en Europe. Réalisées par le même artiste durant une période relativement brève, du milieu des années 1960 au milieu des années 1970, ces affiches sont d'une dimension hors normes, en moyenne 5 m x 2 m. Elles étaient fabriquées sur mesure, conçues et peintes à la main en un seul exemplaire, puis accrochées sur la façade du Royal. Chacune est donc une oeuvre unique. Souvent très colorées, spectaculaires par nécessité, ces affiches témoignent d'une pratique populaire du cinéma et dessinent un pan de l'histoire du septième art. Publié à l'occasion des cinquante ans de la Cinémathèque de Toulouse, ce livre illustre le travail qu'elle mène depuis sa fondation: conserver la mémoire du cinéma pour la valoriser par le biais de programmations, d'expositions, d'éditions. En présentant un fonds précieux et rare, en mettant à l'honneur une pratique quelque peu oubliée - les affiches peintes de grand format - et un artiste inconnu, cet ouvrage est une invitation à regarder le cinéma autrement.
La jeunesse, c'est la création de l'esprit" affirmait Johnny Jean-Pierre, un jeune Innu de la communauté de Bestiamites, au Québec. Que signifie être jeunes et autochtones aujourd'hui? Quelles sont leurs expériences des mondes contemporains? Quels sont leurs projets, leurs visions du monde, leurs espoirs? Alors que les jeunes autochtones sont les premières victimes du racisme et de la discrimination à l'endroit de leurs communautés et qu'il est bien connu qu'ils sont aux prises avec de nombreux problèmes sociaux, ils sont aussi à considérer comme des agents culturels et sociaux compétents. Loin d'incorporer passivement les valeurs, les schèmes et les significations socioculturelles véhiculés au sein de leur société comme de la société dominante, les jeunes autochtones participent activement à la transmission et à la transformation des mondes auxquels ils prennent part. Comment, de quelle manière et dans quels lieux les jeunes autochtones prennent-ils la parole? Quels sont leurs demandes en termes d'autonomie, de droits, de liberté? Comment fait-on l'expérience du monde quand on est Atikamekw, Chiapanèque, Kanak, Maaori, Quechua ou Maya? Voilà quelques-unes des questions explorées dans cet ouvrage. Ce livre intéressera tous ceux préoccupés par les questions touchant à la jeunesse et par le devenir des peuples autochtones.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.