Al-Jazira, miroir rebelle et ambigu du monde arabe
Lamloum Olfa
LA DECOUVERTE
7,70 €
Epuisé
EAN :9782707143051
La chaîne de Ben Laden!" Le 7 octobre 2001, moins d'un mois après les attentats de New Yorket Washington et quelques heures après le débutdes bombardements sur l'Afghanistan, le logo d'une chaîne arabe surgit pour la première foissur les écrans de millions de foyers américains eteuropéens: la chaîne qatarie Al-Jazira diffuse unmessage d'Oussama Ben Laden. En donnant unvisage et une tribune à l'ennemi numéro un des États-Unis, Al-Jazira défie l'ordre impérial etdevient la télévision la plus controversée du monde, accusée de véhiculer tous les "ismes" dans le monde arabe - islamisme, terrorisme, populisme, antisémitisme... Dans ce livre, Olfa Lamloum montre que ce média, créé en 1996 et devenu aujourd'hui le principal forum politique de la scène arabe, ne peut se réduire à cette caricature. S'appuyant sur une solide enquête et sur une analyse serrée de la ligne éditoriale d'Al-Jazira, elle explique comment la chaîne exprime les attentes démocratiques confisquées par les régimes autoritaires, mais aussi le ressentiment arabe vis-à-vis des États-Unis. Par quel mystère Al-Jazira peut-elle tenir tous ces rôles, alors qu'elle est financée par l'émir du Qatar, l'un des alliés privilégiés de Washington dans le Golfe? Comment concilie-t-elle l'impertinence vis-à-vis de tous les pouvoirs et la déférence discrète par rapport à son commanditaire? Cet équilibre qui tient du miracle pourra-t-il perdurer face aux pressions croissantes dont la chaîne fait l'objet? Un essai remarquablement informé pour comprendre, à travers ce prisme privilégié qu'est Al-Jazira, les tensions qui traversent le monde arabe.
Nombre de pages
143
Date de parution
16/09/2004
Poids
136g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782707143051
Titre
Al-Jazira, miroir rebelle et ambigu du monde arabe
Auteur
Lamloum Olfa
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
116
Poids
136
Date de parution
20040916
Nombre de pages
143,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La "guerre préventive" contre l'Irak, dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, est sans conteste l'un des faits les plus médiatisés de l'histoire de l'humanité. Jamais les préparatifs d'une guerre n'ont été aussi abondamment décrits et jamais son déroulement n'a été ainsi transmis en direct par le truchement de cohortes de journalistes. Partout, les médias se sont ingéniés à relater dans ses moindres rebondissements le faux suspense diplomatique d'avant le 20 mars 2003, à spéculer longuement sur la probabilité et la date de déclenchement de l'intervention, à mobiliser une armada d'experts capables de disserter avec aplomb sur les armes de destruction massives irakiennes et les bunkers de Saddam tout en n'en sachant rien ou presque... C'est pourquoi cette guerre offre un matériau inédit pour une analyse critique du comportement des médias dominants. Les contestations de rue que la perspective puis le déclenchement de la guerre ont provoquées, les doutes et le déficit de légitimité entourant l'aventure états-unienne, le malaise des régimes arabes craignant une extension de l'ingérence des Etats-Unis dans leurs propres territoires, les critiques émanant de certains gouvernements européens ont placé le champ médiatique face à un conflit qui résiste fortement à la simplification. A travers six contributions, où les auteurs décrivent en fait six guerres différentes vues de six postes d'observation distincts (les Etats-Unis, la France, Israël, la Turquie, l'Irak lui-même et la chaîne panarabe Al Jazira), le livre explore les modes de restitution des mots et des images de la guerre. Il tente de resituer les médias dans le cadre des enjeux de pouvoir nationaux. Il explicite leur rôle dans la mobilisation du consentement ou de l'opposition à la guerre
Ce numéro entend poser la question des relations difficiles entre femmes, féminisme et islamisme. La partie Dossier apporte un éclairage nouveau sur les derniers changements enregistrés dans les différentes sociétés (le code de la famille algérien, l'affaire du voile, les femmes et le Hamas en Palestine), et la partie Documents reprend des articles toujours d'actualité (Islamisme et droits de la femme, et des exemples dans divers pays : Iran, Tunisie, Palestine, Turquie, Algérie).
Même si la société israélienne apparaît forte, surarmée, elle n'est toujours pas un lieu sûr pour nombre d'Israéliens. Physiquement enfermés, ils le sont aussi psychologiquement. Israël enfermé enferme les Palestiniens. Le cancer qui ronge tout espoir de paix, c'est l'occupation, les colonies en Cisjordanie, les humiliations quotidiennes aux multiples checks points, le Mur et ses empiètements sur les terres des Palestiniens. Les prochaines semaines seront un tournant. Mais, on a si souvent dit cela que l'on a fini par ne plus y croire, comme si le conflit était inéluctable, inscrit à tout jamais dans l'histoire.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.