La participation massive des femmes aux révolutions au Moyen-Orient et au Maghreb a conduit à un changement de leur image dans l'opinion publique et les médias occidentaux. Mais l'occidentalocentrisme, fondé sur le primat de la différence, continue d'encombrer certains discours féministes. Explorant la question des femmes et du pouvoir en islam avec une attention particulière portée au Moyen-Orient, Azadeh Kian offre un aperçu de quatre périodes historiques : l'avènement de l'islam, la période médiévale, l'époque moderne et l'époque contemporaine. L'histoire des sociétés à majorité musulmane montre en effet que les femmes y jouissaient de l'autorité tant du fait de leurs connaissances religieuses que poétiques, littéraires, scientifiques ou encore politiques et militaires. Elles ont tenté d'influencer, de contester ou de subvertir la structure sociale dominée par les hommes, que les lois islamiques ont consolidée. Ce n'est donc pas l'islam qui entrave l'émancipation des femmes, mais son instrumentalisation par des hommes qui visent à conserver privilèges et pouvoirs. Ne faut-il pas dès lors rejeter la lecture figée et traditionnaliste du Coran et réinterpréter les textes sacrés et les lois islamiques ? A travers l'historicisation et la contextualisation de l'islam, des militantes féministes et des droits des femmes ont ouvert des exégèses coraniques et jurisprudentielles aux lectures et interprétations alternatives visant à rétablir l'égalité entre les hommes et les femmes. Cet essai, fondé sur des recherches bibliographiques et de terrain, remet en perspective la place et le pouvoir des femmes au sein de l'islam.
Nombre de pages
254
Date de parution
07/03/2019
Poids
282g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782841869183
Titre
Femmes et pouvoir en Islam
Auteur
Kian Azadeh
Editeur
MICHALON
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130
Poids
282
Date de parution
20190307
Nombre de pages
254,00 €
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Depuis son élection en 2005, et fort du soutien quasi inconditionnel du Guide suprême, Mahmoud Ahmadinejad a appliqué une politique populiste, promu la militarisation de l'État, accordée aux Gardiens de la révolution des pouvoirs considérables, maintenu sa position sur le dossier du nucléaire, défié le Conseil de sécurité des Nations unies, et suscité de sérieuses inquiétudes en Iran, au Moyen-Orient et dans le monde. Sa réélection en 2009 entachée de fraudes massives a poussé le peuple en lutte pour la démocratie et la justice sociale à descendre dans les rues de Téhéran. Ce mouvement contestataire dit « mouvement vert », surtout mené par les jeunes et les femmes, s'inspirera-t-il du « printemps arabe »? Se transformera-t-il en révolution...Spécialiste de l'Iran, politologue et sociologue, Azadeh Kian nous offre une analyse fouillée et nuancée du contexte socio-économique interne du pays et de sa situation sur la scène internationale.
L'une des grandes questions de l'Organisation mondiale du commerce est celle de l'adhésion des pays et ses conséquences (positives ou négatives). Cette adhésion est un processus long et complexe, car elle consiste non-seulement à profiter d'un siège et d'un droit de vote au sein de l'Organisation, mais aussi à accéder de manière sûre et stable aux marchés des pays adhérents. Parvenir aux marchés de ces pays n'est pas facile et exige d'accepter de nombreux engagements qui se prennent au cours du processus d'adhésion. Malgré l'influence croissante et le rôle déterminant de cette organisation dans les relations commerciales internationales, la République islamique d'Iran n'a pas encore pu y adhérer à part entière. L'objectif de ce livre est d'essayer de trouver des éléments de réponse à ces questions : pourquoi, après tant d'années, la République islamique d'Iran n'a-t-elle pas pu adhérer à l'Organisation mondiale du commerce ? Pourquoi l'Iran peine-t-il à en devenir un membre à part entière ? Au travers de la question des entraves devant l'adhésion de la République islamique d'Iran à l'OMC, Reza Mamdouhi rend visible la complexité des institutions économiques, juridiques et politiques de ce pays et des lois et règlements qui régissent ses sphères et montre les articulations des facteurs internes et internationaux.
L'ensemble de ce qu'il est convenu d'appeler le monde arabe est, depuis le début de l'année 2011, en proie à des bouleversements sociaux et politiques sans précédent. D'une certaine manière on peut considérer qu'il s'agit de la reprise, et peut-être de l'accomplissement du mouvement de décolonisation qui avait buté sur les liens établis entre les régimes autocratiques mis en place un peu partout et les puissances occidentales. Ces soulèvements populaires ne sont pas sortis du néant. Ils sont le produit de conflits et de dynamiques qu'il est important de restituer. On souhaite donc, dans ce numéro, mener, concernant les différents pays, une analyse de fond qui prenne en compte la longue durée, les changements profonds qui ont traversé ces sociétés et que la vision, souvent encore marquée par l'orientalisme, de nombre de commentateurs, a laissés de côté. Quelles sont donc les forces sociales et politiques qui y ont été en présence et en tension, et qui éventuellement se déploient aujourd'hui ? Même si les aspirations politiques ont été étouffées à peu près partout, elles n'en ont pas moins existé, certes de façon souterraine et masquée (s'exprimant, par exemple dans des ?uvres littéraires ou artistiques). Quelles sont aujourd'hui, dans cette accélération de l'histoire, les recompositions du jeu social et politique ? Ce sont ces questions que traitent les différents auteurs contribuant à ce numéro, dont beaucoup son issus des pays dont ils parlent, remplissant à la fois le rôle de témoins privilégiés et d'analystes.
Si dans leur histoire contemporaine, l'Iran, la Turquie et l'Afghanistan ont connu d'importants changements politiques, l'idéologie nationale reste d'une importance cruciale tant dans les mouvements politiques que dans la construction des Etats. Réunissant des contributions en sociologie, en anthropologie, en science politique et en art du spectacle, cet ouvrage se donne pour objectif d'analyser la fabrique du genre, des corps et des sexualités par les idéologies nationales dans ces trois pays. Il entend contribuer à la production francophone en études de genre et aux recherches sur des pays carrefour de l'Asie et du Moyen-Orient. Ces travaux restituent l'évolution des articulations entre nation, modernité et authenticité qui pèsent sur le contrôle des corps (en imposant la maternité) et des sexualités (en s'appuyant sur un ordre hétéronormatif), par l'assignation des femmes à l'espace privé (en les isolant des espaces de décision politiques, économiques et sociaux). Cependant les résultats de recherche ne s'en tiennent pas à ce premier constat et les auteures montrent comment dans chaque contexte et de manière spécifique les rapports sociaux de classe, de race et d'ethnicité s'imbriquent avec la fabrique du genre et des sexualités dans les idéologies nationales. Enfin, cet ouvrage traite aussi des stratégies mises en oeuvre par les femmes dans des espaces variés (politiques, militaires, artistiques, littéraires, sportifs) pour s'approprier, résister ou subvertir les normes nationales dans des contextes autoritaires ou de conflits armés.
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Du Mutterrecht, l'oeuvre majeure de Bachofen, Walter Benjamin écrivait qu'il s'agissait d'une "prophétie scientifique". De prime abord, il s'agit là d'une étrange définition pour un ouvrage qui, loin de se tourner vers l'avenir ou d'en délinéer les formes, explore les confins du passé pour esquisser, par le biais de l'étude des mythes, le contour de l'origine de nos sociétés. La pensée de Bachofen est prophétique car révolutionnaire, et par là même porteuse de fruits pour l'avenir. Il a en effet avancé une thèse bouleversante : les premières sociétés humaines auraient été régies par un droit maternel, l'organisation patriarcale n'étant qu'une forme plus avancée, certes, mais plus tardive de l'évolution spirituelle et sociale de l'humanité. Sa pensée permet de ainsi de réfléchir à la prégnance de l'opposition masculin/ féminin, maternel/ paternel dans les fondements mêmes de nos sociétés, mais aussi de considérer l'importance que la notion d'origine, et la représentation, pour erronée qu'elle soit, qui en est faite, revêt pour la construction et le maintien de la société et de ses structures. C'est bien là une réflexion avec laquelle, aux dires de Bachofen lui-même, "on n'est pas près d'en finir".
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.
Le malaise de Stendhal (1783-1842) face à l'autorité est une dimension essentielle de son oeuvre. Rétif à la subir, il se sent également inapte à l'exercer. Son oeuvre constitue une vaste insurrection imaginaire contre l'ordre établi, assise sur les moyens du burlesque, de la dérision et de l'ironie. Ce n'est pas seulement l'Ancien Régime que ce libéral combat, mais le pouvoir en général, envers lequel il exerce son scepticisme. C'est cette insoumission fondamentale qui confère à l'oeuvre de Stendhal sa puissance de séduction et sa force subversive.