Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. Tome 7, Le Limousin
Hilaire Yves-Marie ; Mayeur Jean-Marie
BEAUCHESNE
16,00 €
Epuisé
EAN :9782701013664
Le Limousin constitue au XXe siècle, très probablement dès le XIXe, une des provinces françaises de large détachement par rapport au christianisme. Il semble donc plus facile que pour des régions comme l'Alsace, la Bretagne, le Nord - les premières présentes dans cette collection nationale - d'établir pour cette contrée un dictionnaire biographique du monde religieux dans la France contemporaine. Cette vision est d'ailleurs renforcée par le fait que cette région, la moins peuplée de la France hexagonale (elle a varié de 1 million à 700 000 habitants durant notre période), est, depuis des siècles, assez enclavée et assez peu urbanisée. Cela explique en partie la faible pénétration du judaïsme et même du protestantisme. Suivant les principes dégagés dès le lancement de ce Dictionnaire, celui-ci, loin de se limiter aux personnalités majeures, d'ailleurs rares en Limousin, cherche surtout à mettre en lumière des personnes qui, entre 1800 et 1962, ont exercé une audience, un rayonnement qui marque, de façon plus ou moins large, plus ou moins durable, la vie religieuse dans la région et... au-delà. En effet, le Limousin, vieille terre d'émigration par ses artisans, maçons ou autres, a aussi beaucoup exporté ses élites, ce qui pose, de façon plus aiguë qu'ailleurs, un choix délicat. A cette relative minceur du matériau, on peut objecter que le Limousin apparaît dans la France rurale comme un terrain de choix de l'anticléricalisme : pour le milieu du XIXe siècle, A. Corbin souligne "l'ampleur de la déchristianisation" tandis qu'on a présenté Limoges comme "une capitale de la Libre-Pensée à l'orée du XXe siècle" . Aussi ce volume accorde-t-il une place particulière à cette institution comme aussi à la Franc-Maçonnerie, deux mouvements dont on s'accorde aujourd'hui à reconnaître la dimension religieuse. Ce volume tient un équilibre entre les trois départements, la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne. Malgré cela subsistent des inégalités, des distorsions même, liées aux -sources disponibles. Il a semblé toutefois que le jeu valait d'être tenté pour présenter 156 personnalités répondant à l'objectif du Dictionnaire du Monde religieux dans la France contemporaine
Nombre de pages
128
Date de parution
20/03/1998
Poids
401g
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EAN
9782701013664
Titre
Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. Tome 7, Le Limousin
Auteur
Hilaire Yves-Marie ; Mayeur Jean-Marie
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
401
Date de parution
19980320
Nombre de pages
128,00 €
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Epuisé
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Loin des fantasmes et des " histoires secrètes ", ce livre offre la première grande histoire synthétique de la papauté. Héritière de la Rome impériale, signe et garant de l'unité de l'Eglise, la papauté est une des institutions centrales de l'Occident. La disparition de la chrétienté à l'époque moderne lui fera connaître une vie nouvelle. Centre nerveux du catholicisme au XIXe siècle, la papauté, de plus en plus délestée de ses possessions territoriales, exercera au XXe siècle un magistère moral véritablement international. L'Histoire de la papauté montre comment cette institution, porteuse de renaissances culturelles à travers l'Histoire, a facilité le passage du monde de l'Antiquité au monde médiéval et comment aujourd'hui, à l'ère de la mondialisation, elle tente de faire face aux défis du XXIe siècle.
Biographie de l'auteur Gérard CHOLVY, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Montpellier, Yves-Marie HILAIRE, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Lille, Danielle DELMAIRE, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Lille, Sébastien FATH, docteur en histoire, chargé de recherche au CNRS (Groupe de sociologie des religions et de la laïcité).
Plusieurs centaines de Jésuites français du XIXè et du XXè siècles revivent dans ce livre dû à une équipe de jésuites, sous la direction du Père Paul Duclos. Missionnaires, en France et outre-mer, prédicateurs, spirituels, théologiens, professeurs, hommes de science, les personnalités qui trouvent place dans cet ouvrage ont compté dans l'histoire religieuse et, bien souvent, dans l'histoire générale de la France. A travers ces biographies croisées d'hommes souvent aujourd'hui oubliés, tout un monde se révèle, riche d'initiatives, de dévouement, d'abnégation, qui purent mener au martyre. Par l'étendue de son information et l'épaisseur d'histoire qu'il découvre, ce premier volume de la série du Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine est appelé à être une référence pour l'histoire de l'Eglise et de la France au long des deux derniers siècles
Anne Leflaive aspira dès son adolescence au don total de son existence à Dieu. Mgr de Cabrières (+1921), évêque de Montpellier, l'orienta vers la consécration des vierges, encore dispensée - rarement - à des femmes vivant dans le monde. Anne fut consacrée en 1924, à Paray-le-Monial. Pour répondre aux veeux de Mgr Chassagnon, évêque d'Autun, et de Mgr Chollet, archevêque de Cambrai, elle anima, pendant quatorze ans, un secrétariat général des fédérations diocésaines de jeunes filles. A partir de 1939, inspirée et soutenue par Mgr Feltin, alors archevêque de Bordeaux, et par Mgr Chollet, elle se donna entièrement à la fondation des Missionnaires séculières d'Action catholique, MSAC, qui devaient vivre leur engagement sous la seule direction de leur évêque. En 1946, Anne dut quitter les MSAC sous la pression de personnalités qui redoutaient une concurrence nuisible à l'extension des Auxiliaires de l'Apostolat. Les MSAC disparurent en 1948. Anne se mit au service du Conseil national du patronat français où Georges Villiers et François Ceyrac utilisèrent ses talents pendant plus de vingt ans. Son travail de documentation nécessitait des séjours à Rome où elle fut reçue par Pie XII, Jean XXIII et Paul VI, qu'elle connaissait dès avant leur élévation au souverain pontificat. Avec les papes, avec des religieux, elle parlait de la souhaitable renaissance de la consécration des vierges. Le décret post-conciliaire de 1970, renouvelant le rite de l'antique consécration et le droit des évêques de la dispenser aux séculières, combla ses v?ux. Anne Leflaive a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Epouse du Christ et La femme et l'Eglise.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.