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Les fondements charismatiques de la bureaucratie. La référence à l'Esprit dans l'ecclésiologie médié
Fontbonne Alexis
BEAUCHESNE
44,00 €
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EAN :9782204166553
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie – la théonomie – de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Date de parution
19/11/2024
Poids
483g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204166553
Titre
Les fondements charismatiques de la bureaucratie. La référence à l'Esprit dans l'ecclésiologie médié
Auteur
Fontbonne Alexis
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
483
Date de parution
20241119
Nombre de pages
0,00 €
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Si Dieu n'est pas un objet de l'histoire, c'est en revanche le cas des propositions discursives mentionnant la divinité. La référence à l'Esprit circule au sein du monde médiéval et c'est de l'étude de ce processus qu'il est possible de tirer une histoire sociale de la troisième personne de la Trinité. Le présent volume s'attache à relier la théologie et les pratiques quotidiennes des laïcs, la suite de l'enquête abordera les liens entre la notion d'homme spirituel et l'Eglise comme institution bureaucratique. Dans ces pages, il s'agit de comprendre comment, entre 1150 et 1250, des débats théologiques autour du lien entre Esprit et amour dialoguent avec l'ordinaire de la vie médiévale, avec les pratiques charitables quotidiennes des laïcs. Un testament forézien devient alors le témoin de réflexions scolastiques antérieures d'un siècle et les premières des confréries du Saint-Esprit sont placées dans la continuité des conceptions ecclésiologiques contemporaines. Née d'une réflexion ecclésiologique offrant aux laïcs la possibilité d'être inspirés sans menacer le monopole ecclésiastique de la prédication, l'association entre l'Esprit et la pratique charitable se transforme en voyageant et passe d'une inspiration encadrée des laïcs à l'élément fondateur d'une notabilité apostolique, légitime à intervenir dans l'économie du salut. La constitution de la religion civique et du bien public, en partie issue de ce processus, comme sphère légitime d'activité des élites laïques, mène paradoxalement à la disparition progressive de la référence à l'Esprit dans les oeuvres de charité. L'amplitude chronologique du Moyen Age offre ainsi la possibilité de décrire toute l'histoire d'un fait social, l'association étroite et explicite entre charité divine et charité humaine, de sa naissance à sa fin.
Fontbonne Alexis ; Kalinowski Isabelle ; Rauwel Al
Résumé : La sociologie a fait un usage privilégié du Moyen Age pour se constituer en discipline autonome. Auguste Comte, Emile Durkheim, Max Weber, et plus tard Pierre Bourdieu ont ainsi pensé les transformations des sociétés contemporaines depuis la distance offerte par cette période et forgé des concepts à valeur générale comme le charisme, la rationalisation ou l'habitus. Les médiévistes ont pu à leur tour s'en emparer et les mobiliser. Mais le dialogue, déjà fécond, entre histoire et sociologie n'est pas sans poser de difficultés, notamment parce que certaines notions se fondent sur un Moyen Age qui n'existe plus, tant les représentations et connaissances sur cette période ont évolué au cours du dernier siècle. Alexis Fontbonne propose ici de faire revenir la sociologie à l'étude du Moyen Age, afin de poser les bases d'une véritable sociologie médiévale. S'appuyant sur les derniers travaux de la médiévistique, il présente une démarche, qui, à partir d'outils et de déconstructions critiques, devrait permettre une meilleure compréhension des pratiques sociales et de l'univers mental du Moyen Age et proposer un renouvellement de certains concepts sociologiques.
Souvent qualifiée de maladie du XXIe siècle, l'obésité est devenue un véritable enjeu de santé dans de nombreux pays. Elle touche près d'un milliard de personnes dans le monde et est en augmentation croissante. Pourtant, elle reste encore largement méconnue et est source de nombreuses idées reçues, tant sur ses causes que sur ses traitements. Ainsi, l'obésité serait due à une mauvaise alimentation, aggravée par la sédentarité. Elle affecterait prioritairement les classes sociales défavorisées, mais serait aussi la marque d'un manque de volonté. Il suffirait de se mettre au régime ou de recourir à une chirurgie bariatrique pour en guérir. Autant de stigmatisations sources de discriminations et d'exclusion. Face à cela, la pédagogie est essentielle pour changer le regard sur les personnes en situation d'obésité et disposer des connaissances pour améliorer leur prise en charge et surtout améliorer la prévention. C'est la mission de la Ligue nationale contre l'obésité et l'objectif de cet ouvrage.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.