
Le glouton, le gourmand et le gastronome. Les plaisirs de la table de Balzac à Yourcenar
Le mot seul gastronomie fait dresser toutes les oreilles ; le sujet est à la mode" écrivait Brillat-Savarin en 1826. C'est au XIXe siècle, en effet, que l'on voit se codifier un ensemble d'usages spécifiquement français, organisés autour des arts et des plaisirs de la table. Inévitablement, et savoureusement, la littérature s'en fait le reflet, des dîners mondains du comte de Monte Cristo au surréaliste repas de cheveux de Pieyre de Mandiargues, en passant par tous ceux que Balzac, Zola, Colette ou Duras décrivent avec verve. Et à travers le repas, c'est toute la société que les écrivains interrogent. Pourquoi des règles de bienséance, et qui peut dire ce qui est "convenable" ? Les femmes doivent-elles montrer de l'appétit, peuvent-elles seulement boire ? Faut-il se réjouir de bien manger quand d'autres meurent de faim ? Le repas gastronomique est-il réservé à une élite fortunée ou s'offre-t-il à la portée de tous ? Yves Gagneux éclaire ce subtil équilibre entre hédonisme, ritualisation et savoir-faire, qui forme la Bible des gourmets. La sensualité et la convivialité qui s'y expriment ont produit des pages inoubliables, qui subliment à leur tour l'idée même de gastronomie. Parcours d'un moment de civilisation, reconnu par l'Unesco, depuis dix ans, comme patrimoine immatériel de l'humanité.
| Nombre de pages | 240 |
|---|---|
| Date de parution | 05/03/2020 |
| Poids | 340g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782363583413 |
|---|---|
| Titre | Le glouton, le gourmand et le gastronome. Les plaisirs de la table de Balzac à Yourcenar |
| Auteur | Gagneux Yves |
| Editeur | VENDEMIAIRE |
| Largeur | 145 |
| Poids | 340 |
| Date de parution | 20200305 |
| Nombre de pages | 240,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le carnaval à Paris
Gagneux YvesDans le Paris d?entre 1830 et 1860, carnaval rime avec bal. Le soir, les masques se réunissent dans les restaurants, chez Véry, chez Pétron ou au Rocher de Cancale, pour les soupers les plus chics, puis finissent la nuit dans des bals costumés. Le bal de l?Opéra, de l?Ambigu, de l?Opéra-Comique, le bal Chicard ou encore le bal Musard, sont autant de lieux de fête dispersés dans la capitale. Le jour, ce sont des cortèges et notamment " la marche du boeuf gras ". Ce dernier est sélectionné dans ses herbages, amené à Paris puis promené dans la ville durant les deux journées qui précèdent le mardi gras, suivi d?une foule masquée et déguisée. Dans les cortèges comme dans les bals, l?aristocrate côtoie l?ouvrier, l?avocat ou la grisette, les masques féminins les plus raffinés se mêlent aux sauvages, arlequins, balochards, turcs, polichinelles, pierrots, débardeurs, titis, chicards ou flambards. Masques et costumes sont propices à la séduction, occasionnelle ou professionnelle. Jeunes ouvrières ou femmes du monde, maris et amants, profitent allègrement de l?anonymat et de travestissements ambigus pour chercher de bonnes fortunes. Seul le " municipal " veille à la préservation des bonnes moeurs. Onzième titre de la collection " Petites capitales ", cet ouvrage présente un choix de gravures ?poétiques, grotesques, revendicatrices ou simplement descriptives ? de Gavarni, Daumier, Adam, Benjamin ou Maurisset, issues du fonds très riche et d?une qualité exceptionnelle de la Maison de Balzac, que complètent quelques oeuvres du musée Carnavalet.Sur commandeCOMMANDER7,90 € -

Reliques et reliquaires à Paris: (19ème - 20ème siècle)/ Yves Gagneux
Gagneux YvesSur commandeCOMMANDER15,00 € -
Balzac & Grandville. Une fantaisie mordante
Gagneux Yves ; Maréchal Séverine ; Hidalgo Anne1829 : Balzac se lance dans le journalisme et Grandville connaît le succès avec Les Métamorphoses du jour, un album d'estampes. Le romancier et le dessinateur travaillent ensemble pendant deux ans à la mutation de la presse. 1830 : Louis-Philippe accède au trône. La liberté d'expression devient presque totale et Granville, ardent républicain, fournit aux journaux des caricatures politiques. Balzac est l'un des premiers à pressentir leur pouvoir subversif. 1835 : la censure rétablie, Grandville se reconvertit dans l'illustration. Au crayon, comme Balzac à la plume dans La Comédie humaine, il dissèque la société de son temps. Dans un dialogue réjouissant entre les dessins de Grandville, dont la fantaisie et l'imagination sont mises au service de son combat, et les articles de Balzac, drôles et incisifs, cet ouvrage très documenté et richement illustré nous plonge au coeur du XIXe siècle et nous invite à questionner le nôtre. La répartition des impôts, la liberté de la presse, le rôle des médias, la place de l'artiste... Caricatures d'hier, thèmes d'aujourd'hui ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,90 € -

Le musée imaginaire de Balzac. Les 100 chefs-d'oeuvre au coeur de la Comédie humaine
Gagneux Yves ; Saint Bris GonzagueFasciné par la peinture et par les artistes, Honoré de Balzac s'est livré à une réflexion très originale sur l'art. Quand, dans La Comédie humaine, les Oeuvres diverses ou ses Correspondances, il décrit un hôtel particulier, c'est pour évoquer les tableaux qui ornent les murs; quand il tente de cerner un nouveau personnage, il lui attribue aussitôt une ressemblance avec un modèle de Raphaël ou de Poussin. Plusieurs centaines de chefs-d'oeuvre émaillent ses récits: les principaux sont reproduits dans cet ouvrage. Un face-à-face passionnant entre l'oeuvre de Balzac et l'histoire de l'art.Sur commandeCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

Les inventeurs du monde moderne
Virard Marie-PauleC'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER19,40 € -

Dictionnaire du cinéma britannique
Baillon Jean-François ; Binh N. T.Résumé : Lords et ladies guindés ou excentriques devisant autour du thé dans la verdoyante campagne de leur cottage, ouvriers et assistantes sociales en butte aux difficultés économiques dans la grisaille londonienne, espions flegmatiques, films d'horreur gothiques, comédies sentimentales ou absurdes, mélodrames poignants, flamboyantes reconstitutions historiques shakespeariennes, austeniennes ou dickensiennes, films noirs où les truands battent le pavé de Newcastle... Le cinéma britannique, dans son époustouflante diversité, a toujours été plébiscité par le public français. Il manquait pourtant un ouvrage qui permette d'en saisir l'unité. Pour la première fois, à travers notamment ses plus grands cinéastes (Alfred Hitchcock, David Lean, Mike Leigh, Ken Loach, Lynne Ramsay...) ou interprètes (Sean Connery, Maggie Smith, Tilda Swinton, Emma Thompson...), des classiques (Les Chaussons rouges, Le Troisième Homme, The Servant, Excalibur...) à la période contemporaine (The Queen, Fish Tank, la saga Harry Potter...), ce dictionnaire vient combler une lacune éditoriale et couvre, en près de 1 000 entrées, toute l'histoire et la créativité d'une cinématographie au charme inimitable. Jean-François Baillon est professeur en études britanniques et études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Bordeaux Montaigne. N. T. Binh est critique à la revue Positif (sous la plume de Yann Tobin) et ancien maître de conférences en cinéma à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.EN STOCKCOMMANDER33,00 € -

Changer de peau. Tatouages, piercings et scarifications, d'hier à aujourd'hui
Guisy MaryanRésumé : Une ancre noire sur l'épaule d'un marin, des bras ornés d'un épervier chez un soldat de l'antique Carthage, une fleur de lys appliquée au fer rouge flétrissant un repris de justice, des scarifications rituelles striant les joues d'enfants tchadiens, le visage du président Poincaré sur le torse d'un Poilu, des formules sacrées gravées sur le dos des adeptes du bouddhisme, des têtes de mort tatouées chez les Hells Angels ou des épingles piquées à même la chair pour les punks... Du fond des grottes paléolithiques aux studios de tatouage new-yorkais du XXIe siècle, des îles Marquises au Japon en passant par les pays d'Afrique centrale, la marque corporelle est depuis l'aube des temps l'un des principaux modes d'expression de l'humanité... Pourtant, mal perçue jusqu'à une période récente dans le monde occidental, elle exige un engagement absolu : souvent douloureuse, parfois risquée, elle exclut en général tout retour en arrière. Alors, pourquoi se tatoue-t-on ? Pourquoi se marque-t-on, se perce t-on, se scarifie-t-on ? C'est à ces questions, au moment où le tatouage connaît un succès sans précédent, que Maryan Guisy s'attache à répondre en déchiffrant le sens profond d'un comportement aussi universel qu'énigmatique.EN STOCKCOMMANDER9,95 € -

Vagabonde
Hayashi Fumiko ; Ceccatty René deRésumé : Je suis une vagabonde prédestinée. Je n'ai pas de village natal. Quand elle écrit Vagabonde, Fumiko Hayashi est âgée d'à peine 25 ans. Le succès phénoménal de ce journal romancé, qui fait l'objet d'un véritable culte dès l'année de sa parution, la rend instantanément célèbre. Femme libre dans le Japon des années 1920, elle raconte sans fard son quotidien de misère et d'errance. Issue d'une famille pauvre de marchands ambulants, partie très jeune tenter sa chance seule à Tôkyô, elle est tour à tour vendeuse de rue, ouvrière dans une fabrique de jouets, serveuse, entraîneuse. Elle publie en revue ses premières nouvelles et ses premiers poèmes, tout en côtoyant ce qu'elle appelle le "? monde de la nuit ? " : la faune des bars, les prostituées, les peintres, les anarchistes... Dans un style imagé aux fulgurances poétiques, elle propose le tableau d'une génération et décrit, à travers un autoportrait saisissant, l'entrée du Japon dans la modernité. Cette première publication d'une écrivaine majeur n'avait jamais encore été traduite en langue française. Fumiko Hayashi fut sans doute l'une des romancières japonaises les plus populaires de la première moitié du XXe siècle. Elle a notamment écrit Les Yeux bruns (Rocher, 2007) et Nuages flottants (Rocher, 2005 ; Picquier, 2012). La plupart de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma par le grand réalisateur Mikio Naruse.EN STOCKCOMMANDER14,95 €
