Reliques et reliquaires à Paris: (19ème - 20ème siècle)/ Yves Gagneux
Gagneux Yves
CERF
15,00 €
Epuisé
EAN :9782204082419
Ce livre offre la première étude sur le culte des reliques dans une grande ville, à une période où cette dévotion est très peu connue. S'y dessinent le renouveau, l'apogée puis la lente désaffection de l'intérêt pour les reliques de saints, depuis le début du XIXe siècle jusqu'à la fin du XXe. Si les pratiques populaires semblent quasiment inexistantes à Paris, on constate une forte instrumentalisation du culte des reliques par le clergé qui l'utilise pour modeler une histoire favorable à l'Église, ou proposer des modèles aux chrétiens. Ainsi, les reliques de sainte Philomène contribuent largement à promouvoir la chasteté féminine les martyrs des catacombes et les « saints du clocher » sont opposés lors des tensions entre les tenants d'une Église nationale et les partisans d'un rapprochement avec Rome, mais s'unissent dans la lutte contre l'anticléricalisme. Les mêmes procédés se retrouvent d'ailleurs dans la présentation des restes de saints et de laïcs, mais à des fins antagonistes, les uns mettant à l'honneur les valeurs chrétiennes, les autres les vertus républicaines tous se rejoignent dans l'exaltation du patriotisme. La nouveauté des conclusions s'explique par l'originalité d'une enquête fondée sur l'observation des reliquaires. Pour la première fois, un sujet d'histoire religieuse est traité à partir d'une analyse d'objets, et cette étude soulève des questions fondamentales sur les méthodes de l'histoire de l'art et ses rapports avec d'autres disciplines, en particulier l'histoire ou l'anthropologie.--This book brings us the first study of the cult of relics in a major city, at a time when little is known about that form of devotion. We observe the revival, the zenith, then the gradual loss of interest in the relics of saints, from the beginning of the 19th century to the end of the 20th. Although popular practices seem to be almost inexistent in Paris, we can observe a strong instrumentalization of the cult of relics by the clergy, who use it to model a history that is flattering to the Church, or to present models to Christians. Thus, relics of Saint Philomène contribute greatly to the promotion of female chastity the martyrs of the catacombs and the ?saints of the bell tower' are in opposition when there are tensions between supporters of a national church and the partisans of closer relations with Rome, but united in the struggle against anticlericalism. The same procedures are also found in the presentation of the remains of saints and lay people, but to opposite ends: the former to honour Christian values, the latter Republican values, but they all come together in the exaltation of patriotism. The originality of the conclusions reached can be explained by innovatory techniques of investigation, founded on the observation of reliquaries. For the first time, a subject in religious history has been treated by the analysis of objects, and this study raises some fundamental questions on art history methods and their relation with other disciplines, especially history or anthropology.
Date de parution
30/08/2007
Poids
520g
Largeur
145mm
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EAN
9782204082419
Titre
Reliques et reliquaires à Paris: (19ème - 20ème siècle)/ Yves Gagneux
Auteur
Gagneux Yves
Editeur
CERF
Largeur
145
Poids
520
Date de parution
20070830
Nombre de pages
0,00 €
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Epuisé
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Dans le Paris d?entre 1830 et 1860, carnaval rime avec bal. Le soir, les masques se réunissent dans les restaurants, chez Véry, chez Pétron ou au Rocher de Cancale, pour les soupers les plus chics, puis finissent la nuit dans des bals costumés. Le bal de l?Opéra, de l?Ambigu, de l?Opéra-Comique, le bal Chicard ou encore le bal Musard, sont autant de lieux de fête dispersés dans la capitale. Le jour, ce sont des cortèges et notamment " la marche du boeuf gras ". Ce dernier est sélectionné dans ses herbages, amené à Paris puis promené dans la ville durant les deux journées qui précèdent le mardi gras, suivi d?une foule masquée et déguisée. Dans les cortèges comme dans les bals, l?aristocrate côtoie l?ouvrier, l?avocat ou la grisette, les masques féminins les plus raffinés se mêlent aux sauvages, arlequins, balochards, turcs, polichinelles, pierrots, débardeurs, titis, chicards ou flambards. Masques et costumes sont propices à la séduction, occasionnelle ou professionnelle. Jeunes ouvrières ou femmes du monde, maris et amants, profitent allègrement de l?anonymat et de travestissements ambigus pour chercher de bonnes fortunes. Seul le " municipal " veille à la préservation des bonnes moeurs. Onzième titre de la collection " Petites capitales ", cet ouvrage présente un choix de gravures ?poétiques, grotesques, revendicatrices ou simplement descriptives ? de Gavarni, Daumier, Adam, Benjamin ou Maurisset, issues du fonds très riche et d?une qualité exceptionnelle de la Maison de Balzac, que complètent quelques oeuvres du musée Carnavalet.
Le mot seul gastronomie fait dresser toutes les oreilles ; le sujet est à la mode" écrivait Brillat-Savarin en 1826. C'est au XIXe siècle, en effet, que l'on voit se codifier un ensemble d'usages spécifiquement français, organisés autour des arts et des plaisirs de la table. Inévitablement, et savoureusement, la littérature s'en fait le reflet, des dîners mondains du comte de Monte Cristo au surréaliste repas de cheveux de Pieyre de Mandiargues, en passant par tous ceux que Balzac, Zola, Colette ou Duras décrivent avec verve. Et à travers le repas, c'est toute la société que les écrivains interrogent. Pourquoi des règles de bienséance, et qui peut dire ce qui est "convenable" ? Les femmes doivent-elles montrer de l'appétit, peuvent-elles seulement boire ? Faut-il se réjouir de bien manger quand d'autres meurent de faim ? Le repas gastronomique est-il réservé à une élite fortunée ou s'offre-t-il à la portée de tous ? Yves Gagneux éclaire ce subtil équilibre entre hédonisme, ritualisation et savoir-faire, qui forme la Bible des gourmets. La sensualité et la convivialité qui s'y expriment ont produit des pages inoubliables, qui subliment à leur tour l'idée même de gastronomie. Parcours d'un moment de civilisation, reconnu par l'Unesco, depuis dix ans, comme patrimoine immatériel de l'humanité.
1829 : Balzac se lance dans le journalisme et Grandville connaît le succès avec Les Métamorphoses du jour, un album d'estampes. Le romancier et le dessinateur travaillent ensemble pendant deux ans à la mutation de la presse. 1830 : Louis-Philippe accède au trône. La liberté d'expression devient presque totale et Granville, ardent républicain, fournit aux journaux des caricatures politiques. Balzac est l'un des premiers à pressentir leur pouvoir subversif. 1835 : la censure rétablie, Grandville se reconvertit dans l'illustration. Au crayon, comme Balzac à la plume dans La Comédie humaine, il dissèque la société de son temps. Dans un dialogue réjouissant entre les dessins de Grandville, dont la fantaisie et l'imagination sont mises au service de son combat, et les articles de Balzac, drôles et incisifs, cet ouvrage très documenté et richement illustré nous plonge au coeur du XIXe siècle et nous invite à questionner le nôtre. La répartition des impôts, la liberté de la presse, le rôle des médias, la place de l'artiste... Caricatures d'hier, thèmes d'aujourd'hui ?
Fasciné par la peinture et par les artistes, Honoré de Balzac s'est livré à une réflexion très originale sur l'art. Quand, dans La Comédie humaine, les Oeuvres diverses ou ses Correspondances, il décrit un hôtel particulier, c'est pour évoquer les tableaux qui ornent les murs; quand il tente de cerner un nouveau personnage, il lui attribue aussitôt une ressemblance avec un modèle de Raphaël ou de Poussin. Plusieurs centaines de chefs-d'oeuvre émaillent ses récits: les principaux sont reproduits dans cet ouvrage. Un face-à-face passionnant entre l'oeuvre de Balzac et l'histoire de l'art.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...