Variation linguistique et enseignement des langues. Le cas des langues moins enseignées
Forlot Gilles ; Ouvrard Louise
INALCO PRESSES
24,99 €
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EAN :9782858313730
Cet ouvrage fait référence aux «langues modimes» et s'intéresse à la question de la variation linguistique dans leur enseignement-apprentissageDans cet ouvrage, l'appellation « langues moins enseignées » fait référence à celle de « langues modimes ». Tantôt appelées « langues rares », tantôt « langues moins diffusées » et parfois même « petites langues », ces langues n'entrent dans aucune des catégories préconstruites des institutions éducatives. L'objectif de cet ouvrage est donc de problématiser les tenants et les aboutissants des statuts qu'elles assument dans les systèmes éducatifs, et notamment de s'intéresser à la question de la variation linguistique dans leur enseignement-apprentissage. En effet, l'enseignement des langues vivantes étrangères se construit souvent autour d'une norme imaginée et conçue comme étant celle de la langue légitime à enseigner/apprendre. De l'Asie aux Amériques, en passant par bon nombre de pays africains et européens, les décideurs éducatifs et les enseignants eux-mêmes doivent composer avec ce phénomène qui, au delà de questions proprement pédagogiques, contribue à hiérarchiser les formes langagières. Gilles Forlot est professeur de sociolinguistique et de didactique des langues à l'Inalco. Ses travaux portent sur les pratiques langagières et le plurilinguisme dans divers espaces, notamment éducatifs. Après avoir mené des recherches sur la francophonie minoritaire canadienne, sur les rapports aux langues des Belges francophones issus de l'immigration et sur les pratiques et l'éducation linguistiques dans les Hauts-de-France, il s'intéresse désormais à la place des langues et du multiculturalisme dans la construction nationale de Singapour, ainsi qu'aux enjeux sociolinguistiques de la diffusion de l'anglais dans le monde, et en particulier en Asie. Louise Ouvrard est maîtresse de conférences HDR et responsable de la section d'études malgaches à l'Inalco. Ses recherches s'inscrivent dans le champ de la didactique du malgache langue étrangère. Elle a ainsi conçu une méthode de malgache (2012, L'Asiathèque) et développe actuellement l'offre d'enseignement du malgache à distance de l'Inalco. Ses nombreux séjours à Madagascar lui ont permis et lui permettent de collecter des corpus audiovisuels de parole spontanée et de parole rituelle dans le double objectif de patrimonialiser la langue et la culture malgaches, et d'offrir aux apprenants des ressources authentiques.
Nombre de pages
320
Date de parution
03/12/2020
Poids
502g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782858313730
Titre
VARIATION LINGUISTIQUE ET ENSEIGNEMENT DES LANGUES. - LE CAS DES LANGUES MOINS ENSEIGNEES
Auteur
Forlot Gilles ; Ouvrard Louise
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
158
Poids
502
Date de parution
20201203
Nombre de pages
320,00 €
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Face à l'omniprésence et l'"hypercentralité" de l'anglais dans le monde contemporain, comment résoudre la question de la place de cette langue dans les situations d'apprentissage? Comment faire de l'anglais à la fois un objet d'apprentissage et un outil heuristique au service de l'enseignement des langues? Tout en proposant des réponses, cet ouvrage présente des paysages géographiques, didactiques et sociolinguistiques diversifiés, de la France à l'Asie (Chine, Malaisie), du Canada au monde celtisant, de l'école primaire à l'université.
Les recherches dialectologiques et sociolinguistiques revendiquent leur attachement à la question, pensée comme incontournable, du terrain. Or, la pléthore d'études linguistiques dites "de terrain" mobilisant diverses théories et diverses démarches d'enquête semble appeler à la constitution d'un aggiornamento sur ces questions. Parallèlement à la question du terrain lui-même, d'autres questions vives en sociolinguistique se posent désormais, à la lumière notamment de travaux plus ! anciens en anthropologie et en sociologie : celle de la réflexivité, celle du lien ou de l'opposition entre subjectivation et objectivation, celle de la légitimation des approches qualitatives dans la recherche, celle de la complexité, ou encore celle des postures herméneutiques et approches sémiologiques de nos recherches. Cet ouvrage prend donc acte que la recherche ne tient pas qu'à ses résultats, mais aussi à son processus même de production. Les contributions présentées ici s'intéressent donc aux problématiques d'enquêtes, aux questions que pose la notion de terrain, aux procédures de constitution des données, à la place du (ou des) chercheur(s) sur le terrain et leur(s) rôle(s) dans la production de ces "données". Si ce recueil propose des textes sur des terrains sociolinguistiques explorés à partir de méthodologies éprouvées, il propose aussi d'originales considérations sur la constitution d'outils métalinguistiques tels que les dictionnaires, les atlas ou les descriptions linguistiques comme espaces de discours et d'idéologies, permettant ainsi de comprendre l'implication que tout cela a sur le chercheur in situ, sur les usagers de ces outils et sur le matériau langagier lui-même.
Si vous pensez que le policier mort sur le trottoir devant Charlie Hebdo a succombé à une crise cardiaque, si vous pensez que les images des événements montrées à la télévision ont été truquées, si vous pensez que l'ensemble de l'affaire a été montée pour discréditer les musulmans de France, si vous pensez que le cortège de la manifestation du 11 janvier reproduit les contours d'Israël, alors ce livre est fait pour vous.
Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times. Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times.
La traduction d'un ouvrage de référence de l'historiographie chinoise qui éclaire la construction d'un récit national. Publié en 1948 par Qian Mu, l'Introduction à l'histoire de la culture chinoise est un jalon de l'historiographie chinoise. A travers une description détaillée de l'histoire chinoise et de ses principaux acteurs, l'auteur fait le portrait d'une Chine qui serait tournée vers l'intérieur et la continuité temporelle et dont l'assise rurale aurait favorisé une culture de l'harmonie, de la stabilité et de l'intégration. Dans ce véritable plaidoyer au service d'une identité nationale construite par accumulation et inclusion de peuples divers, le confucianisme apparaît comme l'ossature éthique et politique du pays. Cette première traduction française offre une entrée dans l'oeuvre d'un " grand maître ", dont les comparaisons entre Chine et Occident trouvent encore aujourd'hui un vaste lectorat en Chine. Qian Mu (ou Ch'ien Mu) (1895-1990) est considéré comme l'un des plus grands historiens de la Chine moderne. Ses travaux portent principalement sur les classiques chinois, l'histoire et la pensée confucéenne. Joseph CIAUDO est maître de conférences à l'université d'Orléans. Ses recherches dans l'équipe REMELICE et à l'IFRAE explorent l'histoire transnationale des concepts de "culture" et de "civilisation" en Asie orientale, en particulier dans la Chine des xixe et xxe siècles. ZHANG Wen est docteure en traductologie et enseignante-chercheuse à la faculté des langues étrangères de l'université de Pékin. Elle consacre ses recherches à l'éthique de la traduction. Parmi ses traductions figurent des textes de Denis Diderot, Paul Ricoeur et Antoine Berman.
Calanca Paola ; Chevaleyre Claude ; Goossaert Vinc
Sept articles pour appréhender la complexité du monde chinois, de ses antiques origines historiographiques aux pratiques religieuses contemporaines, en passant par ses politiques caritatives et les problèmes de la traduction littéraire. Ce nouveau numéro d'Etudes chinoises propose sept articles de recherche, dont trois écrits en anglais. Précédés de deux nécrologies consacrées à la littéraire Martine Vallette-Hémery (1934-2025) et à l'historien Emmanuel Jourda (1972-2024), ils sont suivis par neuf comptes rendus. Articles et recensions portent comme de coutume sur le monde chinois dans son ensemble géographique et dans sa profondeur historique. Les trois premières contributions concernent l'Antiquité. Les deux premières, par Paul Goldin et par Damien Chaussende, portent sur un texte fondateur de l'historiographie, le Commentaire de Zuo : Goldin propose d'en dater la composition sous les Royaumes combattants, tandis que Chaussende s'intéresse au statut du discours rapporté tel qu'il s'y déploie, entre déclarations isolées et dialogues. Béatrice L'Haridon aborde la question des "refrains enfantins" , depuis le Commentaire de Zuo jusqu'aux histoires dynastiques des Han, en analysant l'usage paradoxal que faisaient les historiens de paroles sans auteurs identifiables. Les deux articles suivants nous emmènent aux époques médiévale et moderne. Xu Chun s'intéresse à la capacité de l'Etat, des Tang aux Song, à mettre en place (en réalité à bricoler) un système d'exemption fiscale en contexte de catastrophe naturelle. Huang Chen étudie quant à elle les réponses, non plus fiscales mais diététiques (et inspirées de pratiques taoïstes d'abstinence de céréales), apportées en temps de famine durant l'époque impériale tardive. Les deux derniers textes se penchent sur l'époque contemporaine. Florence Xiangyun Zhang analyse la réception chinoise de Peau noire, masque blanc dans une perspective traductologique : la profusion de traductions récentes du grand oeuvre de Frantz Fanon (1925-1961) lui permet de montrer les stratégies de traductions variées, à travers une comparaison des paratextes. Enfin, l'anthropologue Marta Pavone examine le culte du dieu du sol dans un district du Nouveau Taipei. Au temple Hongludi Nanshan Fude, le dieu du sol acquiert, par le truchement des interactions que les pratiquants établissent avec lui, une agentivité propre et donc une importance inédite à l'échelle de Taiwan.
La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C'est même parce qu'elle est traduite qu'elle peut se transmettre et nourrir l'imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n'a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n'existe pas : il n'y a que des Bibles. D'une édition à l'autre, d'une traduction à l'autre, non seulement le texte change, mais aussi sa disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d'enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s'appuie sur l'étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l'étude en classe, l'autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d'origine, et la lecture qu'en a faite le traducteur ou la traductrice. L'étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.