
Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy
Fin août 1572. À Paris, des notaires dressent des inventaires après décès, enregistrent des actes, règlent des héritages. Avec minutie, ils transcrivent l'ordinaire des vies au milieu d'une colossale hécatombe. Mais ils livrent aussi des noms, des adresses, des liens.Puisant dans ces archives, Jérémie Foa tisse une microhistoire de la Saint-Barthélemy soucieuse de nommer les anonymes, les obscurs jetés au fleuve ou mêlés à la fosse, à jamais engloutis. Pour élucider des crimes dont on ignorait jusqu'à l'existence, il abandonne les palais pour les pavés, exhumant les indices d'un massacre de proximité, commis par des voisins sur leurs voisins.Car, à descendre dans la rue, on croise ceux qui ont du sang sur les mains, on observe le savoir-faire de la poignée d'hommes responsables de la plupart des meurtres. Sans avoir été prémédité, le massacre était préparé de longue date ? les assassins n'ont pas surgi tout armés dans la folie d'un soir d'été.Au fil de vingt-six enquêtes haletantes, l'historien retrouve les victimes et les tueurs, simples passants ou ardents massacreurs, dans leur humaine trivialité : épingliers, menuisiers, rôtisseurs de la Vallée de Misère, tanneurs d'Aubusson et taverniers de Maubert, vies minuscules emportées par l'événement.Prix de la Contre-Allée 2022Prix Lycéen du livre d'Histoire de Blois 2022Prix Histoire du Festival Protestant du Livre 2022Prix de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille 2022Table des matières : PréludeLa femme du commissaireAnthoinette femme battueLe mari de GabrielleMon oncleVallée de MisèreMon nom est personneSur le carreauMarie Roubert de ToulouseLes écorchésLes grands cimetières sous la tour Eiff elParis entre les gouttesSaint-Barthélemy, connais pasLe lapsus de l'archivistePlaidoyer pour une balle perdueTrois femmesAu revoir les enfantsSauvetagesSauver sa peauUn tueur à gagesLe sacrifi ce d'AbrahamLe petit enfant au maillotLa ruse des communardsLa trahison des témoinsLa mort des trois frères SevynLes monstresSans chagrin ni pitiéJuste une dernière histoire, en guise de postfaceSources impriméesCotes et adresses des études notariales parisiennes en exercice à l'été 1572Bibliographie sélectiveNotesRemerciements.Prix de la Contre-Allée 2022Prix Lycéen du livre d'Histoire de Blois 2022Prix Histoire du Festival Protestant du Livre 2022Prix de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille 2022
| Nombre de pages | 384 |
|---|---|
| Date de parution | 29/08/2024 |
| Poids | 386g |
| Largeur | 128mm |
| EAN | 9782348084713 |
|---|---|
| Titre | Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy |
| Auteur | Foa Jérémie |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 128 |
| Poids | 386 |
| Date de parution | 20240829 |
| Nombre de pages | 384,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy
Foa JérémieFin août 1572. À Paris, des notaires dressent des inventaires après décès, enregistrent des actes, règlent des héritages. Avec minutie, ils transcrivent l'ordinaire des vies au milieu d'une colossale hécatombe. Mais ils livrent aussi des noms, des adresses, des liens.Puisant dans ces archives notariales, Jérémie Foa tisse une micro-histoire de la Saint-Barthélemy soucieuse de nommer les anonymes, les obscurs jetés au fleuve ou mêlés à la fosse, à jamais engloutis. Pour élucider des crimes dont on ignorait jusqu'à l'existence, il abandonne les palais pour les pavés, exhumant les indices d'un massacre de proximité, commis par des voisins sur leurs voisins. Car à descendre dans la rue, on croise ceux qui ont du sang sur les mains, on observe le savoir-faire de la poignée d'hommes responsables de la plupart des meurtres. Sans avoir été prémédité, le massacre était préparé de longue date ? les assassins n'ont pas surgi tout armés dans la folie d'un soir d'été.Au fil de vingt-cinq enquêtes haletantes, l'historien retrouve les victimes et les tueurs, simples passants ou ardents massacreurs, dans leur humaine trivialité : épingliers, menuisiers, rôtisseurs de la Vallée de Misère, tanneurs d'Aubusson et taverniers de Maubert, vies minuscules emportées par l'événement.Table des matières : PréludeLa femme du commissaireAnthoinette femme battueLe mari de GabrielleMon oncleVallée de MisèreMon nom est personneSur le carreauMarie Roubert de ToulouseLes écorchésLes grands cimetières sous la tour EiffelParis entre les gouttesSaint-Barthélemy, connais pasLe lapsus de l'archivistePlaidoyer pour une balle perdueTrois femmesAu revoir les enfantsSauvetagesSauver sa peauUn tueur à gagesLe sacrifice d'AbrahamLe petit enfant au maillotLa ruse des communardsLa trahison des témoinsLa mort des trois frères SevynLes monstresSans chagrin ni pitiéSources impriméesCotes et adresses des études notariales parisiennes en exercice à l'été 1572Bibliographie sélectiveNotes de finRemerciements.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,00 € -

Survivre. Une histoire des guerres de Religion
Foa JérémieDans le monde incertain des guerres de Religion (1562-1598), survivre est tout un art. Comment mentir, se déguiser, s?échapper, simuler ou dissimuler sa confession religieuse ? Comment se faufiler, tromper ou surprendre son adversaire ? Quelles sont, en somme, les tactiques pour tenir dans un monde soudain hostile, dans lequel le voisin peut dénoncer, le boucher empoisonner, votre accent vous trahir, le fils égorger, le mari mentir et la rue naguère familière devenir guet-apens ? « Car en matière de guerres intestines, écrit Montaigne, votre valet peut être du parti que vous craignez. Et lorsque la religion sert de prétexte, les parentés mêmes deviennent peu fiables ».En s?appuyant sur des chroniques contemporaines et sur un matériau archivistique exceptionnel, cette enquête entend rendre sensible ce que fut l?expérience concrète des « tristes hommes d?après 1560 ». Parce que la guerre civile rend incertain ce qui semblait le mieux établi ? l?identité des êtres et des choses, le statut des lieux, le langage lui-même ?, Survivre entreprend de mettre en lumière les savoir-faire et les savoir-vivreavec le trouble. Mais ce livre n?entend pas seulement restituer au plus près des documents ce que fut l?épreuve de la guerre intestine. Il propose une relecture ambitieuse de l?ensemble des guerres de Religion, laboratoire de notre modernité, désormais envisagées au prisme de la condition d?incertitudeJérémie Foa est maître de conférences habilité à diriger des recherches à Aix-Marseille Université, membre du laboratoire TELEMMe et spécialiste de l?histoire des guerres de Religion en Europe. Il est notamment l?auteur de Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy (La Découverte, 2021 ; Prix lycéen du livre d?histoire de Blois, 2022).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 € -

Catherine de Médicis / Un destin plus grand que la prudence
Foa Jérémie, Vidoni NicolasQui pourra jamais oublier que Catherine de Médicis était reine mère de France ce dimanche 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy ? A Paris, ce jour-là, des milliers de protestants furent égorgés, dépecés, leurs corps - ou ce qu'il en restait - brûlés, pendus. Certes le XVIe siècle est cruel et Catherine de Médicis en est la fille. Née à Florence en 1519, elle meurt à Blois en 1589. Orpheline, elle est accueillie au Vatican. Fille d'une Française de sang royal (Madeleine de la Tour d'Auvergne) et d'un Médicis (Laurent, duc d'Urbino), elle est un enjeu politique. Elle épouse - "victoire" française - Henri, fils de François Ier. A la mort de celui-ci en 1547, elle devient reine de France aux côtés d'Henri II. Elle est cultivée, attentive aux arts. Elle a médité l'oeuvre de Machiavel, florentin comme elle. Elle connaît la maxime de l'auteur du Prince : "Il ne faut jamais faire le crime à demi." Elle qui fut reine de France jusqu'à la mort d'Henri II, en 1559, puis régente et reine mère de Charles IX, a mis en oeuvre les conseils du penseur lucide de la politique. C'est dans ces lignes de Machiavel qu'on trouve la clé principale des choix de Catherine de Médicis. Qu'on ne cherche pas à la disculper en rappelant qu'elle ne fut que la reine mère de Charles IX, roi de la Saint-Barthélemy ! Le chroniqueur Pierre de L'Estoile note : "C'était elle qui faisait tout et le Roi ne tournait pas un oeuf qu'elle en fût avertie." Max Gallo de l'Académie françaiseSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,90 € -

La mort du prince. De l'Antiquité à nos jours
Foa Jérémie ; Malamut Elisabeth ; Zaremba CharlesCet ouvrage est consacré à la mort de ceux qui ont détenu le pouvoir, empereurs romains et byzantins, rois et reines de France ou d'Italie, sultans, dictateurs des temps modernes, généraux français ou polonais et même le pape. De quoi sont-ils morts : accident, exécution, maladie ? Comment se déroulèrent leurs funérailles ? Quels en furent les acteurs ? On découvre que l'écriture sous toutes ses formes depuis la chronique jusqu'aux articles de journaux a eu un rôle primordial dans la mémoire collective et l'histoire nationale. Elle a réhabilité les uns jusqu'à les sanctifier et a dénigré les autres jusqu'à la dérision. L'important s'est toujours joué dans l'après " la mort du prince ".Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER25,00 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Frantz Fanon. Une vie en révolutions
Shatz Adam ; Saint-Upéry MarcLa vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.EN STOCKCOMMANDER16,80 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Les Borgia. Le pape et le prince
Brion MarcelOrgies, népotisme, concussions, meurtres politiques ou privés, licence sexuelle et incestes, il n'est pas un scandale qui n'ait pas été associé au nom des Borgia. Entretenue et grossie par les calomnies de leurs ennemis politiques, une légende noire s'est créée autour du pape Alexandre VI et de ses enfants, César et Lucrèce Borgia. C'est oublier que toute l'Italie fut elle-même gangrenée par la décadence des moeurs. Historien et romancier hors pair, Marcel Brion s'est attaché à replacer l'histoire de cette famille dans son siècle, et faire ainsi la part du mélodrame et de la vérité historique.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Catherine de Médicis
Solnon Jean-FrançoisDans notre mémoire collective, Catherine de Médicis a très mauvaise réputation. La ruse et le machiavélisme auraient inspiré sa politique. Le poison et l'assassinat auraient été ses moyens de gouvernement. Femme et étrangère, elle était toute désignée à la vindicte. La veuve vêtue de noir, dominant et manipulant ses fils, responsable de la Saint-Barthélemy, aurait été la plus maléfique des reines de France. Le livre de Jean-François Solnon balaie la légende et brosse le portrait d'une femme courageuse. Sa grande passion fut le pouvoir: elle l'exerça trente années durant, au milieu des guerres civiles, toujours soucieuse de préserver l'unité du royaume et de rétablir l'harmonie entre les Français malgré les rivalités religieuses. "Le seul homme de la famille", a-t-on dit d'elle. On ajoutera: "Une femme qui fut un roi."EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Femmes de la Renaissance. Elles ont lutté pour leur liberté
Le Clech SylvieRésumé : Elles vivent dans un monde d'hommes. Reines, favorites ou paysannes, peu importe leur statut : les femmes de la Renaissance connaissent la tutelle d'un père ou d'un mari, la pression d'enfanter, les difficultés du veuvage... La réalité de la Renaissance, période d'ouverture au monde et de diffusion des savoirs, coexiste avec la violence des guerres de Religion qui embrasent la France. Toutes les femmes éprouvent cette brutalité, quand elles n'y participent pas elles-mêmes. Souvent accusées de tous les maux (adultère, sorcellerie, manipulations...), elles se battent pour vivre leurs passions, faire respecter leurs droits et reconnaître leurs talents. Sylvie Le Clech explore le destin de quinze femmes issues de toutes les couches de la société. Avec les portraits de Marguerite de Navarre, Vannina d'Ornano ou Jacquette Saddon, sorcière du Berry, elle nous éclaire sur la vie mouvementée et intime des femmes de la Renaissance.EN STOCKCOMMANDER10,00 €

