Absolu de la représentation, démonstration de virtuosité, lieu de l'illusion et du vertige des apparences, le trompe-l'oeil a pu être considéré comme la perfection de la peinture, concentrer tous les débats sur la définition même de la mimétique. Pourtant, ce genre n'a pas donné lieu à une "histoire" ; il n'aura connu que des moments particuliers, des protocoles partiels, contrats ou pactes régissant la relation avec l'image, le rapport entre le peintre et le spectateur, la définition de l'espace, la fonction de l'illusion. De l'Antiquité à nos jours, ce n'est donc pas le fil d'une histoire que s'attache à dégager le présent volume, mais à présenter, échappant à l'amateurisme qui a trop souvent caractérisé les livres sur ce sujet, divers contextes de lecture, plusieurs façons de définir l'espace d'une illusion, et les rôles qui s'y jouent. Partage instable, sans cesse modifié, et qui confronte l'historien à d'insistantes énigmes : comment le regard reçoit-il le trompe-l'oeil ? Comment cette réception se modifie-t-elle au cours de l'histoire ? A-t-on, fondamentalement, jamais cru au trompe-l'oeil ? S'agit-il en somme de se laisser captiver par l'illusion, ou plutôt de l'accepter - d'accepter de se tromper, et d'en concevoir une véritable jouissance esthétique ?
Nombre de pages
319
Date de parution
15/11/1996
Poids
2 173g
Largeur
238mm
Plus d'informations
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EAN
9782070114450
Titre
LE TROMPE-L'OEIL. De l'antiquité au XXème siècle
Auteur
Faré Fabrice ; Lecoq Anne-Marie ; Robert Renaud ;
Editeur
GALLIMARD
Largeur
238
Poids
2173
Date de parution
19961115
Nombre de pages
319,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Monnaies locales citoyennes en France, LETS au Canada et en Grande-Bretagne, banques de temps en Italie et en Grande-Bretagne, Accorderie au Québec, Ithaca Hour aux Etats-Unis, Chiemgauer en Allemagne, banques communautaires de développement au Brésil, il existe aujourd'hui pas moins de 5000 monnaies sociales et complémentaires dans plus de 50 pays de par le monde. Si ces monnaies émergent dans des contextes de vulnérabilité, voire de crise économique, sociale ou environnementale, elles parviennent parfois à durer et à se faire reconnaître par les autorités politiques locales qui voient dans leur usage un moyen de soutenir une certaine dynamique de développement territorial. Marie Fare explore dans cet ouvrage les possibilités offertes par ces monnaies, qui permettent de doter les territoires d'une richesse, et qui sont aussi le symbole de la réappropriation d'un droit kidnappé par les autorités économiques. La monnaie est et doit rester un commun, mis au service d'un développement territorial durable.
Premier séminaire de Charles Melman, avant même qu'il ne fonde l'Association freudienne, ces Nouvelles études sur l'hystérie font référence à l'ouvrage que Freud publia avec Breuer en 1895. L'auteur propose en effet une vraie navigation à travers l'oeuvre de Freud, qui lui permet de fabriquer un nouveau tissage à partir des fondements freudiens de l'hystérie, à savoir l'accent mis sur le désir sexuel et son refoulement. Attentif à ce que véhicule le langage, Charles Melman nourrit son enseignement en s'attachant à la fois aux traits constants et aux modifications conjoncturelles, sensibles dans la société des années 1980, et à leur influence sur chacun. Cet ouvrage poursuit l'enseignement lacanien (Lacan n'a pas fait d'étude longitudinale de l'hystérie). Charles Melman y développe l'économie de l'hystérie, il insiste sur la distinction de la position hystérique en regard de celle de la féminité, sur le polymorphisme de l'hystérie. En proposant une figure de l'hystérie masculine, ce séminaire aura marqué son époque mais il reste d'une pertinente actualité, à l'heure où le DSSI a démantelé le concept d'hystérie et où les TCC l'ignorent pour mieux distribuer certaines de ses formes classiques en autant de désordres et troubles du comportement.
Cet ouvrage est issu d'un séminaire clinique et pédagogique de deux ans consacré à la névrose obsessionnelle. L'auteur explore les divers aspects de cette maladie psychique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.